La note du Japon est dans le collimateur de S&P

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Selon l'agence de notation Standard and Poor's, l'administration du premier ministre japonais Yoshihiko Noda n'a pas fait de progrès dans la lutte contre le fardeau de la dette publique.

Le Japon pourrait voir sa note souveraine dégradée par S&P. L'agence de notation juge que le gouvernement de Yoshihiko Noda n'a pas amélioré la situation de la dette publique abyssale du pays. Du coup l'agence de notation envisage d'abaisser la note du  pays.

L'agence n'est pas tendre vis-à-vis de l'actuel gouvernement nippon. "La situation des finances du Japon 'aggrave chaque jour et chaque seconde qui passe", déclare takahira Ogawa, le responsable de la notation des dettes souveraines basé à Singapour. Concernant la possible dégradation de la note, il a déclaré "il est juste de penser que nous sommes prêts à dégrader le pays. Mais un tel geste se fera progressivement et nous n'allons le faire aujourd'hui".

Une dégradation de la note nippone serait un revers pour le premier ministre japonais Yoshihiko Noda. Ce dernier a pris ses fonctions en septembre en déclarant qu'il engageait  à prendre des mesures pour améliorer à la fois les finances du Japon et de mettre en ?uvre la reconstruction après la catastrophe naturelle qui a secoué le pays en mars.

Depuis cette catastrophe, la note de l'Archipel n'a pas cessé d'être dans le viseur des agences de notation. Après l'abaissement par Fitch de la perspective de la note du Japon en mai dernier, Moody's a dégradé en août d'un cran à Aa3 la note de la dette à long terme du Japon à cause de l'endettement massif du pays, aggravé par le séisme du 11 mars dans le nord-est. De son côté, Standard&Poors avait déjà abaissé fin avril la perspective de la note de la dette à long terme de stable à négative et maintenu la note souveraine à long-terme à AA-.

Le gouvernement japonais reste assez optimiste

De son côté, le gouvernement japonais continue à penser que l'économie se redresse lentement, mais reste vigilant sur les risques de ralentissement à l'étranger, l'instabilité des marchés et les conséquences des inondations en Thaïlande, montre son rapport mensuel.

Le gouvernement a toutefois réduit son estimation des investissements des entreprises pour la première fois en six mois. "L'économie japonaise continue à se reprendre lentement, même si les difficultés liées au tremblement de terre sont là", lit-on dans le rapport de novembre publié jeudi.

L'économie japonaise a rebondi au troisième trimestre après la récession déclenchée par le séisme et le tsunami du 11 mars, mais les analystes anticipent un ralentissement de la croissance ce trimestre en raison notamment de la force du yen. "Nous constatons des signes positifs de Thaïlande après les inondations, mais on ne peut pas être exagérément optimiste. Nous allons devoir surveiller les données qui nous arrivent pour mesurer précisément l'impact sur l'économie japonaise", a déclaré le ministre de l'Economie Motohisa Furukawa. "Les problèmes de l'Europe pourraient affecter les flux commerciaux, les actions et les devises, ce qui pourrait ensuite indirectement affecter l'économie japonaise."

Le gouverneur de la Banque du Japon Masaaki Shirakawa a déclaré jeudi qu'avec les problèmes de la dette souveraine en Europe, il était important que les banques aient un accès régulier à des financements en dollars. Le gouvernement a redit que les exportations et la consommation privée se stabilisaient et que la production industrielle reprenait, tout en indiquant que les conséquences négatives des inondations en Thaïlande pourraient se voir dans les données de novembre.

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a écrit le 22/01/2012 à 23:14 :
Le modèle à suivre en matière de financement public et celui du Japon, pas de l'Allemagne. Les japonais financent leur dette et ils ont la maîtrise de leur monnaie.
Il faut que les européens financent leur dette et que la BCE ouvre les vannes. On n'est pas arrivé!
a écrit le 25/11/2011 à 15:05 :
Je pense que le gouvernement japonais s'en fout pas mal, car la dette est détenue essentiellement par les ménages japonais et elle est libellée en yen. au pire, un petit coup de planche à billets et le tour est joué, les japonais avaleront la pilule et basta.
a écrit le 25/11/2011 à 13:11 :
Comme les Japonais s'autofinancent en vase clos qu'est-ce qu'ils s'en tapent!
a écrit le 25/11/2011 à 2:20 :
C'est horrible ce que peuvent faire ces agences de notation. Pour habiter au Japon et avoir vecu la tragedie, je trouve que ca revient a s'acharner sur un blesse grave ! Franchement le systeme part completement en vrille ! Comment peut-on laisser les agences de notation donner froidement leur verdict sur un pays qui vient de subir l'une des pires catastrophes naturelles de son histoire.
Je me demande ce qu'il se passe dans la tete des dirigeants de ces agences de notation quand ils se reveillent le matin et se disent devant la glace : "aujourd'hui on va annoncer qu'on degrade la notation du Japon".
Franchement, ca fait froid dans le dos....

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