Moins optimiste sur la croissance, la Fed n'exclut pas de nouvelles mesures de soutien

La Réserve fédérale a décidé ce mercredi de maintenir son taux directeur à son plus bas niveau historique. Son président, Ben Bernanke, affirme ne pas savoir pour combien de temps cette politique accommodante se poursuivra.
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21h30 Ben Bernanke se dit prêt à prendre de nouvelles mesures si les conditions économiques le justifiaient. "Nous avons un certain nombre de façons d'agir, aucune d'entre elles n'étant dépourvue de risques ni de coûts", a-t-il expliqué ce mercredi à Washington au cours d'une conférence de presse. "Nous pourrions, par exemple, faire davantage d'achats de titres ou les structurer de manière différente. Nous pourrions abaisser les intérêts que nous versons aux banques sur leurs réserves en excédent".

Interrogé sur la poursuite de sa politique d'assouplissement quantitatif (QE) - dont la deuxième phase se termine fin juin -, le président de la Fed a rappelé que les conditions économiques étaient différentes aujourd'hui. "Quand on regarde où on en est aujourd'hui par rapport où nous en étions en août de l'an dernier quand j'ai commencé à parler de rachat d'actifs, est qu'à cette époque, l'inflation était très basse et baissait. De nombreux indicateurs objectifs suggéraient que la déflation était un risque non dérisoire. Je pense que les achats de titres ont réussi à éliminer les risques déflationnistes."

Dans le même temps, le marché du travail s'est amélioré, même si le rythme de création est inférieur aux prévisions. Le nombre d'embauches devrait prochainement progresser, a-t-il estimé. Mais l'emploi va baisser "laborieusement et lentement" parce que la croissance n'est pas suffisamment supérieure à son potentiel.

La Fed a d'ailleurs constaté un ralentissement de l'activité économie, qui a conduit l'institution à réviser à la baisse ses prévisions de croissance pour 2011 (entre 2,7% et 2,9%, contre une précédente fourchette allant de 3,1% à 3,3%). Mais ce ralentissement, tout comme les pressions inflationnistes, est "temporaire" a-t-il estimé, tout en reconnaissant de pas avoir d'explication sur sa persistance, au-delà de l'impact du prix des matières premières et de la catastrophe au Japon.

"Nous avons énormément d'incertitudes actuellement sur le fait de savoir quelle proportion de ce ralentissement est temporaire et qu'elle proportion est permanente", a-t-il poursuivi. Pour cette raison, la Réserve fédérale se montre donc pour l'instant prudente et refuse de fixer une date pour la mise en place de stratégie de sortie de crise.

Une période prolongée signifie "au moins deux à trois réunions du Comité de politique monétaire," a expliqué Ben Bernanke. Mais cela pourrait être "considérablement plus long", selon l'évolution de la conjoncture économique. "Nous ne souhaitons pas fixé de date précise", a poursuivi le président de la Fed.

21h05 Pendant la conférence, Wall Street est très lérègement repassée dans le rouge.

21h04 Fin de la conférence de presse de Ben Bernanke.

21h La Fed a produit plusieurs scénarios pour prévoir quand le début de stratégie de sortie pourrait intervenir. Mais ces scénarios sont susceptibles de changer.

20h55 Il n'existe plus de risque de déflation. L'inflation est pour l'instant supérieure à notre cible. Nous nous attendons à ce qu'elle recule. Les incertitudes sur l'économie nous forcent à rester prudents en termes de politique monétaire. Nous sommes prêts à prendre des actions supplémentaires si les conditions l'exigent.

20h53 La croissance et l'emploi seront meilleurs au deuxième semestre et l'année prochaine. Le nombre d'embauches devrait prochainement progresser. Mais l'emploi va baisser laborieusement et lentement parce que la croissance n'est pas suffisamment supérieure à son potentiel.

20h51 Il est urgent de s'attaquer à la situation budgétaire.

20h50 Je pense que le ralentissement économique est temporaire. Dans le même temps, je pense que la croissance sera moins importante qu'anticipée, parce que nous ne savons pas pourquoi le ralentissement se poursuit.

20h46 Nous ne savons pas encore pour combien de temps nous maintiendrons les taux bas. Nous avons encore au moins 2 ou 3 réunions avant de prendre une position. Mais tout dépendra des conditions économiques. Cela pourrait plus long que prévu. Nous ne donnons donc pas de date précise parce que nous continuons d'examiner la situation. Nous ne voulons pas prendre d'engagements.

20h44 Les pressions inflationnistes sont avant tout temporaires (pétrole, alimentaire, catastrophe au Japon...). Il est raisonnable de penser que l'inflation et l'inflation de base vont baisser.

20h41 Les exigences en capital vont significativement réduire la menace d'une nouvelle crise. Dans le même temps, elles n'auront pas de fortes conséquences sur la capacité des banques à accorder des crédits et donc sur la croissance.

20h39 Il y a deux ans, nous avons connu la plus importante crise financière de l'histoire des Etats-Unis. Je supporte totalement l'augmentation des exigences en capital des banques pour permettre d'éviter une nouvelle crise. Les grandes banques doivent avoir des exigences encore plus grandes. Nous devons être sûrs qu'il sera peu probable qu'elles fassent faillite.

20h36 Un défaut de la Grèce détruira sans aucun doute la confiance sur les marchés, ce qui affectera les Etats-Unis.

