Etats-Unis : Christine Lagarde dit stop aux "chicaneries politiques"

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La président du FMI, appelle Washington à trouver "vraiment une solution" et la zone euro à appliquer "rapidement" son plan d'aide à la Grèce.

La directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde , a demandé mardi à New York aux Etats-Unis de "trouver une solution" sur le relèvement du plafond de la dette publique.

Après l'accord le 21 juillet entre dirigeants de la zone euro sur la Grèce, "j'espère que ces mesures courageuses seront suivies aussi aux Etats-Unis, et qu'une action dans le domaine budgétaire interviendra aussi rapidement que possible", a-t-elle affirmé lors d'un discours.

"L'horloge avance irrémédiablement, et il faut vraiment trouver une solution. Je ne vais pas faire de commentaire sur un plan ou l'autre, ce n'est pas à moi de parler de cela", a-t-elle expliqué.

"Car honnêtement, avoir un défaut de paiement ou un abaissement important de la note attribuée à la signature des Etats-Unis serait un événement très, très, très grave. Pas pour les Etats-Unis seulement, mais pour l'économie mondiale en général", a prévenu la dirigeante du FMI.

"Il y a beaucoup de tentatives de persuasion, de négociations, de chicaneries politiques, qu'il ne me revient pas de commenter. Mais quand je regarde le problème d'un point de vue économique, cette question du plafond de la dette doit être résolue dès que nécessaire", a poursuivi Mme Lagarde .

Elle a aussi appelé à s'attaquer au déficit budgétaire des Etats-Unis.

"Le Fonds a toujours recommandé que (...) le problème du rééquilibrage du budget soit réglé d'une manière très judicieuse, en visant non seulement le court terme, mais aussi le moyen et le long terme", a-t-elle déclaré.

"Parce qu'aucun pays ne peut effectivement avoir de croissance durable sur des fondements aussi déséquilibrés", a estimé la directrice générale du FMI.
Lors d'une discussion jeudi sur le rapport annuel du FMI sur l'économie américaine, les Etats membres représentés à son conseil d'administration ont appelé Washington à mettre "la dette publique sur un chemin viable".

Dans ce rapport, les économistes du Fonds tablent sur un déficit budgétaire de 9,3% du produit intérieur brut en 2011, puis 7,6% en 2012. La dette publique devrait passer selon eux le seuil des 100% du produit intérieur brut en 2012.

 

 

En Europe, le plan d'aide doit être mis en place rapidement.

Christine Lagarde a également appelé mardi la zone euro à mettre en oeuvre "rapidement" son plan contre la crise de la dette publique.

L'accord trouvé le 21 juillet lors d'un sommet à Bruxelles "montre que les dirigeants européens croient en la zone euro, et feront ce qu'il faut pour assurer son avenir", s'est félicité Mme Lagarde dans la version écrite d'un discours à New York, dont le texte a été transmis à la presse.

"Il a été salué par les marchés financiers, comme le montrent le renforcement de l'euro et la baisse des écarts de taux sur les obligations de la périphérie", a-t-elle poursuivi.

"Mais les turbulences pourraient facilement réapparaître. C'est pour cette raison qu'il est essentiel que les engagements du sommet soient mis en oeuvre rapidement", a souligné la dirigeante du FMI.

L'accord trouvé entre les 17 pays de la zone euro suppose que les parlements nationaux donnent leur accord aux nouvelles compétences dont doit être doté le Fonds européen de stabilité financière (FESF), au coeur du dispositif d'aide aux pays en difficulté.

Vendredi, la chancelière allemande Angela Merkel avait affirmé que cela devrait attendre la fin des vacances parlementaires. "La nouvelle version du FESF sera décidée quand les vacances parlementaires de l'été seront terminées", avait-elle déclaré à Berlin.

Mme Lagarde a reconnu que la période était peu favorable. "Cela va se faire dans les semaines à venir. Cela ne se produira pas du jour au lendemain parce que, comme c'est souvent le cas dans beaucoup d'économies développées de l'hémisphère Nord, le mois d'août est relativement calme. Et les parlements sont fermés", a-t-elle expliqué dans le discours qu'elle a prononcé.

"Mais ils (les Européens, ndlr) n'ont pas le luxe de prendre leur temps. Je pense qu'il y a une attente qui fait que les choses doivent avancer et être mises en oeuvre, non seulement par les pays directement concernés mais aussi par les gouvernements qui ont, comme je l'ai dit, tenu leurs promesses", a-t-elle ajouté.

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a écrit le 27/07/2011 à 9:11 :
J'espere que les Democrates et les republicains ont compris le message. Prochaine etape, Christine pourrait refuser la contribution financiere des USA au FMI et pourquoi pas les exclure, Obama and Bohener doivent trembler.

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