Paris et Rome doivent faire plus d'efforts budgétaires, pour le commissaire Olli Rehn

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(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
L'Italie et la France doivent accélérer leurs efforts d'assainissement de leurs budgets, estime le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, dans des entretiens parus dans deux quotidiens européens ce mardi.

"L'Italie se trouve dans une situation différente des autres pays parce qu'elle n'a pas pris de mesures de relance massives. Mais sa dette est très élevée et il faut que cette dynamique soit maîtrisée", a déclaré Olli Rehn dans un entretien au quotidien italien Il Sole 24 Ore. "En Italie, le processus d'assainissement des comptes publics doit être intensifié", ajoute-t-il.

Dans un autre entretien, publié cette fois par le quotidien économique allemand Handelsblatt, Olli Rehn redit que l'Italie doit faire davantage d'efforts. Et il ajoute que "cela vaut aussi pour la France".

Le commissaire européen estime que l'examen par la Commission de Bruxelles des projets de budget avant qu'ils soient débattus au niveau national doit être inscrit dans les règles prévues en Europe pour renforcer de la discipline budgétaire. Il précise que les ministres des Finances de l'UE discuteront de ce changement lors de leur réunion mensuelle la semaine prochaine.

L'Italie a réduit jeudi dernier sa prévision de croissance et a relevé sa prévision d'endettement. Pour la France, selon les chiffres publiés vendredi par Bercy, la situation budgétaire s'est améliorée fin mars grâce à une stabilisation des dépenses et une hausse des recettes fiscales. Le déficit public français, qui comprend également les administrations locales et la sécurité sociale, a représenté 7,5% du produit intérieur brut (PIB) en 2009 et le gouvernement voit ce ratio monter à 8% cette année avant une baisse programmée à partir de 2011.

Selon Olli Rehn, l'Espagne et le Portugal doivent aussi faire des efforts budgétaires de façon urgente. Au delà de ces pays, "il y a d'autres pays qui doivent prendre de nouvelles mesures", ajoute Olli Rehn. "Je m'attends, de ce fait à ce que (tous les pays de) la zone euro disent à l'Eurogroupe de lundi ce qu'ils prévoient de façon concrète (...) Il faut trouver le bon équilibre entre les stratégies de suppressions des déséquilibres budgétaires et le renforcement de la croissance. Ceux qui disposent d'une marge de manoeuvre doivent continuer avec les mesures de relance", a estimé Olli Rehn, en citant le cas de l'Allemagne comme exemple.

Il juge que l'Europe dans son ensemble risque d'enregistrer une faible croissance si les Etats ne parviennent pas à stimuler la demande intérieure, même si leurs exportations se portent bien. "Personne ne veut affaiblir de belles performances sur le front de l'exportation mais il faut que cela soit équilibré, sinon la croissance économique restera faible, pas seulement dans le sud de la zone euro mais dans l'ensemble de l'Union européenne", selon lui.

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Commentaires
a écrit le 13/05/2010 à 9:46 :
reduire les deficits publiques, ne nous cachons pas la vérité çà sera dur mais plus vite on le fait plus vite on en sortira et alors l'avenir s'eclaircira.
ce sera long car celà fait 35 ans que le pays joue au riche

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