Quelle est cette drôle d'agence de notation chinoise qui flingue à tout va ?

 |   |  2357  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : Bloomberg)
Pessimiste ou réaliste ? Voilà en tous cas une agence de notation qui a la dent dure. Elle vient à nouveau de dégrader la note de la Grèce et, il y a un an, privait la France de son précieux triple A. Mais sa méthodologie reste pour le moins opaque...

Moody's, Standard & Poor's, Fitch... à côté de ces trois agences de notation ultra médiatisées depuis la crise financière, une agence de notation chinoise fait à nouveau parler d'elle : Dagong.

Cette dernière vient de dégrader à nouveau la note de la Grèce, et n'y va pas par quatre chemins : "la Grèce a complètement perdu sa solvabilité et doit se préparer à une restructuration massive de sa dette" a déclaré l'agence de notation chinoise pour expliquer ce mardi la nouvelle dégradation de la note souveraine grecque qu'elle a annoncée".

Dagong s'était fait connaître il y a un peu plus d'un an en retirant aux Etats-Unis son triple A, avant les trois autres agences. Et faisait de même avec la France en juillet 2010. Coup de pub ou clairvoyance ? Difficile de trancher, car l'agence chinoise a le culte du secret. La SEC qui a jusqu'à présent reconnu 10 agences a refusé de reconnaître Dagong en octobre 2010. Idem pour l'Esma (autorité européenne des marchés) qui a enregistré 15 agences en Europe. Dagong n'est donc pas reconnue par les régulateurs occidentaux, ni par les marchés internationaux. Elle fait donc de la notation "non sollicitée" et n'a pas accès aux interlocuteurs dans les différents pays.

Pourtant, en juin dernier, le célèbre économiste de Natixis Patrick Artus n'a pas hésité, comme nous l'a rappelé un internaute (voir ci-dessous dans l'espace "Commentaires"), à donner raison à Dagong. Pour accéder à l'intégralité de la note publiée par Natixis, cliquez ici.

Retour sur une agence qui s'amuse à faire peur...

(nb : les articles de "La Tribune" reproduits ci-dessous ont été repris tel quel, sans mise à jour des événements survenus depuis)

16 juillet 2010 : Le triple A retiré à la France

Dans son premier rapport sur la qualité de signature des États, l'agence de notation chinoise Dagong juge que la France n'est plus digne du AAA que lui accordent Moody's, Fitch Ratings et S&P. Elle est ainsi rétrogradée à AA ? avec perspective négative, au même niveau que le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni, qui perd lui aussi son AAA. Egalement notés AAA par les grandes agences, les États-Unis et l'Allemagne se voient respectivement affublés d'un AA et d'un AA+ . « L'Allemagne, les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, les Pays-Bas et le Canada sont tous soumis à des pressions budgétaires », souligne l'agence. La Norvège, l'Australie, le Danemark, le Luxembourg, la Suisse, Singapour, et la Nouvelle-Zélande sont les seuls pays notés AAA par les grandes agences internationales à conserver leur note selon la grille de Dagong. La Chine, elle, est dotée d'un AA+.

Julien Beauvieux

4 novembre 2010 : Dagong sort de l'ombre

Guan Jianzhong, président et directeur de Dagong Global Credit Rating, s'est fixé une « mission historique » : réformer et imposer de nouvelles méthodologies de notation des risques financiers, en Chine et à l'étranger. Bref, détrôner les toutes puissantes agences de notation occidentales Moody's, Standard and Poor's et Fitch, rendues responsables de la crise financière et accusées de « promouvoir les valeurs américaines » à travers le monde.

« Le système tel qu'il existe ne peut pas continuer. Nous ne pouvons pas attendre des initiatives américaines pour le réformer », explique-t-il sans détour, avec des mots jamais assez durs contre les États-Unis et l'hégémonisme des agences de notation occidentales qui mettraient même en péril la sécurité de la Chine. Pour se faire connaître, Dagong , fondé en 1994 et inconnu jusqu'ici en dehors des frontières de la Chine jusqu'en juillet, a donc décidé de faire du bruit. Mission réussie depuis son rapport incendiaire sur la dette souveraine de 50 pays dans lequel les États-Unis perdent leur AAA pour un AA avec une perspective négative et la France ou le Royaume-Uni se voient attribuer un modeste AA-.

