Paris et Berlin poussent le projet de taxation des transactions financières

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L'Europe doit aller de l'avant concernant l'instauration d'une taxe sur les transactions financières en dépit de l'absence d'un consensus international à ce sujet, estiment les ministres des Finances français et allemand dans une lettre transmise ce vendredi à la Commission européenne. Londres, en revanche, n'y serait pas favorable.

Dans un courrier transmis ce vendredi à la Commission de Bruxelles, Wolfgang Schäuble et François Baroin déclarent croire fermement à l'instauration d'une taxe sur les transactions financières, d'une manière qui n'affecte pas la compétitivité européenne. Ils ajoutent que cette taxe doit être mise en place internationalement ou au sein de l'UE et que son assiette doit couvrir toutes les transactions.

Taux de 0,1% pour les actions et obligations

La taxe serait prélevée "sur toutes les transactions financières et de devises", selon le texte diffusé par le ministère des Finances allemand, "quand au moins une contrepartie est basée dans l'UE". Plusieurs modèles sont évoqués quant à sa base d'application et le taux serait "le plus bas possible, pour minimiser les réactions d'évasion", qui verraient les opérateurs effectuer leurs transactions hors d'Europe pour échapper au prélèvement. Un taux de 0,1% pour les actions et obligations et de 0,01% pour les produits dérivés a ainsi été évoqué.

"Nous sommes persuadés que l'instauration d'une taxe sur les transactions financières au niveau européen sera une étape cruciale pour atteindre un consensus global, sans affecter la compétitivité européenne", écrivent les deux ministres, qui espèrent toujours que l'exemple européen fera école au niveau mondial.

Scepticisme britannique

Le Royaume-Uni s'opposerait, pour le moment, à l'instauration d'une telle taxe dans la seule zone euro. Les principales places de la City l'avaient déjà signifié lorsque l'idée avait été relancée à la mi-août. Un porte-parole du Trésor l'a aussi indiqué ce vendredi, en marge d'une réunion du G7 de Marseille : "Le Royaume-Uni est sceptique au sujet d'une taxe au niveau de la seule UE."

