Sommet européen : la lettre de 15 pages qui pourrait tout changer

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Alors qu'un dernier sommet européen se tient ce mercredi, Silvio Berlusconi a envoyé in extremis à Bruxelles une lettre exposant son plan de réformes économiques, incluant un accord sur les retraites. Le couple franco-allemand mettait depuis plusieurs jours la pression au Cavaliere pour obtenir des propositions concrètes.

Après d'intenses tractations avec la Ligue du Nord et un accord a minima sur les retraites, le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi va présenter mercredi à Bruxelles une lettre dans laquelle il s'engage à effectuer des réformes économiques, rapporte la presse.

Dans cette lettre d'une quinzaine de pages, le Cavaliere, qui est parvenu in extremis mardi soir à un accord a minima sur les retraites avec son allié de la Ligue du Nord, indique la volonté du gouvernement de relever l'âge de départ des "pensions de vieillesse" de 65 à 67 ans en 2026.

Mais dans les faits, cette décision ne change pas grand chose, selon les journaux qui notent qu'en 2026, l'âge de départ devrait déjà atteindre près de 67 ans sous l'effet des réformes adoptées ces dernières années, dont celle prévoyant l'augmentation progressive de l'âge de départ en fonction de l'espérance de vie.

La Ligue est en revanche restée inflexible sur les "pensions d'ancienneté" qui permettent actuellement de partir à 60 ans avec 36 ans de cotisations et à n'importe quel âge à partir de 40 ans de cotisations.

Outre les retraites, M. Berlusconi s'engage dans la lettre à adopter rapidement des mesures de relance de la croissance promises depuis cet été mais qui n'ont toujours pas été présentées en raison des divisions de la majorité.

Rome compte intervenir sur la libéralisation des professions et des services publics locaux, la simplification de l'administration, la relance des chantiers d'infrastructures, la facilitation des licenciements ou le durcissement des règles de remplacement des fonctionnaires partant à la retraite.

Le gouvernement promet en outre d'accélérer sur la cession d'actifs publics en vue de réduire la dette colossale de 1.900 milliards d'euros (120% du PIB) du pays qui inquiète les marchés.

M. Berlusconi rappelle par ailleurs dans cette lettre, selon la presse, les mesures d'austérité draconiennes adoptées ces derniers mois d'un montant total de 60 milliards d'euros d'ici 2014, ce qui permettra à l'Italie d'atteindre l'équilibre budgétaire dès 2013.

Contacté par l'AFP, un porte-parole de la présidence du Conseil s'est refusé à tout commentaire.

M. Berlusconi a été mis au pied du mur dimanche par ses partenaires européens qui lui ont demandé de prendre des engagements fermes en matière de réformes et de réduction de la dette afin de rassurer les marchés et d'éviter que l'Italie ne soit la prochaine victime de la crise de la dette, ce qui mettrait en péril l'ensemble de la zone euro.

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Commentaires
a écrit le 26/10/2011 à 15:42 :
Il faut considérer qu'en Italie il n'y a pas l'équivalent du RMI.
Si l'age de la retraite est porté à 67 ans il y aura encore plus de chômage parmi les jeunes, qui atteint déjà maintenant les 30%. Ceux-ci sont déjà enclin a s'expatrier vers d'autres continents, surtout les plus qualifiés, ce qui souvent représente non seulement une tragédie pour le jeune concerné et pour la famille de celui-ci, mais aussi une perte pour l'Europe.
Si l'Italie introduisait le RMI le couts de celui-ci serait encore plus élevé que le départ à la retraite à 65 ans. Il ne faut donc pas conclure avant d'avoir toutes les données du problème. Et surtout il ne faut pas croire la campagne de dénigrement orchestrée par les médias.
a écrit le 26/10/2011 à 10:04 :
Pour qui connait nos amis Italiens, il est evident qu'ils partiront tous a la retraite avant 67 ans et a taux plein, modification de la loi ou pas, Europe ou pas.
a écrit le 26/10/2011 à 9:46 :
j'avais vu un reportage ou des enseignantes italiennes etaient a la retraite a 35ans, avec 3 enfants...
Réponse de le 26/10/2011 à 16:32 :
et bien mon brave churchill, renseignez vous et vous serez surpris de voir que le même réglement existe aussi en France!
a écrit le 26/10/2011 à 9:42 :
La zone Euro, quoi que l'on fasse, sera éternellement en crise car ce que l'on propose n'est qu'un ajustement pour passer "l'hiver", tout en grignotant les droits des peuples a donner leur avis par un soit disant fédéralismes qui ressemblera a l'ex URSS!
a écrit le 26/10/2011 à 9:37 :
qui peut croire a ce genre de bobards..... la crise est là et berlu nous dit on verra en 2026 on essayer de vendre un peu des choses;... on nous prend pour des billes, le remboursement des dettes doit etre fait aux échéances, s'endetter pour rembourser ce que tous les pays font depuis 30 ans et plus semble etre fini la france veut faire voter un budger avec 81 Millairds deuros de déficit.... sans compter sur des chiffres bidons de croissance, les autres pays font la meme chose....hélas la grande faillite se prépare l'allemagne n'a pas du tout envie de payer, l'allemagne paiera ce vous rappelle quelque chose ???
a écrit le 26/10/2011 à 9:21 :
"M. Berlusconi rappelle par ailleurs dans cette lettre, selon la presse, les mesures d'austérité draconiennes adoptées ces derniers mois d'un montant total de 60 milliards d'euros d'ici 2014, ce qui permettra à l'Italie d'atteindre l'équilibre budgétaire dès 2013. "
Relisez-vous, SVP. Si l'Italie atteint l'équilibre budgétaire en 2013, pourquoi continuer des mesures d'austérité un an de plus ?

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