L'Etat italien se finance toujours au prix fort

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La demande était au rendez-vous mais la détente de taux, constatée la veille, n'a pas été de la même ampleur. Loin s'en faut.

Sur fond d'euro déprimé, elle était attendue comme le dernier événement à haut risque de l'année 2011 : l'adjudication à moyen et long terme du Trésor italien. Comme la veille lors de l'opération de 9 milliards d'euros à six mois, la demande était au rendez-vous, mais la détente des taux servis, qui avaient alors fondus de moitié, a été de nettement moindre ampleur. Certes, les taux à long terme, à échéance de neuf et dix ans, sont restés sous le seuil psychologique des 7%, qui avait été franchi en novembre, mais l'Etat continue à payer un prix exorbitant pour se refinancer.

Le Trésor italien a réussi à placer pour 7 milliards d'euros de titres de sa dette à trois, sept et dix ans, alors qu'il s'était fixé comme objectif de lever entre 5 et 8,5 milliards de titres. Les taux à trois ans sont ressortis à 5,62%, alors qu'ils avaient atteint 7,89% lors de la précédente opération de même maturité le 29 novembre. Pour les titres à dix ans - les BTP échéance mars 2022 -, le taux s'est établi à 6,98% en baisse par rapport au record de 7,56% atteint le 29 novembre. Enfin pour les obligations à neuf ans - échéance septembre 2021 -, dont la dernière adjudication s'était déroulée le 13 octobre, à un moment ou les rendements à long terme n'avait pas encore flambé, le taux s'est envolé à 6,70% contre 5,77%. Le taux de couverture a été de 1,364 pour le papier à trois ans, 1,357 pour les titres à dix ans et 1,579 pour ceux à neuf ans. Le Trésor a enfin adjugé pour 800 millions d'euros de papier à sept ans à taux variable à un rendement de 7,42% contre 4,52% lors d'une opération similaire tenue fin août. Le ratio de couverture s'est inscrit à 1,97 contre 1,7 lors de la dernière émission semblable.

Si le pire des cas de figure redoutés a été épargné à Rome, il n'en reste pas moins qu'un taux de près de 7% payé pour les obligations à dix ans reste très onéreux et intenable pour l'Italie si elle veut continuer à se financer sur les marchés.

De son côté, la Banque centrale européenne ( BCE ) a achèté, comme à son habitude, des obligations italiennes en petites quantités sur le marché secondaire.

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a écrit le 03/01/2012 à 7:35 :

Le ton alarmiste du titre n'est pas justifié par le contenu. A l'évidence il y a amélioration par rapport à novembre. il suffit pour le gouvernement italien de maintenir la tendance et donc de continuerda le sens des effiorts engagés.
a écrit le 29/12/2011 à 17:52 :
"Le Trésor italien a réussi à placer" ouff on a eu chaud :-))) Vive la dette magique !
a écrit le 29/12/2011 à 16:13 :
La BCE a prêté 400 Milliards aux banques à 1% et l'Italie emprunte entre 5,62 et 6,98% ! Cherchez l'erreur !
Tout ça pour qu'une petite oligarchie se "goinfre" (Mr Monti un ancien de Goldmann Sachs) ont fait subir aux peuples des plans de rigueur à répétition! C'est du hold up organisé.
Ce n'est plus de l'indignation, les peuples devraient se révolter pour obliger les Etats à emprunter directement à la banque centrale et abroger cet article 123 du traté de Lisbonne
"L'esclavage" par l'endettement permanent
Réponse de le 29/12/2011 à 16:34 :
C'est bien, je n'ai même plus besoin de commenter, d'autres que moi écrivent la même chose. Parfait !
Réponse de le 29/12/2011 à 17:09 :
La seule chose que vous oubliez est que les prêteurs ne reverront peut-être jamais leur argent..ce qui a été le cas par le passé pour les emprunts russes, l'Argentine et la Grèce pour ne parler que des cas récents..mais si vous pensez le contraire, alors je ne peux que vous inciter à acheter des obligations italiennes qui sont en vente publique pour toutes les maturités..Vous allez devenir très riche, sacré veinard!
Réponse de le 29/12/2011 à 17:10 :
les peuples arabes sont plus courageux , ils ont osé et ils ont gagné
a écrit le 29/12/2011 à 15:55 :
Les règles actuelles de la Zone Euro permettent aux économies fortes de la zone euro d'étouffer les économies les plus faibles de celle-ci, puisque celles-ci ne sont pas en mesure de leur tenir tête, surtout à cause de l'Euro.
Les bénéfices réalisés dans la Zone Euro par les grandes entreprises, surtout allemandes, sont souvent réinvestis en dehors de celle-ci, ce qui correspond a une fuite de capitaux légale.
Ainsi grâce a un Euro surévalué les grosses entreprises ont pu délocaliser ou acheter des entreprises en dehors de la Zone Euro.
Nous avons dans les pays à économie faible un taux de chômage des jeunes énorme (40% en Espagne et Portugal, 28% en Italie et je ne parle pas de la Grèce. Ce chômage des jeunes contraint bien souvent ceux-ci à quitter le vieux continent pour aller chercher fortune au Canada, Australie, États-Unis, etc., etc.,
Seules les grandes entreprises profitent de la situation et des règles actuelles. A long et moyen terme la Zone Euro sera la grande perdante, si nous ne faisons rien pour modifier ces règles.
Réponse de le 31/12/2011 à 7:34 :
Et après, on fait comment pour modifier lesdites règles ? Les nouvelles règles ne seraient-elles pas que trop bénéfiques pour les Etats les moins favorisés actuellement, ce qui étouferrait le Etats que l'on pourrait qualifier de gagnants de nos jours ? Bref, je persiste et signe : cette monnnaie, créée par des hauts fonctionnaires français tout aussi prétentieux et hautains que des lords anglais, nepeut fonctionner. Et ces imbéciles osent continuer dans leur erreur...
a écrit le 29/12/2011 à 14:57 :
C'est le tonneau des danaïdes.
Et maintenant les collectivités locales françaises veulent elles aussi emprunter pour financer les postes bidon créés par les responsables politiques et le train de vie fastueux qu'elles mènent (voyages lointains, communication tous azimuts, locaux gigantesques et luxueux etc.).
a écrit le 29/12/2011 à 12:36 :
Pourtant ce pays est l'avenir de l'Europe, une grande puissance industrielle, le plus beau patrimoine de l'humanité, seul pays de l'UE attirant les investisseurs chinois dans le commerce de gros et de détail, sans parler de la beauté légendaire des Italiennes.
Réponse de le 29/12/2011 à 13:25 :
Et la gastronomie! Pour ce qui est de l'avenir, à voir, il faudrait plus d'enfants à mon avis : un ratio dette publique / PIB ne signifie pas la même chose pour deux populations aux tendances démographiques différentes.
Réponse de le 29/12/2011 à 14:15 :
Je leur préconise de faire cavaliers seuls, en revenant à une lire dévaluée et ainsi exporter à tout va des produits bons marché en destination de l'Allemagne, qui, par sa politique mercantiliste éhontée, asphyxie chaque jour davantage les économies de ses voisins du sud !
Réponse de le 29/12/2011 à 14:32 :
@Tahi
Plus d'enfants comme imiter la France et son taux de chômage, ses pauvres, ses familles monoparentales vivant aux crochets de l'Etat ?
Réponse de le 29/12/2011 à 14:59 :
Je pense qu'une faible démographie pose à terme des contraintes économiques. Si l'Italie ne purge pas rapidement son problème de dette, elle risque de passer d'un problème à l'autre sans avoir le temps de dire ouf.
Réponse de le 30/12/2011 à 3:56 :
La démographie en Europe est surtout le fait des populations immigrées massives avec 4 ou 5 enfants et souvent plus. Ce qui fait que dans moins d'une génération notre belle culture française aura complètement disparue. Livre "les corps indécents". C'est à présent une certitude.
Réponse de le 30/12/2011 à 5:30 :
Euh cavaliere j'eleve seule mon fils et je ne vis aux crochets de personne, je bosse ?emps plein et je paye mes charges donc les pr?g?? lires italiennes hein...
a écrit le 29/12/2011 à 12:31 :
Ces taux restent intenables à moyen terme.

Selon le statut de la BCE, celle-ci peut prêter à la BEI au taux de 0,01% qui elle-même peut prêter à 0,02% directement aux états.

On nous raconte des salades depuis des mois sur ce sujet.

http://www.rtbf.be/info/economie/detail_on-peut-preter-aux-etats-europeens-a-du-0-02-sans-changer-les-traites?id=7288313

Réponse de le 29/12/2011 à 14:46 :
comme vous j'ai lu que la BCE etait ultra.riche (avec une part d'auto-monétisation) alors ??? on nous raconte n'importe quoi
a écrit le 29/12/2011 à 12:21 :
mauvaise nouvelle : nous risquons à terme de devoir aider l'Italie d'une manière ou une autre...
Réponse de le 29/12/2011 à 14:52 :
De même qu'il faudra également que l'on soit aidé, chacun son tour !
Réponse de le 30/12/2011 à 14:25 :
Au jeu des chaises musicales, il y a quelqu'un qui reste debout à la fin!
a écrit le 29/12/2011 à 12:04 :
La zone Euro ressemble étrangement à un marécage ou à une tourbière. Plus nos technocrates eurobéats s'agitent, plus ils s'enfoncent. A force, ils se noieront pour de bon. Mais bon, quant on a à faire à la bêtise....
Réponse de le 29/12/2011 à 12:52 :
Le problème de la zone euro c'est qu'elle est mal pilotée. Remplacez la voiture (l'euro) par une autre (des monnaies nationales) ne changera rien. Si le conducteur (les politiques) est mauvais, la voiture ira quand même droit dans le mur.
Réponse de le 31/12/2011 à 7:29 :
Certes. mais ceci est accentué par le fait qe les politiques aussi incompétents qu'hollande et sarlozy ne peuvent atténuer le problème par une politique monétaire adaptée. L'Euro amplifie donc la crise.

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