Zone euro : qui va secourir le fonds de secours ?

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Les dirigeants européens se réunissent ce mercredi soir pour un sommet décisif et doivent décider ou non de l'ouverture du fonds de sauvetage à des investisseurs externes. Mais qui a suffisamment d'argent et d'intérêt à investir dans le sauvetage de la zone euro ?

Les dirigeants européens doivent acter ce mercredi soir l'élargissement des pouvoirs du Fonds Européens de Stabilité Financière (FESF). En cas d'accord, le FESF pourrait se voir doté d'un effet de levier lui permettant d'accroître une puissance de feu à plus de 1.000 milliards d'euros. Cela serait rendu possible grâce à l'émission de garanties et/ou l'accès à un véhicule spécial d'investissement (SPV), dédié à recueillir les fonds des investisseurs externes. Ce fonds serait capable d'émettre des obligations et d'en racheter sur le marché secondaire afin de soulager les Etats. Mais l'Europe doit encore s'assurer de la bonne volonté de ces investisseurs externes, qu'ils soient souverains ou privés. Qui va soutenir le fonds de soutien de la zone euro ? C'est la question de la semaine.

La solution de facilité : le FMI

Tout d'abord, le Fonds Monétaire International (FMI) semblerait prêt à subvenir aux besoins du fonds de secours. Un officiel du FMI a en effet déclaré mardi que le l'Institution était en train "d'étudier cette possibilité, mais n'avait pas encore pris de décision". "Cela dépendra du package d'ensemble" a-t-il précisé.

Un officiel de Bruxelles a confirmé l'intérêt de l'Europe et du FMI pour cette posibilité, en précisant que le FMI pourrait même être l'hébergeur d'un compte administratif destiné à aider la zone euro. Cette solution serait plus simple et plus flexible que la création d'un SPV, a également fait savoir un officiel du FMI.

Le directeur du FESF en visite en Chine

Après avoir réitéré plusieurs fois son soutien à la zone euro ces dernières semaines, le porte-parole du ministère chinois des Affaire étrangères, Jiang Yu, a déclaré mercredi que la Chine avait "une attitude ouverte" et était disposée à "aller discuter avec les Européens des multiples manières de coopérer". Une déclaration qui n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd, puisque Klaus Regling, le patron du FESF, a prévu une visite à Pékin vendredi prochain.

Un diplomate de Bruxelles a assuré sous couvert d'anonymat que la Chine était partante pour continuer de soutenir l'Europe mais qu'il n'y avait "rien de concret  et détaillé" en ce qui concerne sa participation au véhicule spécial d'investissement. "Jusque là, la Chine a toujours préféré aider (l'Europe) au cas par cas, parce que cela facilite l'obtention de concessions sur les investissements, le commerce, les importations à un niveau plus intéressant que celui de l'Union européenne", analyse Paul Sheehan, directeur général du fonds d'investissement Thaddeus Capital, de Hong Kong.

Des discussions auront probablement lieu vendredi prochain avec des investisseurs chinois à ce sujet.

Les pays émergents boudent-ils l'Europe ?

Après la Chine et le FMI, qui d'autre a vraiment envie de sauver la zone euro ? Les pays émergents ne se bousculent apparemment pas au portillon. L'Argentine a clairement indiqué qu'elle ne participerait au sauvetage de la zone euro, tandis que l'Inde, et l'Afrique de Sud ne se sont toujours pas manifestés. Autre revers pour l'Europe : son voisin norvégien a exprimé très clairement son souhait de rester en dehors de toute aide financière.

La Russie, qui a dit à plusieurs reprises qu'elle était prête à aider les pays de la zone euro, sans préciser comment, a pris position aujourd'hui. Arkadi Dvorkovitch, le conseiller économique du kremlin a annoncé que le gouvernement était prêt à soutenir les pays de la zone euro mais, seulement à travers le Fonds monétaire international (FMI). C'est également la voie préférée par le Brésil, qui avait expliqué mardi qu'il n'avait aucunement l'intention de racheter de la dette européenne, mais a toutefois déclaré par la voix de son ministre des finances Guido Mantega que son pays pourrait accepter d'apporter un soutien financier par le biais du Fonds monétaire international. En contrepartie, le pays exigerait une réévaluation du poids des émergents dans l'institution, qui pose naturellement problème à d'autres membres comme les Etats-Unis...

Klaus Regling doit également se rendre à Tokyo ce week-end, après sa visite en Chine, a-t-on appris mercredi auprès de la délégation de l'Union européenne au Japon. Cette visite ne serait pas officielle, mais gageons qu'elle n'est pas touristique non plus.

