Réaction des marchés très attendue après l'accord sur les modalités de l'aide européenne à la Grèce

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(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
Le montant de l'aide européenne à la Grèce sera d'environ 30 milliards d'euros a indiqué le président de l'Eurogroupe, le luxembourgeois Jean-Claude Juncker. S'y ajouteraient 15 milliards du FMI. Au total, ce programme pourrait atteindre 80 milliards. Le taux des prêts serait d'environ 5% la première année. On attend ce lundi la réaction des marchés avec l'évolution du cours de l'euro et celle de la dette grecque.

On attend ce lundi la réaction des marchés avec l'évolution du cours de l'euro et celle de la dette grecque après l'annonce dimanche soir des modalités de l'aide européenne à la Grèce.

Une réunion par téléconférence des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe), en présence du commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn, s'est en effet tenue ce dimanche afin d'avaliser un accord technique obtenu vendredi. Comme l'a souligné le ministre chrypriote des Finances Charilaos Stavarakis, "nous nous sommes mis d'accord sur la manière dont les Etats membres, avec le FMI, apporteront une assistance économique à la Grèce si elle le demande".

Le montant de l'aide européenne à la Grèce sera d'environ 30 milliards d'euros a indiqué le président de l'Eurogroupe, le luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Le taux d'intérêt serait de 5% environ sur la première année d'application de ce mécanisme soit 2 à 2,5 points de moins que le taux actuel auquel emprunte Athènes. A ce montant pourrait s'ajouter une contribution du Fonds monétaire international (FMI). La règle des deux tiers pour l'Union européenne, un tiers pour le FMI devrait s'apliquer. Ce qui donnerait 15 milluards d'euros supplémentaires venus du Fonds. La question sera à l'ordre du jour d'une réunion prévue ce lundi. Le programme total pourrait même atteindre les 80 milliards d'euros.

"Il n'y a pas de décision d'activer ce mécanisme mais nous sommes prêts", a dit Jean-Claude Juncker. Athènes a indiqué également ne pas solliciter cette aide pour l'instant et compter pouvoir continuer à se financer sur le marché. Le ministre Grec des Finances a salué ce dimanche cette "très importante" décision des ministres des Finances de la zone euro sur les conditions d'une aide éventuelle à la Grèce et a ajouté qu'Athènes restera fidèle à ses propres efforts pour réduire sa dette.

Les vice-ministres des Finances et les banquiers centraux de la zone euro étaient parvenus vendredi à un accord sur les modalités d'éventuels prêts d'urgence à Athènes. La Grèce peut encore se refinancer pour un à deux mois et ne devrait pas donc demander d'aide dans l'immédiat. Lorsqu'elle le fera, la zone euro pourrait accéder à cette requête en quelques heures. Le taux d'intéret serait de plus de 6%, sur des prêts accordés pour trois ans, voire plus. Cet accord doit permettre à la Grèce de se refinancer à un taux "moins élevé que le taux actuel du marché pour la dette grecque", sans que "ce soit un cadeau pour autant". Le taux des obligations d'Etat a touché cette semaine 7,322%, son plus haut niveau historique depuis la création de la zone euro.

Cet élément était absent du compromis trouvé le 25 mars par les dirigeants européens, lorsqu'ils avaient accepté le principe de la mise en place d'un tel dispositif de soutien. Les marchés étaient du coup rester très inquiets sur la valeur de la dette souveraine grecque qui a été mise sous une pression sans précédent avec des rendements record et un différentiel avec lex taux allemands, références dans la zone euro, également record.

Vendredi, l'agence de notation Fitch a annoncé avoir abaissé de deux échelons, à BBB- contre BBB+, la note souveraine de la Grèce et a laissé entendre qu'elle pourrait encore la descendre, en arguant de la détérioration de la situation économique et budgétaire du pays. La note d'émetteur long terme d'Athènes revient ainsi au dernier échelon de la catégorie d'investissement. La note BBB- est assortie d'une perspective négative. Fitch déclare dans un communiqué que la hausse de la charge de la dette et la dégradation des perspectives économiques vont rendre de plus en plus difficile la réalisation des objectifs budgétaires que s'est fixés le gouvernement grec.

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