Les créanciers privés de la Grèce se réunissent de nouveau

Les représentants des institutions financières privées devaient se rencontrer ce mercredi pour affiner la proposition française d'un renouvellement des engagements au fil des remboursements sur la dette grecque. L'objectif principal : éviter que ce "rollover" soit interprété comme un défaut par les agences de notation.
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La communauté financière continue de plancher sur les modalités techniques de son soutien à la Grèce. Dans ce cadre, un groupe de créanciers privés devait se rencontrer ce mercredi à Paris sous l'égide de l'Institut de la finance internationale (IIF). La présence de représentants des autorités de plusieurs pays avait été confirmée mardi par un porte parole de l'institution à l'AFP. L'IIF, en tant que lobby bancaire mondial, réunit plus de 400 établissements financiers. Son président depuis 2003, Josef Ackermann, est également PDG de la première banque allemande, la Deutsche Bank.

L'enjeu principal de cette rencontre restait de trouver une solution qui permettrait aux banques et assureurs détenant des titres grecs de renouveller leurs créances sans que cela soit assimilé à un défaut par les agences de notation.

Cette réunion, qui devait se tenir au siège de BNP Paribas rue d'Antin, faisait suite à celle de Rome du 27 juin. Les banques françaises avaient alors exposé leur proposition à leur consoeurs européennes consistant à renouveler 70% des sommes remboursées par la Grèce au titre des obligations arrivant à échéance entre 2011 et 2014. Sur ces 70%, 50% seraient replacés via des obligations à 30 ans et les 20% restants dans des titres sécurisés et à faible coupon. Ces derniers seraient ainsi émis par une entité supranationale telle que le Fonds européen de stabilité financière, dont la note AAA a d'ailleurs été confirmée ce mercredi par Fitch avec une perspective stable.

Une deuxième option possible pour les détenteurs privés de titres de dette grecque serait qu'ils consentent à renouveler entre 90% et 100% de leurs engagements sur des obligations à cinq ans mais sans garantie des Etats ou d'une institution européenne. Les ministres des finances de la zone euro, qui se réuniront lundi prochain 11 juillet, devraient préciser les conditions du soutien des créanciers de la Grèce.

Les ministres des finances de la zone euro, qui se réuniront lundi prochain 11 juillet, devraient préciser les conditions du soutien des créanciers de la Grèce.

Mercredi soir, le directeur général de l'IIF Charles Dallara a qualifié cette rencontre entre banquiers et assureurs de "productive" à l'agence Reuters. "Nous étudions un éventail d'options pour aider la Grèce. Nous n'avons pas passé beaucoup de temps sur une option en particulier" a-t-il précisé.

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Commentaires 3
à écrit le 07/07/2011 à 9:21
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Et du coup , nous nous acheminons doucement mais certainement vers une démarche de titrisation. Et quels seront les dindons de la farce...?

à écrit le 06/07/2011 à 16:20
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Hé les banquiers ! Révisez vos classiques vulgaires, le bon peuple sait que ce n'est pas lorsque l'on a fait dans sa culotte qu'il faut serrer les fesses. Avant d'utiliser à fond les effets de leviers sur des produits toxiques pour engranger un maxim...

le 07/07/2011 à 9:28
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le jour où les banques "boivent le bouillon " c'est la perte de tous nos avoirs et le retour au troc . Qui , responsable , peut souhaiter une telle perspective?

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