Sommet européen : Merkel campe sur ses positions

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A quelques heures de la réunion des Vingt-Sept sur le sort de l'Union européenne, Angela Merkel a réaffirmé sa position concernant la résolution de la crise : il faudra relever la décote de la dette grecque mais il n'est pas question que l'Allemagne débourse un centime de plus pour le Fonds européen de stabilité financière.

Au sommet de Bruxelles, les dirigeants européens traceront-ils une ligne claire pour sauver l'euro? Pour Angela Merkel, c'est "maintenant ou jamais". La chancelière allemande le reconnaît, la réunion des Vingt-Sept membres de l'Union européenne, suivie de celle, plus restreinte des dirigeants de la zone euro, ce mercredi soir, a bien des allures de sommet de la dernière chance.

Aussi a-t-elle promis ce mercredi matin, devant les parlementaires allemands, de travailler "jusqu'à trouver une solution viable". Un discours qui a convaincu une large majorité de députés présents au Bundestag puisqu'ils ont validé son mandat avec plus de 84% des voix.

Pour éviter que la crise grecque ne fasse boule de neige en Europe, la chancelière veut exiger "une participation beaucoup plus importante" du secteur privé que celle exigée lors de l'accord du 23 juillet. Ce sommet avait débouché sur une décote de 21% des titres de dette grecque pour les banques.

En revanche, si les parlementaires allemands ont entériné le principe d'un renfocement du FESF, ils n'est pas question de relever les garanties allemandes au-delà des 211 milliards d'euros prévus, encore moins de l'autoriser à se financer directement auprès de la Banque centrale européenne. Ces modalités constituent le principal point de discorde avec la France.

"Un chemin long et difficile"

La chancelière allemande a également demandé de la patience pour le rétablissement de la Grèce "au début d'un chemin long et difficile" avant d'atteindre un objectif de dette à 120% du Produit intérieur brut en 2020.

A plus long terme, Angela Merkel prévoit la modification des traités européens, qui ne devrait pas forcément "durer dix ans". Prudente, la chef du gouvernement prévient ainsi qu'il ne faut pas non plus s'attendre à un dénouement rapide après le sommet de Bruxelles.

Négociations franco-allemandes

Le niveau de restructuration de la dette grecque et le renforcement du FESF font toujours l'objet d'âpres discussions entre la France et l'Allemagne, Berlin étant, pour l'instant en position de force. Des désaccords qui ne semblent toujours pas résolus, comme l'a laissé entendre  Valérie Pécresse dans la matinée. Après le Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement français a tenu à souligner que le président de la République était "déterminé, volontaire, combatif pour la réussite de ce sommet". Elle a aussi précisé que les nouvelles prévisions de croissance, probalement en baisse, seraient dévoilées après ce sommet décisif.

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a écrit le 26/10/2011 à 20:26 :
Elle a aussi précisé que les nouvelles prévisions de croissance, probalement en baisse, seraient dévoilées après ce sommet décisif.

C'est marrant, je n'ai jamais vu de prévisions à revoir à la hausse. Et vu que toute la politique d'investissement de l'Etat est basée sur cette croissance :(
a écrit le 26/10/2011 à 16:48 :
Mme MERKEL devrait également mettre son nez dans notre république bananière.

Des élus qui ne font rien et s'octroie des indemnités ahurissantes et indécentes

Les économies devraient commencer par là : on supprime tout ce qui est inutile (le sénat) on rémunère un peu moins grassement les députés et autres et on ne les rémunère qu'au jeton de présence.

De la rigueur pour les français pendant que cette caste continuerait à se baffrer et à se trémousser ? c'est NEIN
a écrit le 26/10/2011 à 15:41 :
Mme Merkel aurait tort de renvoyer au "long terme" l'indispensable révision des Traités sans laquelle aucune gouvernance monétaire et économique n'est possible. S'il devait s'avérer que le Conseil européen renonce effectivement à cette révision, le Parlement européen devrait en prendre lui-même l'initiative, comme le Traité de Lisbonne lui en donne le droit et, en l'occurence, le devoir. Jean-Guy GIRAUD
a écrit le 26/10/2011 à 15:10 :
Tiens bon Angela.
Ne te laisse pas bluffer par notre excité.
Il y a du monde en France qui souhaite une injection d'un peu de vos principes et valeurs dans notre vie publique, gouvernance et économie !!
Réponse de le 26/10/2011 à 16:51 :
Il est vrai que nos politiques devraient s'inspirer des allemands notamment sur leur probité intellectuelle qui chez nous hélas n'existe pas !

Ils se baffrent d'indemnités : c'est tout ce qu'ils savent faire !

Même notre ministre de l'éducation nationale ne connait pas ses tables de multiplication c'est peu dire du niveau !
a écrit le 26/10/2011 à 14:03 :
bravo Madame :)
l'Allemagne a encore une fois montré que c'est parmi le pays le plus démocratique au monde toute décison doit passer au parlement élus du peuple .
pas comme chez nous où une seule personne qui decéide de ce que les parlements doivent faire
Réponse de le 26/10/2011 à 16:17 :
Chez nous le parlement élu par le peuple fait exactement le contraire de la volonté du peuple (traité de Lisbonne).

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