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Commentaires
a écrit le 11/09/2011 à 11:12 :
Vu la volatilité des produits dérivés, cela ne serait-il pas plus judicieux de faire l'opposé, la plus lourde taxation sur les produits dérivés ?
Les grandes banques qui ont des équipes de chercheurs pour pondre leurs algorithmes et des filiales dans le monde entier n'auront pas de problème à contourner le système comme auparavant, Cela restera le petit porteur qui payera plein pot.
Je me doute que les revenus espérés( et dépensés à l'avance) ne seront pas à la hauteur et la taxe montera en conséquences, même à 1% elle serait gérable pour un investisseur.
Pourquoi les gens perdent en bourse, l'abus de l'effet de levier, pourquoi des banques coulent, l'abus de l'effet de levier.
Nos dirigeants continuent de faire croire qu'on peut avoir le beurre et l'argent du beurre, en laissant l'effet de levier et à côté ne pas séparer les établissement utilisant l'effet de levier( investissements) des autres( dépôts). Forcément les banques utiliseront toujours les effet de leviers disponibles jusqu'à leurs maximums, et donc auront toujours à un moment donné des appels de marges et donc pleureront pour que les états ou la banque centrale les aident, ce qui revient en général à aider les banques à moyenner leurs positions( puisqu'elles ne lâchent pas et ne coupent pas leurs pertes) en bas de marché ce qui donne avec la remontée à chaque nouveau cycle des bénéfices toujours plus hallucinants.
a écrit le 10/09/2011 à 12:01 :
Une taxe est toujours payée par le client final, c'est à dire le consommateur, vous, moi.Taxer revient à modifier la répartition des richesses. Cela peut être nécessaire dans certains cas pour développer un segment délaissé. Mais pas ici et pas durablement. On sait en effet quand les taxes commencent mais l'on ne sait jamais quand elles s'arrêtent : meilleur exemple la TVA. En fait l'on prend de l'argent au consommateur ce qui correspond à une ponction sur le travail, pour combler un trou que l'on a volontairement laissé se creuser. Si le phénomène de la taxe dure, l'on entre alors dans un schéma Ponzi qui devient non maîtrisable. Ainsi il faut encore plus de taxe pour boucher les trous créés par d'autres taxes (leur mauvaise répartition initiale). En 1985 pour faire 1 point de croissance il fallait déjà 1 point de de dette, en 2012 il faudra 5 points de dette pour le même point de croissance. La dette est suposée se répartir sur d'autres pays et d'autres régions en meilleure progression qui n'ont pourtant rien demandé, elle est titrisée. Mais l'on ne se rend pas toujours compte que la dette c'est du crédit accordé à des acteurs qui envahissent ailleurs. Cela revient à engluer encore plus rapidement ces pays et au final le monde entier, la vitesse de propagation est exponentielle. Ainsi prétendre régler le problème immédiat par une taxe revient à gagner quelques mois seulement puisque ensuite cette taxe que l'on ne peut plus retirer devient un nouveau fardeau qu'il faut régler par une autre taxe. Mais l'idée retenue reste que nos grands acteurs, c'est à dire nos grandes sociétés, par un système de matrice, prétendent réussir à ruiner tous les autres sans être eux même touchés. S'entend, la réussite concernerait ces acteurs et éventuellement une part de leurs employés sans la population nationale dont ils sont l'émanation. Si l'on ne partage pas cette vision du monde, alors il faut être contre toute nouvelle taxe et pour la suppression autant que faire ce peut de celles qui existent. Il est possible de réformer la finance, pas par une taxe.
a écrit le 10/09/2011 à 9:48 :
quand on absorbe 56% DU PIB ON NE DEVRAIT PAS PROPOSER DE NOUVELLES TAXES ou IL FAUT EN DIMINUER AUTANT PAR AILLEURS;attention aussi,l'afflu vers l'or à cause du trop de taxe peut provoquer une crise économique
a écrit le 10/09/2011 à 6:34 :
Cette taxe est ridicule !
Elle touche les petits porteurs de PEA, d'assurances vies multi supports. Bref les personnes Lambda qui ne sont pas trader !
Quand aux sales des marché parisiennes : elle seront paupérisées et les tradeurs iront trader sous d'autres cieux !!
Bref tout ce qu'il ne faut pas faire.
a écrit le 09/09/2011 à 22:43 :
Un grand bravo a tous ceux qui ns ont gouverne gauche , droite - beau resultat -
a écrit le 09/09/2011 à 18:35 :
Un taux de 0,1% ne sert à rien et risque d'envoyer un mauvais signal aux investisseurs qui pourraient alors se dirigés sur des places non taxées. Il faut un taux unique à variabilité inversement proportionnelle à la durée de détention sur tous les produits cotés. Ainsi le signal est clair : la spéculation à haute vitesse accompagnée de ses rumeurs orientées, totalement inutile pour le fonctionnement de l'économie, est abolie car non rentable ; les investisseurs par contre qui croient en des produits et idées et qui ne peuvent par essence investir sur des durées inférieures au mois ne se sentiront alors absolument pas concernés et les vrais capitaux continueront à affluer sur le continent européen. Si cela semble trop compliqué, c'est parfait ; le temps de la réflexion sera mis à profit pour faire des affaires plutôt que des paris ou des stratégies interventionnistes nauséabondes. Et si certains pensent que la sacro-sainte liquidité risque de d'en pâtir, c'est que l'argument de la liquidité les arrangent simplement alors que l'hypothèse est invérifiable. On peut tout de même remarquer que l'expérience des derniers cracks boursiers montre qu'un marché liquide n'est absolument pas la panacée. Un "crack" n'est-il pas d'ailleurs juste un excès de liquidité ?
Réponse de le 10/09/2011 à 8:57 :
c'est bien ça comme idée.. mais je ne crois pas que c'est celle poursuivi par notre cher president..étonnant que Merkel ne propose pas cela..
a écrit le 09/09/2011 à 18:24 :
Quelle bêtise hallucinante... rendre les marchés moins efficients, provoquer des effets d'aubaine et de fuite, en quoi cela va t-il augmenter la création de richesse ??