La méthodologie de Dagong , fruit de « cinq années de travail », laisse perplexe diplomates et professionnels de la finance. Elle ne s'illustre pas par sa transparence. Sans se démonter, le président de Dagong affirme cependant qu'elle est « révolutionnaire » et bien plus quantitative que celle des agences traditionnelles, dont plus de 50 % de la note est définie par des critères « subjectifs ». Contrairement à ses concurrentes occidentales, Dagong ne prend pas en compte le contexte politique mais bien la capacité à assurer la stabilité politique. L'agence chinoise se concentre également davantage sur la puissance financière - notamment les réserves de change auprès de la banque centrale - et beaucoup moins sur les niveaux d'endettement ou la capacité à rembourser.

L'impact du rapport ne s'est pas fait attendre. La presse anglo-saxonne, notamment le « Financial Times », lui a même donné une caisse de résonance inattendue. À l'heure où les grandes agences occidentales se font épingler par les régulateurs pour ne pas avoir su anticiper la crise des subprimes, l'alternative de Dagong séduit et intrigue. Guan Jianzhong est, depuis, sollicité par les pays du monde entier. Un membre de la Commission européenne a pris contact avec le président pour des discussions informelles au cours desquelles l'idée d'une agence sino-européenne a été évoquée. « Cela a un sens de réfléchir ensemble à une nouvelle méthodologie », confirme une source européenne. Du côté français, Guan Jianzhong a reçu la visite d'un membre de l'ambassade et a rencontré l'assureur crédit Coface. « Guan Jianzhong cherche des contacts professionnels avec l'Europe. Après ce qui s'est passé aux États-Unis et un partenariat avorté avec Moody's, Dagong préfère trouver un partenaire européen pour s'imposer sur le marché de la notation », raconte un observateur.

Mi-octobre, Dagong avait refait la une de la presse lorsque sa demande d'accréditation pour exercer aux États-Unis lui a été refusée par la SEC, « faute d'informations suffisantes ». Dagong a pris ce refus comme une attaque personnelle et l'affaire est vite devenue politique. L'agence chinoise réclame en effet le droit d'exercer chez le premier créancier de la Chine. « Leur refus est une provocation. Les États-Unis veulent que nous renoncions à une partie de notre souveraineté. Nous devons pouvoir noter les biens chinois en Amérique [.]. Surtout, ils ont peur que nous divulguions les risques chez eux », martèle le président de Dagong . Ce dernier menace de faire appel et somme les autorités chinoises d'intervenir en sa faveur. Désormais le dossier est entre les mains du CSRC, administration qui supervise la bourse chinoise. Le fondateur de Dagong prépare aujourd'hui un nouveau coup d'éclat : un déclassement de la dette américaine. « Depuis la crise, les États-Unis dévaluent leur monnaie et ont lancé une guerre commerciale. Nous en étudions l'impact sur l'économie globale », justifie-t-il.

En Chine même, la méthodologie de Dagong est pourtant loin de faire l'unanimité. Dans les milieux financiers, on accuse même Guan Jianzhong d'être superficiel, de trop aimer l'argent et surtout de faire beaucoup de bruit pour rien. « Même si Dagong reçoit sa licence, cela ne changera pas le coût des obligations américaines et cela ne veut pas dire qu'elle aura des clients sur place », explique un gérant. « Comment noter quantitativement la dette des pays émergents dont les données économiques ne sont pas fiables », renchérit un autre financier, qui ajoute, « et comment expliquer que Dagong donne une meilleure note à une petite ville inconnue de la Chine qu'aux États-Unis. Il existe trop d'incohérences ».

