Papadémos est le nouveau Premier ministre grec

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Lucas Papadémos, ancien vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), a prêté serment pour être à la tête d'un gouvernement d'union nationale en Grèce. Evangélos Vénizelos reste ministre des finances.

Lucas Papadémos vient de prêter serment. Il succède à George Papandréou comme Premier ministre de la Grèce et sera à la tête d'un gouvernement de coalition. La nouvelle équipe sera chargée de mettre en oeuvre le plan de sauvetage de 130 milliards d'euros élaboré par l'Union européenne et de préparer des élections législatives anticipées qui doivent avoir lieu en février 2012. "Je me réjouis de notre collaboration et je vous assure que l'Allemagne vous soutiendra, ainsi que le peuple grec, dans ces temps difficiles, pour répondre aux défis communs en Europe et dans la zone euro", a écrit Mme Merkel dans un télégramme de félicitations pour sa nomination diffusé par la chancellerie.

Le ministère grec des Finances, Evangélos Vénizelos, est un poids-lourd socialiste, tandis que les Affaires Etrangères échoient à un libéral de la Nouvelle Démocratie, l'ex-Commissaire européen Stavros Dimas dans le nouveau gouvernement de coalition grec, a annoncé le gouvernement dans un communiqué officiel. 

M. Vénizélos, 54 ans, a joué un rôle clé ces derniers mois lors de l'aggravation de la crise grecque. M. Dimas, 70 ans, est vice-président de la Nouvelle-Démocratie, parti qui a accepté dimanche de participer à un gouvernement de coalition pour sauver la Grèce, au bord de la faillite.

L'extrême droite fait par ailleurs son entrée dans le nouveau gouvernement, une première depuis le retour de la démocratie en Grèce en 1974 après la chute de la dictature des colonels. Makis Voridis a été nommé ministre des Transports et Adonis Georgiadis, au secrétariat d'Etat au développement et à la Marine

Le chef de l'Etat, Karolos Papoulias, avait reçu jeudi matin les dirigeants des principaux partis politiques, dont le Premier ministre sortant, George Papandréou, mais aussi Lucas Papadémos, qui fut également gouverneur de la banque centrale grecque. "Le président, sur recommandation des responsables politiques ayant participé à la réunion, a demandé à Lucas Papadémos de former un nouveau gouvernement", lit-on dans un communiqué de la présidence.

"L'économie grecque fait face à d'énormes problèmes, malgré les efforts que nous avons consentis", a déclaré Lucas Papadémos à sa sortie du palais présidentiel.

"Nos choix seront décisifs pour le peuple grec. Ce ne sera pas facile, mais je suis convaincu que la participation du pays à la zone euro constitue une garantie de stabilité monétaire. Nous devons tous être optimistes quant à l'issue tant que nous ferons preuve d'unité", a-t-il ajouté.

Aucune date précise n'a été arrêtée pour les élections, a-t-il dit, expliquant que celle du 19 février n'était qu'une préférence.

Respecté à l'étranger et dans le monde de la finance, Lucas Papadémos passe pour une personnalité posée mais sans charisme sur un échiquier grec haut en couleurs.

"IL SAIT CE QU'IL A À FAIRE"

"Il a les idées claires. Il ne s'est jamais mêlé de politique. Il sait ce qu'il a à faire", a commenté Thanos Papasavvas, responsable des placements monétaires chez Investec Asset Management, à Londres.

Les chefs de file des principales formations ont arrêté leur choix au terme de négociations parfois houleuses. Le nom de Filipos Petsalnikos, président du Parlement, avait émergé mercredi, avant d'être éclipsé par celui de Lucas Papadémos.

"Après plusieurs jours d'une comédie ridicule, la Grèce dispose aujourd'hui d'un Premier ministre tout à fait qualifié pour mener à bien la tâche qui lui a été assignée", a assuré Costas Panagopoulos, directeur de l'institut de sondage Alco.

"Le fait que les partis soient finalement parvenus à coopérer est également très positif. J'espère que le fossé béant entre les partis politiques et les citoyens grecs va désormais se combler", a-t-il ajouté.

Signe de l'ampleur de la tâche qui attend Lucas Papadémos, l'institut grec de la statistique a fait état d'une forte hausse du chômage, dont le taux a atteint 18,4% en août, au plus fort de la fréquentation touristique. Il était de 16,5% en juillet.

Le futur Premier ministre assure qu'il n'a fixé aucune condition à sa nomination. De source proche du gouvernement, on indique toutefois qu'il a exigé de George Papandréou et d'Antonis Samaras, respectivement chefs de file du Parti socialiste (Pasok) et de la Nouvelle démocratie (opposition), un engament écrit en faveur de l'accord conclu avec l'UE.

Ce plan prévoit de nouvelles mesures d'austérité qui viendront ajouter à la grogne des Grecs, épuisés par la rigueur.

Olli Rehn, commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, en avait déjà fait un préalable au déblocage de prochaine tranche d'aide de huit milliards d'euros. Sans cette argent, la Grèce sera en cessation de payement en décembre.

La France et l'Allemagne ont averti qu'elles ne laisseraient pas son sort menacer la stabilité de la zone euro et ont invité Athènes à se prononcer pour ou contre son maintien dans le groupe.

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Commentaires
a écrit le 13/11/2011 à 9:56 :
Lucas Papademos a prêté serment, vendredi 11 novembre, devant le chef de l?Église orthodoxe nationale, Mgr Iéronymos, au nom de « la Sainte et indissoluble Trinité ».
On croirait lire une bande dessinée d'un autre âge!!
ça ne fait pas sérieux toute cette pompe politico_sacerdotale!
bientôt bouddhiste?

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