Pour la Fed, la conjoncture américaine s'améliore doucement

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"L'activité économique a continué de connaître une croissance modérée de novembre à décembre", estime la Réserve fédérale dans son traditionnel Livre beige.

La croissance économique américaine a gagné en vigueur au cours des dernières semaines de 2010, avec notamment une amélioration sur le front de l'emploi à travers l'ensemble des Etats-Unis, note la Réserve fédérale dans un rapport publié mercredi.

Dans son traditionnel Livre beige faisant régulièrement le point sur la conjoncture américaine à partir des données recueillies par les branches régionales de la banque centrale américaine, la Fed dresse un tableau relativement optimiste de la situation, tout en restant prudente. "L'activité économique a continué de connaître une croissance modérée de novembre à décembre", explique-t-elle.

Le principal sujet d'inquiétude reste le marché immobilier, dont l'effondrement avait déclenché la crise financière de 2008-2009, qui avait plongé les Etat-Unis dans leur plus grave récession depuis la Grande Dépression des années 1930.

L'appréciation plutôt positive de la banque centrale intervient après une série d'indicateurs macro-économiques supérieurs aux attentes des économistes, qui ont conduit une partie de ces derniers à revoir en hausse leurs prévisions de croissance pour le premier semestre 2011. Au cours du troisième trimestre 2010, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 2,6%, un rythme jugé trop faible pour faire baisser le taux de chômage, actuellement de 9,4%, de manière conséquente.

La situation difficile sur le marché du travail, la stagnation du marché immobilier à un niveau très bas et un faible taux d'inflation avaient conduit la Fed en novembre dernier à adopter un deuxième train de mesures d'assouplissement quantitatif, avec notamment un programme, déjà bien entamé, de 600 milliards de dollars de rachats d'obligations du Trésor.

En dépit des appels de certains de réduire la voilure de ce programme, qui avait été très critiqué à l'époque par les partenaires commerciaux, le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke en a récemment réaffirmé le montant et la pertinence.

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