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Commentaires
a écrit le 27/10/2011 à 9:37 :
On va quémander auprès de l'Afrique du Sud et de l'Argentine. C'est pittoresque, vraiment...
a écrit le 27/10/2011 à 8:50 :
Je suis très triste.pourquoit? il onts inventeè c´ette monnait la Merkel elle va
inventé un autre arangement pour payer toujours plus d´impos et Sargo. fait
comme elle ils vont bien ensemble.
a écrit le 27/10/2011 à 4:58 :
Obligés de faire la manche au niveau mondial ! Voilà l'union européenne dans toute sa vérité crue ! Des nuls !
a écrit le 27/10/2011 à 4:57 :
Achetons vite de l'or pour sauver nos économies car la tempête pourrait bien tout emporter. L'incendie est loin d'être circonscrit et le feu couve toujours.
a écrit le 26/10/2011 à 15:30 :
L'année dernière les banques européens ont fait une bénéfice après impôt de 134 milliards d'euros. De 2006 à 2009 elles ont fait uen bénéfice de 670 milliards d'euros.
C'est aux actionnaires de ces banques privées d'assumer l'erreur de leurs investissements spéculatifs para la vente d'une partie de leurs bien, leurs filiales, la diminution des dividends et suppression des subprimes et non pas aux organismes publiques via FESF ou ECB. Arrêtez le cirque.
a écrit le 26/10/2011 à 15:26 :
FMI va intervenir en Europe
Question: pourquoi le FMI propose pas d'intervenir pas pour la Californie aux USA qui a un PIB au 8eme rang mondiale....
a écrit le 26/10/2011 à 15:25 :
J'espère que les allemands ne vont pas céder aux sirènes françaises. C'est notre seule chance de préserver ce qui peut être préservé.
a écrit le 26/10/2011 à 15:08 :
Ils sont en train de transformer le FESF en subprime...Ces imbéciles ne se rendent pas compte qu'ils vont répéter la crise de 2008 a l'échelle Européene.
Réponse de le 26/10/2011 à 15:40 :
Merci Hans...alors on fait quoi? Eclairez donc les imbéciles de votre savoir.
a écrit le 26/10/2011 à 14:24 :
Les politiques viennent d'ouvrir "un trou noir" qui engloutira tout, par manque de courage face au marché, même le marché ni survivra pas!
a écrit le 26/10/2011 à 14:21 :
Le magicien Sarko sait tout faire par la proposition francaise: convertir les centaines de milliards d'euro des FESF en banque et avec ce fond de capitalisation par un coup maqique la banque pourra prêter encore dix fois plus aux pays qui sont déjà banqueroute et en défaut réel de paiement. SUPER ! On crée l'euro par la planche à billets.
Réponse de le 26/10/2011 à 15:41 :
Le dollar a été créé comme ça. Aujourd'hui c'est la monnaie unique mondiale.
a écrit le 26/10/2011 à 14:20 :
Certains sont en train de prendre leurs (derniers) gains a la Bourse ...on dirait.
a écrit le 26/10/2011 à 13:05 :
les gouvernants en europe sont responsables de cette longue crise qui nous terrorise depuis trois ans vous avez une mauvaise politique economique il est temps que cette crise passe agissez dans l interet et eviter cet egoisme qui vous habite
a écrit le 26/10/2011 à 12:57 :
Je suis songeur....l'on ( ce système ) à mis MADOFF à l'ombre pour les mêmes manoeuvres financières...la cavalerie !
a écrit le 26/10/2011 à 12:56 :
Ce FESF est une "structure hors bilan" des états européens : il est entendu que les états le garantissent, mais ces garanties n'apparaissent pas dans le bilan des états. C'est donc une arnaque comptable. Je rappelle que le hors bilan, les SIV (special investment vehicles) de ce type, et les réhausseurs de crédit (rôle que l'on pourrait donner à ce FESF) sont considérés comme une des principales causes de la crise de 2007 dont nous ne sommes pas encore sortis. Les "solutions" étudiées ce mercredi par l'Europe sont donc extrêmement dangereuses. On risque de reproduire les mêmes erreurs que celles qui ont conduit à la crise de 2007.
a écrit le 26/10/2011 à 12:44 :
Se faire sauver par la Chine... c'est vraiment la honte... Décadence, décadence...
Réponse de le 26/10/2011 à 14:13 :
La Chine parle beaucoup mais, ne met un pas un yuan (ou un euro) sur la table. Par ses paroles, elle maintient un yuan sous évalué par rapport au dollar et à l'euro. Ca lui permet d'exporter en grand.
a écrit le 26/10/2011 à 12:32 :
Qui ? Le contribuable et l'épargnant bien sûr (comme d'habitude)
a écrit le 26/10/2011 à 12:30 :
C'est la banque centrale qui doit secourir le fonds de secours s'il est attaqué. Elle en a les moyens.
Réponse de le 26/10/2011 à 12:58 :
Non, ce n'est pas son rôle. La BCE a pour rôle la lutte contre l'inflation; ce que vous proposez risque au contraire d'augmenter l'inflation. Chacun son rôle. La BCE n'a pas à sauver le FESF, le FESF n'a pas à sauver les banques privées, etc. Il faut que chacun prenne ses responsabilités et les assume.
Réponse de le 26/10/2011 à 13:11 :
Et pourquoi avez-vous peur de la relance de l'inflation ?
Réponse de le 26/10/2011 à 14:20 :
Bien que la BCE n'ait pas cette mission et qu'aucun média n'ose en parler, elle agit déjà depuis de nombreux mois.

La seule raison pour laquelle l'Italie ne fait pas défaut alors que personne ne veut acheter ses obligations, c'est parce que la BCE se charge elle même de les racheter...

Quant à l'inflation, elle est déjà là! Bien sur si vous ne vous nourrissez pas, que vous ne vous habillez pas et vous n'achetez pas d'énergie (pétrole - électricité - gaz...), vous n'êtes pas touchés...

a écrit le 26/10/2011 à 11:59 :
Si la Chine "aide" l'Europe, c'est surtout dans une stratgie de prise de pouvoir. Disons qu'elle achète l'Europe
Réponse de le 26/10/2011 à 12:54 :
Disons meme une OPA sur l europe apres celle presque bouclee sur l Afrique!
Réponse de le 26/10/2011 à 13:07 :
Vous avez tout a fait raison.Et c'est ce que ne veut pas l'Allemagne.Elle a perdue déjà 2 guerres et ne veut pas perdre la troisième et le petit aura beau faire les pieds au mur,ça sera comme veulent les Allemands

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