Opération de la dernière chance en Grèce ?

 |  | 562 mots
Lecture 3 min.
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2010. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Athènes s'apprêterait, ce mercredi, à annoncer de nouvelle mesures d'économies budgétaires afin de rassurer ses créanciers internationaux.

Réunions, téléconférences et tractations diverses s'enchaînent à Athènes depuis le début de la semaine. De nouvelles mesures d'austérité étaient attendues ce mercredi.

Pensions de retraites abaissées, mise en réserve de 30.000 fonctionnaires ou encore accélération des privatisations font partie d'un train de réformes finalement décidées.

Avec ce nouveau tour de vis, le gouvernement grec espère convaincre ses créanciers. L'enjeu est crucial pour le pays fortement endetté : il espère obtenir en octobre le versement de la sixième tranche de l'aide internationale décidée en 2010. Sans les 8 milliards d'euros attendus, la Grèce pourrait se retrouver à court de liquidité dès le mois prochain.

Les négociations avec ses partenaires se poursuivrent. Le premier ministre Georges Papandreou se rendra à Berlin où il doit rencontrer Angela Merkel mercredi prochain. Quand au ministre des Finances, Evangélos Vénizélos, il est attendu au Fonds monétaire international (FMI) ce week-end.

Nouveau tour de vis budgétaire

En première ligne, ce dernier a voulu rassurer ce mercredi en affirmant que son pays "est et sera toujours un membre de la zone euro" devant les parlementaires hellènes. "Nous négocions non seulement les budgets de 2011 et 2012 mais l'ensemble du programme d'ajustement pour 2013 et 2014," a-t-il ajouté,  justifiant les longues discussions avec la "Troika", Union européenne, FMI et Banque centrale européenne, les créanciers du pays.

Plus tôt dans la journée, Evangélos Vénizélos a loué l'action de cette "Troïka" sans qui, selon lui, les finances grecques auraient échappé à tout contrôle. Sans cette pression, "nous aurions de nouveau un dérapage budgétaire", a-t-il lancé. Le ministre tente aussi de faire accepter aux grecs de contribuer encore un peu plus à l'aissainissement des comptes publics.

Peu après ces annonces, les principaux syndicats ont appelé à la grève générale pour le 19 octobre. Ils protestent contre les suppressions de postes supplémentaires dans le secteur public, la diminution des pensions de retraite ainsi que des hausses de taxe qui risquent de faire partie du prochain train de mesures. Un préavis de grève a été déjà déposé pour jeudi dans les transports publics de la capitale. Les syndicats protestent contre les réductions d'effectif en cours et à venir. Les chauffeurs de taxi, qui avaient déjà cessé le travail pendant plusieurs jours au cours de l'été, pourraient se joindre au mouvement.

"Progrès"

Pressée d'agir sur le plan international, la Grèce estime avoir fait des "avancées". Suite à la conférence téléphonique de mardi avec les représentants de la délégation tripartite, Athènes et Bruxelles s'étaient prévalus de "progrès" dans les négociations.

Les représentants de la "Troïka" devraient revenir sur place la semaine prochaine, après avoir quitté les lieux le 2 septembre en critiquant des retards pris sur les politiques de rigueur et les privatisations. Le FMI a exigé de nouvelles mesures de restriction budgétaire tandis que la Commission européenne attends surtout que les mesures décidées fin juin soient appliquées au plus vite.

Le ministre grec des Finances poursuivra les discussions à Washington, en fin de semaine, dans le cadre de l'assemblée annuelle du Fonds monétaire international (FMI).

 

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :