Le pétrole baisse malgré les nouvelles prévisions de demande de l'EIA

 |   |  355  mots
(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Les cours du pétrole sont de nouveau orientés à la baisse mercredi, dans le sillage des Bourses mondiales. Le baril est passé sous la barre des 63 dollars, au plus bas depuis fin mai. Et ce malgré la révision à la hausse des prévisions de demande mondiale de l'EIA.

Les prix du pétrole ont continué de reculer mercredi en Asie. Dans les échanges matinaux, le baril de "light sweet crude" pour livraison en août perdait 63 cents à 62,30 dollars. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août cédait lui 58 cents à 62,65 dollars. Les cours de l'or noir ont ainsi respectivement chuté de plus de 11 et 10 dollars depuis le 30 juin, date à laquelle le baril de "light sweet crude" et de Brent valait plus de 73 dollars.

Comme sur les places boursières, le pessimisme a gagné les marchés de matières premières, qui étaient nettement repartis à la hausse depuis fin mars, misant sur un retour plus rapide que prévu de la croissance mondiale. Mais une série de mauvais chiffres macro-économiques ont brisé net ces espoirs et, avec eux, la perspective d'un rebond de la consommation en produits pétroliers.

La veille mardi, à la clôture du New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" a perdu 1,12 dollar à 62,93 dollars. Sur l'InterContinental Exchange (ICE), le Brent de la mer du nord a reculé de 82 cents, à 63,23 dollars le baril. Les cours sont au plus bas depuis la fin du mois de mai.

La révision à la hausse des prévisions de demande mondiale de pétrole de l'agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) n'a pas calmé les inquiétudes. L'EIA attend désormais une baisse de 1,6 million de barils par jour de la consommation cette année, contre -1,8 million attendu précédemment. Pour l'année prochaine, le rebond escompté est de 900.000 barils par jour, soit 200.000 de plus qu'auparavant.

Les marchés attendent ce mercredi les chiffres des stocks américains en produits pétroliers, dont la forte décrue ces dernières semaines avait alimenté le rebond des cours du brut. Les réserves en essence seront particulièrement surveillées, en pleine période de départ en vacances ("driving season"). Lors du dernier rapport de département américain de l'Energie, elles étaient ressorties au-delà des attentes, ce qui a constitué le point de départ du repli actuel.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
j'en ai marre d'entendre que le prx du baril de pétrole diminue alors qu'à la pompe il ne baisse toujours pas ou très faiblement, l'état prend une taxe d'enfer et les compagnies ne répercutent pas la baisse en filant les bénéf aux traders et actionnaires.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Tout le monde à compris depuis longtemps que le cours du pétrole n'as jamais rien eu à voir avec l'offre et la demande. Il y a 15 ans c'était uniquement un outil politique. Actuellement c'est un simple outil de spéculation contrôlé par un monopole avec la complicité de certains de nos dirigeants.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :