Trop d'austérité... Danger pour la croissance ! , selon l'OFCE

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L'Observatoire français des conjonctures économiques craint que la rigueur budgétaire actuelle dans les pays européens et l'envolée des prix des matières premières aient un impact fort sur la croissance, de l'ordre de 2,2 points de PIB en moins cette année et de 1,7 point en 2012.

La rigueur budgétaire en Europe et la hausse des prix des matières premières pénaliseront le redressement d'économies qui peinent à sortir de la crise, selon l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). En France, la croissance économique devrait ainsi se limiter à 1,4% cette année et 1,7% en 2012, et le chômage devrait poursuivre sa progression, estime le centre de recherche économique de Sciences-Po dans ses perspectives 2011-2012 présentées ce jeudi.

Ces prévisions sont très inférieures à celles du gouvernement (2% cette année et 2,25% en 2012) et des principales institutions internationales.

"2011 et 2012 vont porter les séquelles d'un double choc commun à l'ensemble des pays développés: l'envolée des prix des matières premières et la mise en place de politiques budgétaires restrictives", a commenté Eric Heyer, économiste à l'OFCE. Ces deux facteurs auront un impact amputeront la croissance du PIB de 2,2 points cette année et de 1,7 point en 2012, selon l'OFCE.

Loin de refluer, le taux de chômage devrait progresser à 9,4% cette année en France et à 9,5% en 2012 contre 9,2% en 2010, l'augmentation de la population active excédant les créations d'emplois, qui sont estimées à 70.000 en 2011 et 89.000 en 2012. Ce phénomène s'explique, selon l'OFCE, par l'arrêt de politiques mises en oeuvre pendant la crise comme les contrats de transition et les contrats de reclassement, ainsi que par le relèvement de l'âge légal de la retraite voté l'an dernier.

Le déficit public de la France devrait s'élever à 5,8% du PIB fin 2011 et 5,2% fin 2012, et la dette atteindrait 85,3% puis 87,9%. Le gouvernement prévoit quant à lui un déficit à 5,7% du PIB cette année et 4,6% en 2012.

Xavier Timbaud, autre économiste de l'OFCE, a souligné le danger que constitue la conduite de politiques de rigueur simultanées par de nombreux pays développés. "Une erreur massive de politique économique est en train d'être commise, qui va faire que la crise que l'on est en train de traverser peut durer assez longtemps", selon lui. Sans cette austérité, la croissance aurait pu atteindre 3,2% cette année en France et 2,7% l'an prochain, estime l'OFCE, et le taux de chômage aurait pu baisser à 8,4% puis 7,9% l'an prochain.

Dans cette configuration, le déficit public aurait pu atteindre 6,4% fin 2011 et 5,9% fin 2012. "Gagner 0,7 point de déficit, cela coûte 1,6 point de chômage", a résumé Eric Heyer.

Pour Xavier Timbaud, les pays développés sont victimes du "syndrome du poisson rouge" car ils oublient très vite que la hausse des dettes publiques résulte d'un transfert à la sphère publique de dettes privées qui n'étaient pas soutenables. A cette erreur de diagnostic s'ajoute celle de la Banque centrale européenne (BCE) qui "nie la réalité" en relevant ses taux directeurs alors que l'Europe est sur une trajectoire déflationniste, selon lui.

L'inflation sous-jacente ralentit en Europe depuis le début de la crise, a-t-il souligné, et "une fois que les perturbations du prix du pétrole et des taxes qui augmentent seront retombées, dans un an, un an et demi, on va s'apercevoir qu'on est toujours dans un processus déflationniste". "Mais dans l'intervalle, que fait la banque centrale ? Elle dit "danger inflationniste" et augmente ses taux. En faisant cela, elle accélère le processus déflationniste", ajoute Timba.

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a écrit le 14/04/2011 à 20:23 :
Il faut remettre les gueux à leur place et lea ramener à leur état d'avant la révolution de 89. Non mais, faudrait pas qu'ils demandent plus que leur croûton de pain par jour. On doit faire conncurrence aux Chinois et ce n'est pas le moment d'engraisser les cochons !!!
a écrit le 14/04/2011 à 15:27 :
Encore une fois, l'OFCE est à la botte du gouvernement français et a tout faux sur toute la ligne, l'inflation est une caractéristique persistante des prochaines années, et la BCE doit lutter contre l'inflation, je ne parle que d'inflation car l'hyperinflation arrive aussi, c'est commode pour les gouvernement qui s'endette ruine les épargnants et rembourse en monnaie de singe du fait de la dévaluation c'est ce qu'à fait la France depuis 1958, l'OFCE fait exprès de l'oublier. Ensuite, le rythme actuel de l'assistanat social, càd de l'ensemble de la population qui est assisté comme on le constate dans les sociétés européennes dénote à l'envie la décadence et la dégénérescence de nos sociétés, c'est un fardeau et cela finira par se retourner contre les peuples.
Réponse de le 14/04/2011 à 22:29 :
oui l'hyperinflation arrive , la faute aux USA et à la Chine ... l'Europe a suivi a cause / grâce à la Grèce ce qui a permis d'éviter un taux de 1 euro pour 2 dollars qui aurait ruiné même les exportations de l'Allemagne. Les USA n'ont pas d'assistanat social et la Chine non plus et en ce moment je ne suis pas sûr qu'il y fasse si bon vivre que cela tant que l'on est pas millionnaire ... Alors que l'Allemagne est une "sociale démocratie" et a trouvé elle le bon compromis !
a écrit le 14/04/2011 à 15:14 :
C'est vrai que 7.5% de deficit, c'est austère...

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