Dagong , seule agence de notation autorisée à noter les titres au capital qui est 100 % chinoise, apparaît donc bien isolée. Ses concurrents ont tous choisi de nouer des partenariats avec les trois grandes agences occidentales. Ainsi Fitch et Moody's sont-elles en joint-venture avec Lianhe et China Chengxin, S&P collabore avec New Brilliance et un joint-venture devrait bientôt voir le jour. Dagong avait été approchée par les agences occidentales et avait travaillé, entre 1999 et 2002, avec l'agence Moody's. Le partenariat a fait long feu, pour « incompatibilité », selon les Américains, « pour impossibilité d'appliquer leur méthodologie en Chine », selon Guan Jianzhong. D'où l'option du cavalier solitaire. « Il faut créer des normes chinoises », avance Guan Jianzhong pour, selon lui, ne plus pénaliser les entreprises chinoises à la fois dans leur ambition internationale mais également pour éviter de se faire racheter à prix bradé par des concurrents étrangers. Ce discours nationaliste a cependant du mal à prendre. La part de marché de Dagong s'est effondrée de 60 % en 2006 à 20 % aujourd'hui. Ce qui n'empêche pas l'agence de viser 1.000 analystes d'ici deux ans et de lorgner sur la place de Hong Kong.

Virgine Mangin, à Pékin

11 juin 2011 : Dagong s'attaque au Royaume-Uni

Coup de tonnerre au Royaume-Uni. La note de la dette britannique a été abaissée. Si, si, vraiment : elle est passée de AA - à A +, avec surveillance négative. Si personne ou presque n'y a prêté attention, c'est que la décision venait de... Dagong, l'agence de notation chinoise. Quasiment inconnue dans le monde occidental, celle-ci notait jusqu'à l'an dernier essentiellement les entreprises chinoises. Mais elle s'est lancée depuis l'été 2010 dans la dette souveraine, couvrant désormais une soixantaine de pays. Et ça fait des ravages. La France ? Sa note vient aussi d'être abaissée à A+, avec surveillance négative. Même les États-Unis n'y échappent pas, avec une note réduite à A+ depuis novembre dernier.

Dans ses rapports - dans un anglais parfois approximatif - Dagong ne mâche pas ses critiques. Petit florilège avec la récente note sur le Royaume-Uni : « (L'austérité budgétaire) est rendue difficile par les problèmes sociaux, l'inflation élevée, et la relativement faible croissance... Il est improbable que les recettes fiscales [...] augmentent sensiblement. » Dagong en profite pour lancer une savoureuse petite pique politique : « L'engagement du Royaume-Uni dans la guerre en Libye va encore augmenter le déficit. »

Il serait tentant d'écarter d'un revers de la main ce rapport. L'agence Dagong n'a pour l'instant aucun impact sur les marchés internationaux. Mais l'offensive a de l'importance. D'abord parce que la Chine est l'un des tout premiers créditeurs du monde occidental, et que la perception qui y règne est essentielle. Ensuite parce que cela remet en cause la suprématie, très critiquée, des trois grandes agences de notation : Standard and Poor's et Moody's (toutes les deux américaines, avec 80 % du marché) et Fitch (dont le siège est à la fois à Londres et à New York, avec 12 % du marché).

Ces trois mastodontes sont aussi mis en cause par l'Europe, qui envisage de créer sa propre agence. L'idée a émergé de la crise financière : les agences sont accusées, d'une part, d'avoir accordé la meilleure note (AAA) à des produits financiers qui se sont finalement révélés toxiques et, d'autre part, d'accentuer la crise de l'euro en abaissant les notes des pays comme la Grèce ou l'Irlande et de provoquer des mouvements de panique. Les agences de notation « cherchent à modeler le destin et déterminer l'avenir de nos enfants », accusait en mars Georges Papandréou, le Premier ministre grec.

Les cas chinois et européens relèvent de la même volonté de rééquilibrer les points de vue. Sur son site Web, l'agence Dagong parle sans détour de renforcer « son pouvoir de négociation sur les marchés des capitaux internationaux ». L'agence est explicitement là pour mettre un terme au biais pro-occidental des agences traditionnelles. En comparaison, l'offensive européenne semble bien en retard. « Le projet d'une agence de l'UE n'a pas l'air de se concrétiser », persifle une source d'une des grandes agences actuelles. Les Britanniques en particulier sont contre, estimant que le conflit d'intérêts avec les propriétaires de l'agence - les États européens - serait trop évident. Ils n'ont pas tort. Mais il faudrait aussi éviter la naïveté. Les agences de notation actuelles sont-elles vraiment aussi indépendantes et scientifiques qu'elles voudraient le faire croire ? Et si oui, comment expliquer que les États-Unis gardent une note AAA - certes désormais vacillante - malgré leur dette et leur déficit colossaux ? Un autre regard, qu'il soit de Chine ou d'Europe, ne peut qu'aller dans le bon sens. Et tant qu'à faire pour les Européens, autant qu'il vienne d'Europe.

