Le Congrés américain a 48 heures chrono pour présenter sa solution à la crise de la dette

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Tancé par le président Barack Obama après l'échec des négociations de vendredi, le Congrès américain s'est engagé samedi à présenter un plan de réduction du déficit des Etats-Unis dans les 48 heures.

Tancé par le président Barack Obama, le Congrès américain s'est engagé samedi à présenter un plan de réduction du déficit des Etats-Unis dans les 48 heures afin de repousser le risque d'un abaissement de la note souveraine du pays.

Au lendemain d'une nouvelle rupture des négociations entre républicains, majoritaires à la Chambre des représentants, et démocrates, Barack Obama a organisé dans l'après-midi à la Maison blanche une réunion extraordinaire des chefs de file du Congrès dans une atmosphère tendue.

Leur objectif: conclure un programme de réduction du déficit qui permettra le vote, d'ici à la date-butoir du 2 août, du relèvement du plafond autorisé de la dette des Etats-Unis, au-delà des 14.300 milliards de dollars actuels.

Un assistant républicain a confié que les élus oeuvraient à un plan d'économies de 3 à 4.000 milliards de dollars sur dix ans, mais un autre membre du Parti de l'Elephant a assuré qu'aucun chiffre n'avait encore été arrêté.

Les dirigeants républicains, réunis samedi soir par le président républicain de la Chambre des représentants John Boehner, promettent "d'afficher des progrès" d'ici dimanche 16h00 (20h00 GMT).

Boehner, qui doit faire face sur son aile droite à la pression du mouvement Tea Party hostile à toute hausse d'impôts, leur a déclaré qu'un défaut de paiement n'était pas une éventualité à envisager et qu'il fallait parvenir à un accord.

Dans un communiqué, le président républicain de la Chambre des représentants a fait savoir qu'il cherchait avec les autres dirigeants du Congrès une solution bipartisane "pour réduire de manière importante les dépenses de Washington et préserver toute la confiance et le crédit dont bénéficient les Etats-Unis".

"PETITS JEUX POLITIQUES"

Le principal point de désaccord entre les deux camps porte sur la stratégie de réduction du déficit, les démocrates insistant pour obtenir une hausse de certains impôts parallèlement à une baisse des dépenses.

La semaine dernière, des discussions à huis clos entre Obama et Boehner ont capoté sur la question de l'ampleur des recettes à venir. Le président a proposé 1.200 milliards de dollars de revenus supplémentaires sur dix ans quand Boehner a offert 800 milliards.

Les républicains ont également suggéré d'autoriser un relèvement en deux temps, mais Barack Obama et les démocrates réclament que le plafond de la dette soit augmenté dès maintenant pour toute la durée de l'année électorale 2012.

Selon un communiqué de la Maison blanche, un simple renouvellement à court terme pourrait déboucher sur une dégradation de la note de la dette souveraine des Etats-Unis par les agences de notation.

A l'issue de la réunion présidée par Barack Obama, qui a duré une cinquantaine de minutes, la Maison blanche a critiqué les "petits jeux politiques imprudents" du Congrès.

"Le Congrès devrait cesser de jouer de manière imprudente avec notre économie, il ferait mieux de faire preuve de responsabilité et de faire son travail - à savoir éviter un défaut et réduire le déficit", a déclaré Jay Carney, porte-parole de la Maison blanche.

Si le Congrès ne relève pas d'ici le 2 août le plafond de la dette, les services fédéraux ne pourront plus être financés. Les investisseurs restent persuadés qu'un accord sera trouvé à temps mais l'inquiétude gagne les marchés, un défaut des Etats-Unis sur leur dette étant susceptible de déclencher un choc économique mondial.

Les Etats-Unis sont désormais confrontés au "risque très réel", avait prévenu vendredi un responsable de la Maison blanche, de voir leur note souveraine dégradée par les agences de notation, qui déplorent depuis plusieurs semaines l'incapacité des deux camps - républicain et démocrate - à s'entendre sur le dossier.

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Commentaires
a écrit le 24/07/2011 à 18:17 :
Le gouvernement américain, bien aidé en cela par les médias économiques US, sont en train de jouer un film d'horreur dont tout le monde connaît la fin heureuse, mais dont le déroulement donne des frissons. A 23h59, républicains et démocrates annonceront fièrement qu'un accord a été trouvé in extremis, Jack Bauer rangera son flingue et les badauds enthousiastes et soulagés envahiront Broadway au son de l'hymne américain.
Tout est déjà écrit, on se fout de nous, c'est lamentable.
a écrit le 24/07/2011 à 9:38 :
Comme la dernière fois , même en défaut , nous sommes dans le pays ou tout finit toujours bien et ils imprimèrent beaucoup de billets!!!!!!!
Donc pas de soucis on peut partir en vacances "tranquille".
Réponse de le 24/07/2011 à 12:39 :
Faire tourner la planche, faire tourner la planche à billets!!!!!!!!!!!!!!!!!

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