Croissance plus forte que prévu au Japon
latribune.fr, avec Reuters
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La progression du produit intérieur brut japonais (PIB) du troisième trimestre a été révisé en hausse jeudi, à 1,1% contre 0,9% en estimation initiale, mais cette modification n'a guère suffi à rassurer Tokyo qui redoute un net ralentissement de la croissance au quatrième.
Les derniers indicateurs macro-économiques publiés au Japon laissent en effet entrevoir une légère contraction de l'activité du pays sur la période octobre-décembre, à la fois en raison d'un ralentissement de l'économie mondiale et d'une baisse de la consommation intérieure après la fin des effets des mesures de relance qu'avait prises le gouvernement.
Ce dernier veut boucler son projet de budget pour l'exercice fiscal commençant le 1er avril 2012, avec un difficile équilibre à trouver entre la nécessité de soutenir l'économie et celle de contenir l'endettement de l'Etat, qui représente environ deux fois le PIB du pays.
Comme Tokyo n'a plus guère de marges de manoeuvre pour encourager la demande intérieure via de nouvelles mesures de relance, les économistes pensent que la Banque du Japon sera vivement encouragée à maintenir sa politique monétaire très accommodante si l'économie ralentit davantage que prévu.
"Au vu d'un recul de la production automobile au Japon et d'un ralentissement des économies développées comme de la Chine, l'économie devrait rester dans une situation difficile pendant la première moitié de l'année prochaine", a estimé Takeshi Minami, économiste en chef chez Norinchukin Research Institute, cité par Reuters.
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La révision du PIB du troisième trimestre se traduit par une hausse annualisée de 4,5%, contre 3,9% en estimation initiale et 4,1% attendus par les économistes. La révision à la hausse est notamment le fait d'une hausse plus marquée des investissements sur la période juillet-septembre - de 1,3% contre 0,8% en estimation intiale - ainsi que d'une augmentation plus forte qu'initialement estimé de la consommation des ménages, à 1,2% (contre 1,1%).
Les analystes anticipent un recul de 0,1% du PIB japonais pour le trimestre en cours, en raison d'une baisse des exportations et d'un recul de la production automobile.
latribune.fr, avec Reuters
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