20h35 Les banques américaines ne sont pas directement exposées aux pays européens en difficultés. Leur exposition se fait par l'intermédiaire des banques européennes. Nous avons étudié les effets sur le capital des banques d'un défaut de la Grèce lors des stress tests. Ils sont très faibles.

20h33 La Fed doit mieux communiquer auprès du public pour réaffirmer qu'elle n'abandonne pas son objectif d'emploi.

20h32 Garder l'inflation faible donnera plus de pouvoir à la Fed pour faire face aux chocs de l'économie.

20h31 Des coupes budgétaires immédiates ne créeront pas d'emploi à court terme. Au contraire, cela peut être négatif pour l'emploi, notamment au niveau des administrations. Cependant, le plus tôt nous intervenons pour réduire la dette, le mieux cela sera. Il faut adopter une approche à long terme pour réduire les déficits.

20h29 Les coupes budgétaires peuvent aider l'économie en réduisant le risque d'une hausse des taux d'intérêts. Il est important de prendre des actions fortes pour diminuer le déficit sur le long terme. A court terme, il faut être vigilant pour ne pas pénaliser la reprise.

20h27 Le FOMC n'a pas évoqué de nouveaux rachats d'actifs. Il y a un an, quand QE2 a été annoncé, il existait un risque de déflation. Sur ce point QE2 a été une réussite. Il y a en plus une amélioration sur le marché de l'emploi, même si elle est moins forte qu'espéré. La Fed n'est pas encore là où elle aimerait être mais elle est plus proche de ce point que l'an dernier quand QE2 a été décidé.

20h25 Sur la Grèce, la Fed reste informée sur la situation, sans prendre part aux discussions. Les Européens ont conscience de l'importance de sauver la Grèce. Un défaut du pays aurait des impacts dramatiques. C'est un risque important pour les Etats-Unis.

20h24 La croissance va continuer à croitre à un rythme plus modéré que prévu. La Fed n'a pas de lecture particulière sur la persistance du ralentissement économique. Peut-être certaines difficultés, notamment sur le secteur financier, sont plus importantes qu'attendu.

20h22 Fin de la déclaration préliminaires de Ben Bernanke. Début des questions.

20h20 Les progrès sur le front de l'emploi devraient être plus faibles qu'espéré. Le taux de chômage devrait reculer ces deux prochaines années pour atteindre 7,5% de la population active au quatrième trimestre 2013, encore "nettement au-dessus" de la tendance à long terme.

20h19 Ben Bernanke répète que le ralentissement de l'économie ne devrait être que temporaire, provoqué notamment par une baise du pouvoir d'achat (hausse des prix alimentaires et de l'énergie) et par les perturbations sur la chaîne d'approvisionnement après la catastrophe au Japon.

20h17 Les nouvelles estimations de croissance, d'emploi et d'inflation pour les prochaines années sont encore incertaines, insiste Ben Bernanke.

20h15 Ben Bernanke débute par des déclarations d'ouverture : les conditions économiques justifient le maintien des taux bas. Le programme QE2 prendra bien fin à la fin du mois.

20h05 La Réserve fédérale revoit à la baisse ses prévisions de croissance pour 2011. Elle devrait être comprise entre 2,7% et 2,9%, contre une précédente fourchette allant de 3,1% à 3,3%. Le taux de chômage est estimé entre 8,6% et 8,9% en moyenne au quatrième trimestre (contre 8,4%-8,7%) et l'inflation est attendue entre 2,3% et 2,5% (contre 2,1% et 2,3%).

20h Le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke va répondre aux questions des journalistes depuis Washington dans quinze minutes. Il pourrait notamment annoncer une révision à la baisse des prévisions de croissance pour 2011. Il sera vraisemblablement interrogé sur la fin de QE2, le ralentissement de l'économie, l'inflation ou encore la Grèce.

18h30 Statu quo monétaire aux Etats-Unis. Sans surprise, la Réserve fédérale a décidé (pour la 22ème fois consécutive) à l'unanimité de laisser son taux directeur dans sa fourchette de fluctuation allant de 0 à 0,25%, son plus bas niveau historique. Reprenant son langage désormais habituel, l'institution entend garder cette politique monétaire "exceptionnellement" accommodante pendant une période "prolongée".

Les banquiers centraux ont constaté que l'économie américaine continuait de croitre à un rythme modéré et "plus faible qu'attendu", citant notamment les perturbations sur la chaîne de production après la catastrophe au Japon. Ils estiment cependant que ce ralentissement n'est que temporaire, tout comme les tensions inflationnistes, provoquées par la progression des prix alimentaires et de l'énergie. La Fed estime d'ailleurs que les perspectives d'inflation  à long terme sont restées stables.

Le marché de l'emploi est également plus faible qu'espéré. Mais "le taux de chômage devrait reprendre sa baisse graduelle vers des niveaux plus conformes" aux objectifs de la Réserve fédérale. Si l'immobilier reste "déprimé", les dépenses d'équipement et les investissements dans les logiciels "continuent de progresser".

Par ailleurs, la banque centrale américaine a confirmé l'arrêt, à la fin du mois, de la deuxième phase programme d'assouplissement quantitatif (QE2), qui s'est traduite par le rachat de 600 milliards de dollars de bons du Trésor.