Ah mais quel idiot je suis, c'est pas ça le but... Le but c'est de boucher des trous qui ne cessent de grandir... je vous le dis, bientôt le projet Euro-soviétique aboutira à son but ultime : tout le monde égal dans la pauvreté !
Réponse de le 10/09/2011 à 6:28 :
heu... non !
En urss, il y a avait une nomenclatura qui avait des datcha sur la mer noire, et qui vivait mieux que bien !
a écrit le 09/09/2011 à 17:40 :
C'est débile et facile de taxer pour les plitico. aux neuronnes plates ,re- taxer et encore taxer ,ou sont les visionnaires du début du 21 ème siécle ????pour inventer un systéme de production de richesse ??
a écrit le 09/09/2011 à 17:32 :
Et voila !! C'est une idée de conservateurs et de collectivistes !! Croire que l'on peut masquer ses erreurs et l'abérance de sa politique collectiviste anti libérale peut se régler à coup de nouvelles taxes.
a écrit le 09/09/2011 à 17:25 :
J'aimerais savoir tout ce que recouvre "transactions financières" en fait ?
1- quand vous achetez ou vendez actions ou obligations, sicav ou autres ?
2- quand vous changez des Euros en livres pour un week-end à Londres ?
3- Tous les A/R des financiers ?
4- Quand vous virez le montant de votre loyer ?
....
L'assiette est large ... mais il faudrait préciser pour l'individu Lambda :-)
Réponse de le 09/09/2011 à 19:02 :
Taxer tous les mouvements boursiers échangés par tous les traders et tous les boursicoteurs.
Réponse de le 09/09/2011 à 22:37 :
Inutile de placer son argent ds de grosses societes si c'est pr etre taxe davantage autant tout retirer et placer ds la pierre -
a écrit le 09/09/2011 à 17:16 :
le monde entier de la finance (hors Europe) est favorable à cette taxe....pour l'Europe !
Réponse de le 10/09/2011 à 6:25 :
Et pour l'europe seulement !
a écrit le 09/09/2011 à 17:09 :
je crois avoir vu un refus des British ! ne piétinent-ils pas à 2 ?
Réponse de le 09/09/2011 à 18:03 :
La finance est devenue le fer de lance de nos amis d'outre-manche ... normal qu'ils ne soient pas d'accord ... ceci dit, l'anglais moyen, hors "golden boys" de la City a sans doute un avis différent ?
a écrit le 09/09/2011 à 16:13 :
@ Urgentissime : Vous oubliez quatre choses : 1) le problème des "subprimes" (2007) n'a été qu'une étape d'une longue dégradation dont l'origine remonte en fait au défaut russe (1999), au 11 septembre (2001) et à la hausse des cours du pétrole en 2007-2008 : en parlant maintenant de "voyous de la finance", a) vous faites une généralisation abusive car il y a eu de nombreuses banques sages et b) vous ne ciblez que des lampistes et non les vrais coupables de l'enchainement qui a conduit à la situation actuelle (Russes puis Ben Laden, puis producteurs de pétrole, je peux vous expliquer comment, si ça peut vous servir) ; 2) vous oubliez que les banques font vivre des dizaines de milliers d'employés en France, lesquels n'ont rien à voir avec les prêts "subprimes". Ils aimeraient bien garder leur job et vous feriez pareil à leur place ; 3) toute taxe infligée aux banques est finalement, d'une manière ou d'une autre, payée par le consommateur que vous êtes peut-être ; 4) toute taxe fixée dans la zone Euro avantagerait les établissement financiers extérieurs (les Anglo-Saxons, par exemple). Ne faites pas de jugements aussi à l'emporte-pièce dans un domaine que vous ne connaissez peut-être pas très, très bien.
Réponse de le 09/09/2011 à 16:42 :
Bonsoir, c'est un peu simpliste mais il y à de l'idée...Le coup ( et le coût ) de l'emprunt russe date déja...mais il y eût défaut de l'Argentine, et effectivement un manque à gagner "prévisionnel" non engragé, mais la majeure partie du défaut partiel russe fut couvert par " l'argent pas très clair" clubs de foot, stups, traffics divers et variés et nottament "faciliter le recours au crédit" pour les plus modestes...il faut toujours se méfier des cadeaux...lorsque l'on est pauvre bien sur
Réponse de le 09/09/2011 à 19:06 :
Il ne faut pas oublier que les banques emplois surtout des collaborateurs dont l'argent est la seule motivation, les directeurs d'agences sont sans pouvoir mais gonflés d'un égocentrisme, de prétentions et d'inconséquence sans limites ... éventuellement capables de jeter à la mer n'importe quelel entreprise dont la tete ne leur revient pas ...
a écrit le 09/09/2011 à 15:50 :
L'idée, bien que n'étant pas un spécialiste de la haute finance, me parait judicieuse, taxer les milliards d'euros qui s'échange chaque jour sur les places européennes, aiderait à combler le déficit. Mais rien n'est plus mobile que l'argent et celui-ci risque de fuir la zone euro, à moins que toute la planète se mette à l'unissons... ce qui est impensable !!!
a écrit le 09/09/2011 à 15:15 :
Cette taxe financière est URGENTISSIME pour mettre au pli les voyous de la finance. A chaque transaction la caisse des Etats doit se remplir, y comprit à la vitesse des nano secondes des outils informatiques de spéculation. Les Etats doivent reprendre AUTORITé sur les voyous de la finance.
a écrit le 09/09/2011 à 15:02 :
Très, très, très mauvaise idée.
Réponse de le 09/09/2011 à 17:19 :
Très très bonne idée..

Et tout en reprenant le même argumentaire :D
a écrit le 09/09/2011 à 14:57 :
C'est un non-sens qui ne gènera que les petits, qui donnera un avantage supplémentaire aux banques extra-européennes et dont, de toute manière, le produit risque fort d'être jeté par la fenêtre au profit des paniers percés du sud.
a écrit le 09/09/2011 à 14:46 :
Il y a des taxes qui se conjuguent au futur ou au conditionnel et d'autres qui se conjuguent au présent ou à l'impératif...
a écrit le 09/09/2011 à 13:48 :
Une proposition qui ne se verra jamais le jour ne sert que faire du vent.

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