Athènes engage trois banques pour gérer son programme obligataire
Julien Bonnet
Julien Bonnet
Après avoir nommé en mai dernier cinq banques-conseils pour chapeauter son plan de privatisations, l'Etat grec a annoncé mercredi avoir fait appel à trois établissements pour superviser le programme d'échange de sa dette.
BNP Paribas, Deutsche Bank et HSBC seront ainsi chargés de mener à bien cette procédure. Lazard Frères a pour sa part été désigné comme conseiller financier de la Grèce pour l'application de cet échange de titres alors que le cabinet d'avocats Gottlieb Steen & Hamilton sera désormais le conseiller juridique international d'Athènes.
Trois banques directement concernées
Pour rappel, BNP Paribas est la banque française la plus exposée à la dette grecque avec 5 milliards d'euros d'obligations dans son portefeuille. L'exposition de HSBC et de Deutsche Bank se révèle moins importante avec respectivement 1,2 et 1,5 milliard d'euros. Directement concernés par la soutenabilité de la dette grecque, les trois établissements pourront donc superviser le programme d'échange. Mardi, le ministre des finances adjoint Filippos Sachinidis avait annoncé qu'il commencerait en août.
Décidé lors du sommet européen du jeudi 21 juillet, ce plan prévoit de laisser quatre options aux créanciers privés de la Grèce (voir l'article « Banques et assurances s'en sortent bien »), permettant d'assurer le caractère volontaire de cette participation. Entre 2011 et 2014, cette contribution des investisseurs, qui consiste en un programme d'échange et de rachat de dettes, est estimée à 54 milliards d'euros. Elle accompagnera le nouveau plan d'aide à la Grèce de l'Union européenne et du FMI de 109 milliards d'euros et devrait permettre d'allonger la maturité moyenne de la dette grecque détenue par le secteur privé de six à onze ans.
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Des experts de l'Institut de la Finance Internationale (IFI), le principal lobby bancaire, doivent par ailleurs arriver jeudi à Athènes pour discuter avec des haut responsables grecs des modalités de ce programme d'échange. Un programme que l'IFI avait négocié directement lors du sommet européen en évitant une restructuration imposée de la dette grecque qui aurait été beaucoup plus lourde à supporter pour les établissements financiers.
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Julien Bonnet
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