Eric Albert

10 novembre 2011 : L'agence tire sur la note américaine

L'agence de notation chinoise Dagong doute de l'intention de l'Etat américain de "s'acquitter de sa dette" alors que la première économie mondiale fait face à un risque de "récession à long terme".

A deux jours d'un G20 qui s'annonce particulièrement tendu, la Chine s'attaque à la dette américaine. L'agence de notation chinoise Dagong a dégradé ce mardi sa notation des Etats-Unis, passant de "AA" à "A+" avec une perspective négative. Une décision justifiée par "la détérioration de leur capacité de remboursement et le recul très fort de l'intention de l'Etat fédéral de s'acquitter de sa dette".

L'agence chinoise estime notamment que les problèmes rencontrés par la première économie mondiale devrait "conduire à une récession à long terme qui va fondamentalement réduire la solvabilité nationale" Dagong prédit ainsi des "risques imprévisibles" pour la solvabilité des Etats-Unis, "sous un an ou deux ans".

L'action de la Réserve fédérale est également très critiquée. L'institution a décidé la semaine dernière de racheter pour 600 milliards de dollars de bon du Trésor Une politique "incontrôlée" de création monétaire qui va, selon Dagong , "dans la direction opposée des intérêts des créanciers" en faisait se déprécier le dollar.

Malgré la très forte progression de leur dette, les Etats-Unis conversent leur notation maximale auprès des trois plus importantes agences de notation internationales Standard & Poor's, Moody's et Fitch. Mais Dagong avait jugé en juillet que leurs méthodes d'évaluation "ne reflétaient pas la capacité des pays à rembourser leurs dettes".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 03/01/2012 à 11:35 :
Peut-on vraiment comparer les modèles de développement des Brick's aux économies occidentales? Ce qu'il faut assimiler, ce sont les flux monétaires et la gestion des états vis à vis des objectifs d'une part et des critères objectifs de compétitivité d'autre part. Peut-être que les 9% de croissance en Chine sont impressionnants mais quel est le réel modèle social applicable au jour le jour dans ce pays et doit il être une référence internationale? Et pour quoi faire?
Le combinat sino-américain est il aussi efficace à long terme? Quelle est sa viabilité économique sur l'échiquier mondial?
Tout le monde peut lire ici et là que les dépréciations de monnaies se font non pas pour protéger des économies mais pour en attaquer d'autres!! Des blocs de spéculateurs sont capables de lutter contre des états ce qui revient à des déclarations de guerre!! Alors les agences de notations ne sont elles pas à la corde pour afficher et avouer ce que les états dissimulent depuis des décennies ??? Pour alerter des banqueroutes qui se prolongent grâce aux mécanismes comptables que pas même la cour des comptes de notre pays n'ose reporter, excepté les somptuaires dépenses de champagnes de certains ministères.....!!!
Le triple A de la France ne sert à rien dans un espace économique où la France est incapable de faire appel à des financements supplémentaires ou de déprécier sa monnaie car elle n'en a plus!! Elle ne peut non plus faire marcher la planche à billets!
Emprunter à plus de 3 ou 4% n'est pas le fond du problème. Le réel handicap est de considérer que tous les pays de la zone euro ( à l'exception de l 'allemagne) sont devenus comme les pays du tiers monde qui ne doivent leur salut aux fonds et banques internationales pour financer leurs économies à l'instar du royaume uni qui peut dévaluer sa monnaie et emprunter à moins de 2% alors que l'état de décomposition avancée de son économie est visible tous les jours........

Finalement, Dagong a bien retenu la leçon et anticipe ce qui arrivera à la Chine d'ici quelque temps : actifs toxiques massifs, économie en berne, chômage, économétrie mal mesurée, évasion de capitaux , syndicalisation massive etc....... une façon de préparer les écrans de fumée et protéger une réalité économique pas si brillante.
Réponse de le 07/06/2012 à 2:30 :
Mais tout a fait, je suis entierement daccord
a écrit le 28/11/2011 à 10:16 :
L'agence chinoise de notation Dagong fait tout ce qu'elle peut pour
"permettre" aux pays européens surendettés de l'appeler à leur secour
s...!!Elle a acheté le 1/2 du port du Pyrrhée;elle "louche" aussi sur
le port de Lisbonne et de Riga(le port le plus au Nord du continent
européen,qui ne gèle pas en hiver)...
a écrit le 24/11/2011 à 11:33 :
Les agences américaines ne flinguent pas, elles ? Bonjour l'impartialité !!
Réponse de le 08/05/2012 à 15:26 :
"qui mettraient même en péril la sécurité de la Chine"... on se demande ce que la considération d'un objectif économique vient faire dans le relevé objectif des données ??
a écrit le 24/11/2011 à 9:56 :
Les asiatiques avaient besoin d'une agence de notation moins américano-centrée et l'ont mise en place.

Mais que fait l'europe ?

Les états-unis sont plus endettés que la Grèce qui est utilisée dans les médias pour cacher l'océan de dettes américain.

Par contre, ces agences sont utiles et un pays qui ne serait pas endetté n'aurait pas besoin d'emprunter à tout va sur les marchés et n'aurait pas besoin d'être évalué...

Plutôt que de tirer à boulets rouges sur des agences pas toujours objectives, que nos gouvernements commencent par désendetter leurs états et ça ira déjà bien mieux.

Et vous, vous prêteriez à la France ou aux états-unis ? Si la réponse est non, il faut saluer le courage de ceux qui le font encore car sans ces emprunts, notre nation sera à l'arrêt.
a écrit le 24/11/2011 à 9:49 :
Rien que le titre de l'article me donne même pas envie de lire la suite et de son contenue : " Quelle drôle de.....", "..qui flingue à tout va..." ça veut tout dire !.....en résumer ça fais mal de se faire noter et juger par les Chinois, alors comme on peut ! on essaye de le rendre moins crédible !. Le titre devrais être plutôt : " Quelle est cette drôle de journal d'info Française qui flingue la Chine à tout va ? ". j'espère de ne pas trop vexer pour se faire censurer. Bien à vous.
a écrit le 24/11/2011 à 9:21 :
L'Agence de notation Dagong a au moins le mérite de montrer au grand jour que toutes ces "Institutions" en sont bien, et qu'elles sont au service des Etats. Actuellement les 3 Agences reconnues, d'essence US, sont bien sûr la courroie de transmission de la politique américaine pour imposer son modèle, renforcer l'hégémonie du dollar en faisant échouer l'Euro.
Réponse de le 05/01/2012 à 0:09 :
Il se peut qu'il y ait de la spéculation des insiders liés aux agences, en faisant chuter les marchés par des baisses des côtes de crédit...
a écrit le 24/11/2011 à 6:12 :
... en lisant le marc de café, on peut en dire ....bravo pour ce "travail" aussi transparent que du jus de chaussettes
a écrit le 23/11/2011 à 16:51 :
Les agences américaines sont évidemment beaucoup trop sympas avec la France et la plupart des pays occidentaux. Les agences chinoises ne font que rétablir la vérité.
a écrit le 23/11/2011 à 16:19 :
Bof les autres agences sont gentilles bien sûr c'est la journée de la gentillesse ou quoi ?
Je vous signale que le E.U sont pires que l'euro, que les accords gaziers Russes/Chinois ne sont pas en dollars.
LE DOLLAR va s'écrouler.
http://www.europe2020.org/spip.php?article714&lang=fr
a écrit le 23/11/2011 à 11:56 :
Et les autres sont plus credibles?
Les agences de botation ne sont que l emanation des preteurs alors pourquoi en tenir compte car cela ne change rien au final...juste une agence de propagande pour faire peur et obliger les faibles gouvernements a nommer des anciens de Goldman Sachs a tous les postes cles (avec creation eurobonds pour hypothequer tous les europeens)...Gouvernance mondiale.....on s y approche...c etait impensable il y a 15 ans...comme quoi
a écrit le 23/11/2011 à 8:44 :
renvoyons et bannissons toutes ces agences qui puent,et la tension retombera d'elle même .trop de misère en préparation,et une faillite qui rejaillira sur nos enfants.si une catastrophe mondiale avait lieu quels seraient les pays émergents ? et leur population?une élite qui ne cessent de piller ni d'affamer la populace,on reviendrai au temps des seigneurs et des serfs.
a écrit le 22/11/2011 à 22:46 :
Une publication datant de juin 2011 du service de la recherche économique de Natixis a comparé la notation de Dagong et celles des agences américaines sur certains pays. La comparaison venait d?un tiers qui ne prend partie ni du côté américain, ni chinois. Voici l?url pour votre information : http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=58640. En comparant les notations des pays cités dans l?articles données à l?époque et la situation actuelle de ces pays, on peut peut-être tirer quelques renseignements intéressants sur la pertinence des ces notations.
Réponse de le 23/11/2011 à 8:27 :
Bonjour et merci pour cette information que nous n'avions pas vue et qui apporte un nouvel élément pour permettre aux gens de se faire une idée. Nous allons l'intégrer à l'article.
a écrit le 22/11/2011 à 22:33 :
DAGONG note en fonction des opinions de comptoirs.
Réponse de le 22/11/2011 à 23:45 :
@Ben: et pourquoi les Chinois n'auraient-ils pas le droit d'émettre une opinion ? T'as une drôle d'idée sur la démocratie, toi qui te prétend ouvert :-) Ouvert aux idées pro-américaines, fermé aux autres idées, je présume :-)
a écrit le 22/11/2011 à 22:09 :
AAA+ selon la police
AA- selon les syndicats
Les agences de notation comme les compteurs de grevistes ne seront jamais d accord !
a écrit le 22/11/2011 à 17:49 :
Evidemment, les Chinois ne tiennent pas un discours de complaisance, comme le font les hommes politiques qui se cooptent, mentent de façon éhontée, trichent et volent, comme on l'a vu dans la consanguinité du Président de la BCE, de Goldmann Sachs et de Monti. Les Chinois disent les quatre vérités aux Européens, à savoir un assistanat social qui se finance par la dette et cela commence à peser une incurie dans le politique une croissance anémiée, une politique d'assistés, il faudra bien y mettre fin sous peine de voir les taux d'intérêts étouffer les budgets, cela veut dire travailler plus pour gagner moins, cela ne vous rappelle rien, payer plus pour les impôts jusqu'à l'étouffement, diminuer la fonction publique, les pauvres Européens seront bientôt sur les genoux si ce n'est pas à terre. En 2020, les USA auront disparu, les Européens mendieront leur pain aux Asiatiques.
Réponse de le 23/11/2011 à 4:17 :
A quels Asiatiques ? Ces Chinois dont le PIB par habitant est inférieur à celui de la Jamaïque s'il faut en croire le classement du FMI ? Qui n'ont pour débouché économique qu'un modèle d'exportation, condamné par l'insolvabilité des pays importateurs ? Dont la fécondité (allié au déséquilibre du ratio homme/femme) est suicidaire ? Dont la bulle immobilière est en train d'éclater, après avoir créé des situations d'endettements privés et régionaux qui n'ont rien à envier à celles des occidentaux ? Qui échoue dans ses projets d'industrialisation à marche forcée (le barrage des Trois Gorges, le train grande vitesse...) ? Soyons sérieux, les pays européens vont mal. Mais le mythe des BRICS ne durera pas beaucoup plus longtemps que celui de l'hyperpuissance américaine...
Réponse de le 23/11/2011 à 16:44 :
Bien vu Lucas. Les Etats ne disparaissent pas si facilement.
Réponse de le 24/11/2011 à 0:31 :
@Lucas

Lucas comparer le PIB/hab de la Jamaïque à la Chine c'est du importe quoi !
On comprend ça en 4e voire en 5e en cours d'Histoire/Géo. C'est vrai que la Jamaïque possède plus d'un milliard d'habitant et à un superficie territoriale 5 fois plus grand que la France! alors nous dire d'être sérieux revoyez votre copie!
Concernant les exportations, une chose à dire notre premier partenaire commercial est l?Allemagne(un pays insolvable ?) si nous suivons votre logique on devrait baisser la note de tous les pays de l'UE dont l'Allemagne qui exporte essentiellement en Europe.
Le taux de fécondité je ne vois toujours pas le rapport avec l'article.
Je suis d'accord avec toi concernant la bulle immobilière mais avant de lancer la première pierre oubliez pas qu'en France en ce moment même nous vivons dans une bulle immobilière!
"Qui échoue dans ses projets d'industrialisation à marche forcée" sa n'engage que votre opinion et d'ailleurs basée sur quels arguments ? Rien. concernant le train à grande vitesse, il est récent c'est vrai que c'est la Chine tout va vite avec eux mais soyez un peu lucide il faut leur accorder du temps!

Je ne suis ni pro occidentaux ni pro asiatique mais ce que je veux dire nous sommes tous dans le même bateau dont le navire s'appel :LA MONDIALISATION. Si nous tombons eux tomberont aussi, la réciproque est vrai également. Mais quand je vois les commentaires de ce genre je me dis que je comprend leurs réactions quand ils hésitent à vouloir prêter leur argent à des gens qui ne cessent de leur critiquer et d'être arrogant et penser toujours être les maîtres du monde.
a écrit le 22/11/2011 à 16:44 :
Une agence au service de l'empire du milieu.
Quoi dire, quoi faire lorsque l'on est en face d'une puissance financière avec situation de trappe de liquidité. quand l'ensemble de la planète est en manque de trésorerie.
Réponse de le 22/11/2011 à 17:14 :
Voici un "empire", une dictature communiste, devenu creancier pour les pays capitalistes. Situation inedite.
a écrit le 22/11/2011 à 16:24 :
Que dit cette agence sur la belle bulle immobiliere de son pays ? Aucun probleme peut etre !
Réponse de le 22/11/2011 à 17:23 :
@ Moutarde: les agences américaines auraient-elles la science infuse et devraient-elles donc être les eules habilitées à faire des commentaires ??? Personnellement, je suis pour la distribution d'infos, peut-être parce que je me sens suffisamment intelligent pour faire la part des choses :-)
a écrit le 22/11/2011 à 15:10 :
On attend impatiemment la note de Dagong sur la dette publique chinoise, B-, avec un avis motivé. "La persistance de la dictature chinoise au pouvoir va conduire à la guerre civile, à la récession à long terme, et amoindrir notre solvabilité". Non ? Ce n'est pas possible ? Surprenant !
Réponse de le 22/11/2011 à 18:18 :
A la vitesse où vont les choses la guerre civile interviendra bien avant en Occident...

Ça a d'ailleurs déjà commencé en Grèce...

Évidemment seuls les gens qui s'informent en ont conscience!
Réponse de le 23/11/2011 à 4:18 :
Vous êtes sûr d'être bien informé sur la situation sociale en Chine ?
a écrit le 22/11/2011 à 15:01 :
Lorsque vous etes en situation de surendettement, pensez vous que la banque doit vous accorder d'autres prets ?
a écrit le 22/11/2011 à 14:45 :
Il suffirait pourtant que nos dirigeants politiques aient , pour une fois, un peu de courage.
Qu'ils refusent l'invasion commerciale massive réalisée par les chinois à coup de dumping social.
Les clauses de concurrence devraient pourtant interdire l'usage de l'esclavage comme facteur de fixation des prix. Mais il faut dire que tous les français, et plus généralement tous les européens, ne sont pas contre l'arrivée de la Chine : ils ont tant à gagner.
Réponse de le 22/11/2011 à 17:20 :
@r421: je crois que tu te trompes de cible. Les Chinois n'importent jamais que ce que nos importateurs occidentaux achètent. Ton ipod et ton téléphone portable font partie de ces marchandises. Les responsables ne sont donc pas ceux que tu penses :-)

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :