Mais où est donc passé le libéralisme ?

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Statue d'Adams Smith (1723-1790) à Edimbourg / Reuters
Statue d'Adams Smith (1723-1790) à Edimbourg / Reuters (Crédits : REUTERS)
Le discours libéral qui faisait partie ces dernières années des thèmes majeurs de division de la classe politique a disparu des débats de la campagne présidentielle. Pourquoi ? Mathieu Laine, maître d'œuvre d'un Dictionnaire du libéralisme qui vient de paraître, donne ses explications. D'un point de vue libéral...

Est-ce un effet de la crise économique - et d'identité - que traverse l'Europe?? En tout cas, le thème du libéralisme - ultra, hyper, néo, classique... -, accusé d'être à la source de tous les maux de la France, n'est plus un sujet de polémique. La preuve, nul n'en parle dans la campagne présidentielle. « Nicolas Sarkozy a prouvé qu'il n'était pas libéral, et François Hollande, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen sont antilibéraux avec virulence. Ils sont tous étatistes », soupire Mathieu Laine.

A la tête de la société de conseil Altermind, ce jeune professeur à Sciences-Po publie cette semaine un Dictionnaire du libéralisme aux éditions Larousse. Fruit de quatre ans de travail et de la collaboration de soixante-cinq spécialistes de tous horizons, la parution de cet ouvrage de plus de 600 pages semble décalée dans la conjoncture politique. « J'ai voulu montrer que le libéralisme n'est pas la caricature que se plaisent à en faire ses détracteurs », se justifie-t-il. L'ouvrage, qui se veut pour le grand public, offre à la fois des définitions claires des principaux théoriciens, politiques, concepts, événements historiques qui jalonnent l'histoire d'un concept qui, en France, se réduit souvent à l'image du « renard libre dans le poulailler ». Pourtant, le libéralisme a eu ses heures de gloire dans l'Hexagone, notamment aux xviiie et xixe siècles, à travers les figures de Frédéric Bastiat, Turgot, Tocqueville, Montesquieu...

Il prolongeait le mouvement d'idées initié par le philosophe écossais David Hume, qui impose l'empirisme contre la métaphysique, et par John Locke, qui montre la nécessité de repenser la politique à l'aune du droit naturel, inaliénable, de l'individu et du droit de propriété. Un autre célèbre Écossais, Adam Smith, dans son maître ouvrage Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, repense les lois de la production en avantages comparatifs et montre combien le commerce international se substitue avantageusement aux guerres dans les rapports entre états.

Mais le libéralisme s'oppose surtout à un état omniscient, qui dicte le bien pour l'individu. Cette volonté de construire une société meilleure reste d'ailleurs l'alpha et l'oméga des programmes des candidats à la présidence pour séduire les électeurs. Le prix Nobel d'économie Friedrich Hayek, juge, lui, que les actions des individus sont tellement complexes qu'il est impossible a priori pour un pouvoir central d'établir un ordre social en considérant les citoyens comme des pions que l'on peut bouger à son gré. Hayek dénonce ce « constructivisme » qui nuit à un ordre spontané d'organisation dont le marché, lieu où les individus échangent des biens librement, serait l'exemple le plus probant.

On soulignera que les thèmes qui dominent la campagne électorale ne sont pas tant le progrès économique que la protection du citoyen, avec à la clé la recherche de boucs émissaires : les immigrés, la Chine et sa concurrence ­déloyale, les riches, l'euro, Bruxelles, les fonctionnaires... Dans son premier grand meeting de campagne en janvier, au Bourget, le candidat socialiste François Hollande avait même clairement désigné un « ennemi, qui n'a pas de nom, pas de visage, la finance ». « La campagne présidentielle est dominée par le protectionnisme et la sécurité, autrement dit par l'envie et la peur. En fait, on flatte les plus bas instincts », déplore Mathieu Laine.

Paradoxalement, cette protection des citoyens par le Welfare State (l'état-providence) est mise en question par l'endettement des pays européens et leurs difficultés à réduire leur déficit public. Le modèle social du Welfare State, qui a caractérisé à partir des années 1960 les nations développées, connaît à présent ses limites. Financé à crédit, il doit être remis en cause, ce qui ouvre la voie aux politiques d'austérité actuelles. Quant au protectionnisme, il n'a jamais été historiquement probant. Adam Smith déjà dénonçait ce système mercantiliste, qui, s'il bénéficie aux producteurs et monopoles locaux ainsi qu'au personnel politique à court terme, pénalise, en revanche, à long terme les consommateurs, autrement dit les individus, qui sont la véritable source de la richesse d'un pays. Car pour Smith, « c'est la consommation qui est le seul but de toute production ».

Un regard jeté sur ce qui est proposé dans la ­campagne électorale en cours, permet de constater que les candidats sont obsédés par la protection des producteurs et ne craignent pas de promettre de l'argent public à des secteurs lourdement dé­ficitaires au nom d'une réindustrialisation décidée au sommet de l'état. Ce dernier serait l'unique ­levier à partir duquel il semble possible d'agir, sa raison d'être n'est pas interrogée, sa neutralité semble acquise.

Pourtant, en France, la dépense publique, qui ­représente 56?% du PIB, mobilise la plus importante part de l'activité, un niveau inégalé dans l'ensemble de la zone euro. Sans surprise, la réduction de la dette a disparu de la campagne. Cet aveuglement antilibéral se retrouve dans l'analyse de la crise de 2008. Si le secteur financier a été montré du doigt au travers des « subprimes », on omet toujours de rappeler la source de ces produits?; la décision de l'état américain - conservateur comme démocrate - de favoriser l'octroi de crédits bancaires au nom d'une noble cause - l'accès à la propriété pour tous - mais au détriment de règles prudentielles. Cette prise de risque était garantie par les organismes publics Freddie Mac et Fannie Mae, et sans cette incitation, aucun organisme de prêt privé n'aurait accepté une si généreuse distribution. Sans parler du rôle des banques centrales et de leur politique monétaire laxiste.

De fait, l'état favorise l'aléa moral, qui se retrouve dans le too big to fail. Un organisme prend un risque inconsidéré parce qu'il sait que l'état va le sauver. C'est la raison pour laquelle les libéraux défendent le marché privé plutôt que l'intervention de l'état. Les prises de risques nécessitent une responsabilité. Or, souvent, l'état permet de supprimer cette ­responsabilité puisque les gouvernements ne seront pas pour­suivis. Et cette absence de responsabilité du secteur privé créé par l'état conduit en retour à une plus grande irresponsabilité de l'état qui finance à crédit son système social sans les limites que lui imposeraient le marché. « C'est le "too public to fail" », ironise Mathieu Laine.

La Grèce illustre cette situation jusqu'à la caricature. Voilà un pays qui a pu bénéficier de crédits européens, qui ont été dilapidés par un état clientéliste (de droite comme de gauche) qui, de surcroît, a falsifié les comptes publics sans conséquences judiciaires. Si le peuple grec est dans une situation aussi difficile en ce moment, il le doit davantage à l'incurie et la corruption de ses gouvernements qu'aux technocrates de Bruxelles, du FMI, ou aux marchés financiers. Et la récente découverte sur l'île ionienne d'une concentration exceptionnelle d'aveugles, parmi lesquels des chauffeurs de taxis, ne manquera pas d'évoquer la célèbre définition de l'état de Frédéric Bastiat : « La grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

Au final, comment peut voter un libéral aux présidentielles?? « Le problème du libéral est qu'il n'est ni de gauche, ni de droite », résume Mathieu Laine, restant fidèle à son credo de la prime de l'individu. Friedrich Hayek, qui ne se situait pas vraiment à gauche, n'avait-il pas rédigé un article célèbre intitulé Pourquoi je ne suis pas conservateur??

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a écrit le 26/05/2012 à 22:25 :
Le problème n'est pas le libéralisme mais l'économie de la dette et surtout de ce que nous en faisons.
a écrit le 26/05/2012 à 16:59 :
Qu'est-ce que c'est la droite française, nous sommes deux fois plus administrés que nos voisins, c'est un fait?
a écrit le 26/05/2012 à 16:39 :
Je crois qu'on est à la fois des individus et des citoyens. Le libéralisme c'est le Japon à 25% de prélèvements, un doublement de la population en 50 ans, deuxième économie mondiale. Les Allemands sont à 46 et à l'équilibre, nous faisons un grand écart entre les recettes et les dépenses, et ils annoncent un plan de soutien à l'activité. Le régime rhénan semble plus solide que le système américain. Le déficit US est abyssal, qui paye?
a écrit le 20/05/2012 à 11:29 :
le libéralisme vit très bien merci, il habite en Allemagne. Les débats sur ce genre de sujet en France n'ont aucun intérêt, pays "d'ultras" et de doux rêveurs qui préfèrent l'invective aux faits.
Réponse de le 23/05/2012 à 11:04 :
J'ose espérer que vous ne parlez pas du FDP? Parce qu'à part les deux derniers résulats au Schlesswig-Holstein et en Rhénanie du Nord-Westphalie, tenant plus aux personalités de Messieurs Kubicki et Lindner, le FDP ne se porte pas bien et ses revendications libérales sont plutôt malmenées par la coalition. A moins que vous classiez la prime pour les mères au foyer qui n'enverraient pas leurs enfants en crêche et en maternelle parmi les avancées libérales?
a écrit le 09/05/2012 à 12:05 :
Ciontrairement à ce que l'on pense, le libéralisme à une morale, la récompense de ses efforts pour réussir sa vie. A contrario, le socialisme s'est l'inverse, que tu travailles beaucoup ou que tu en fait le minimum, l'important s'est de distribuer à part égale. Résultat, trop de libéralisme tue la fraternité, trop de socialisme, tue, les entrepreneurs. CF'est pourquoi, la politique pronée par UMP, présensentait cette figure d'équilibre. Maintenant nous partons vers du socialisme pure et dure avec tout ce que celà comprend de négatif (Plus d'in vestissement privés, un étatiste à outrance, un appauvrissement de l'esprit d'initiative). Les français ont voulu ce changement, sont-ils conscient de la gravité de leur choix?
a écrit le 02/05/2012 à 13:11 :
Une analyse libérale bien naîve et conventionnelle: rien de nouveau sous le ciel idéologique du libéralisme: L'état serait coupable d'avoir provoqué la crise des "subprimes" aux USA. Mais au service de qui est l'Etat? De l'intérêt général ou des puissances de l'argent? Cela s'appelle le capitalisme d'Etat!
4 ans pour en arriver là? un petit trimestre de première année d'économie suffit.
a écrit le 01/05/2012 à 15:46 :
la question est de donner au politique le choix des décisions et personne ne pense que gauche et droite se situent sur les mêmes héritages, valeurs;choix d'un candidat, sanction politique justement c'est le moyen le moins sanglant restant à la démocratie pour survivre. Je crois aux leçons de l'histoire.
a écrit le 27/04/2012 à 6:17 :
Le malheur c'est qu'on en parle plus, mais que l'on continue à l'exercer. Monsieur Laine devrait partager à titre expérimental la vie d'un SDF, avec ses revenus et ses espoirs. Ceci pendant au moins une bonne année. Aprés quoi on pourrait l'entendre de nouveau. Une compétitivité basée sur les mêmes chances, ne fait peur à personne, le dérèglement auquel nous assistons ne peut être accepté que par ceux qui n'ont rien à craindre et tout à gagner.
Réponse de le 26/05/2012 à 22:13 :
J'ai fait 7 ans d'études, j'ai un bon master et d'autres choses, mais je n'ai pas d'expérience, alors les services du chômage me proposent une nouvelle formation. Je gagne 350 ? dix mois par an. J'ai dû payer 15000 ? de formation, seulement il faut des réseaux, il faut des cv parfaits, parfois trafiqués, il faut être capable de parler l'autruche en entretien. Je ne compte plus les connaissances, sortis d'études après la crise de 2000 qui ont vécu sur le carreau. Alors évidemment c'est plus facile quand on connait quelqu'un.
a écrit le 26/04/2012 à 11:45 :
L'article et la plupart des commentaires reposent sur l'affirmation bien franco-franchouillarde que le libéralisme aurait disparu. Une nouvelle preuve de l'ignorance complaisante du monde politique et énarchique français. Faux, archi-faux: non le libéralisme n'a en rien disparu du monde, il triomphe en Asie, en Amérique du Sud et même en Allemagne, et c'est pourquoi leur croissance est énorme et leur chômage absent. Festival de fausses excuses, de contre-vérités cette campagne présidentielle est d'une médiocrité affligeante. Et les Français, qui ne comprennent rien à l'économie, gobent tous ces mensonges et, à chaque élection, se jettent dans les bras de charlatans. Attention le réveil va être brutal, retour sur terre, retour vers les marchés, retour vers le monde des réalités, tout d'uncoup les Français vont comprendre pourquoi le libéralisme ça marche et l'étatisme ça foire.
Réponse de le 26/04/2012 à 13:37 :
Il n'y a peut-être pas de chômage en Allemagne, mais il y a un écart croissant entre ceux qui ont un "vrai" boulot, sécurisé et bien payé, et ceux qui ne (sur-)vivent que de petits boulots et qui n'arrivent plus à gagner leur vie ! Comme en Grande-Bretagne (qui vient d'entrer officiellement en récession), aux USA, en Amérique du Sud, bref partout où le libéralisme sauvage est en vigueur, la pauvreté s'installe pour la plupart et la richesse insolente pour quelques-uns. Et si les français sont méfiants par sur ce modèle, c'est peut-être qu'ils se doutent un peu trop ce que cela leur réserve !
Réponse de le 26/04/2012 à 17:35 :
"liberalisme sauvage", premièrement, ça n'existe pas. La politique est libérale, ou elle ne l'est pas.
Les z'USA sont entrés dans le socialisme avec Obama et Cameron mène, lui aussi, une politique social-démocrate. La part de l'Etat à augmenté dans ces deux pays et oui, la G-B rentre en récession, parce qu'on a mené, justement, le parfait inverse du "liberalisme sauvage". Au lieu de répéter ce que vous lisez dans l'Abération ou l'Immonde, et de le reste de la "Pravda" Française, allez a la source et comparer les chiffres.
a écrit le 26/04/2012 à 11:25 :
Merci pour cet article interessant, la liberté ne semble plus une valeur à la mode. Il y a un réel malaise. On voudrait un Etat tout puissant qui combatte ceux qu'on désignent comme responsables de tous nos maux : les "méchants". Et pourtant la vie est moins enviable dans les pays des dictatures, soyons un brin honnêtes.
On s'en prend à ceux qu'on croit plus riches que nous et on court tous après l'argent. Qui nous redonnera la paix sociale et la prospérité économique si les valeurs du respect de l'autre, de l'intégrité morale, de l'effort et du courage ne sont plus défendues par la population elle-même ?
a écrit le 26/04/2012 à 9:37 :
jetez un coup d'oeil sur Bastiat : http://bastiat2012.fr/
Réponse de le 26/04/2012 à 17:14 :
Ce site apparaît comme le site d'une secte ! La video fait penser aux hyptoniseurs: dormez je le veux et gobez ma propagande !
a écrit le 25/04/2012 à 20:00 :
L'une des figues les plus intéressante du libéralisme est Jean Baptiste Say. La raison en est simple. Ce brillant économiste a également été un brillant entrepreneur. Peu d'économistes ont eu cette double casquette, l'occasion de confronter la thérorie et la pratique.
a écrit le 25/04/2012 à 18:05 :
hey, the pic was made on the royal mile! god save the scotts ! ;-)
Réponse de le 26/04/2012 à 15:00 :
God save FREE Scotland ! ;-)
a écrit le 25/04/2012 à 17:03 :
la forme change mais le fond est toujours d'actualité...
Friedrich Hayek ou si vous preferez Friedrich August von Hayek est un grand adepte des thèses libertarienne de l'ecole de Chicago. Au passage un ami revendiqué de A. Pinochet et de son régime...comme quoi ses thèses son incompatibles avec la démocratie.
Réponse de le 25/04/2012 à 18:01 :
Pfff, l'école de chicago (friedmanienne) n'est pas l'école autrichienne (hayekienne).
Maintenant, si vous voulez parler des résultats économiques du Chili, on peut le faire. Parce que côté dictatures, on a eu droit à plus d'expérimentation à caractère marxiste avec le succès que l'on sait...
Réponse de le 25/04/2012 à 18:07 :
soit vous n'avez jamais ft d'economie, soit vous n'avez pas eu vos diplomes; vous pourriez accuser marx d'etre le pote de votre copain ' le camarade douch', ca serait aussi intelligent......... pitoyable francais
a écrit le 25/04/2012 à 15:49 :
Le libéralisme tel que l'utilisent les anglo saxons (c'est à dire par déformation car Tocqueville qui est l'inventeur du libéralisme politique ne dit rien de tout ça), est une sorte de religion qui comme toute religion, est au service d'un clan ou de clans, de castes, de classes sociales, le libéralisme est une invention de la classe bourgeoise qui a pris le pouvoir, et ensuite des colons qui ont viré les ex empires, et ensuite du nouveau colonialisme au XIX et XX siècles et enfin de la main mise des USA et de et des multinationales associées c'est à dire leurs banques et leurs sbires (les producteurs de produits informatiques et de services sur le net, les producteurs d'OGM, de produits pharmaceutiques, de colas, de mal bouffe, de viande aux hormones...) sur le Monde.
Réponse de le 25/04/2012 à 16:41 :
de leurs rapaces de multinationales du pétrole.
a écrit le 25/04/2012 à 15:37 :
Si la régulation étatique de l'économie a ses défauts, que dire du libéralisme et de la dérégulation qui ont amené le monde à la crise de 2008. L'amnésie n'est pas intellectuellement tolérable! Messieurs les libéraux vous n'êtes pas crédibles!
Réponse de le 25/04/2012 à 16:17 :
2007 la crise...
Réponse de le 25/04/2012 à 17:13 :
@ Albatros
Il n'y a pas de libéraux, bon sang. Les 2 seuls libéraux dans le paysage politique français, c'était Madelin qui a fini par se barrer à force d'avoir à faire des c... comme Chirac, ainsi que Le Pen père, même si ça fait mal au c.. des libéraux.
La crise de 2007-... (difficile de mettre une date de fin) est une crise du surendettement (due à la mésestimation du risque). Les subprimes, c'est la conséquence d'un Etat qui a poussé les banques au crime (ce qu'elles ont accepté) en les incitant à prêter à des pauvres gens insolvables. La crise de l'euro, c'est la même chose, mais au lieu de prêter à des américains pauvres, on a prêté à des Etats fauchés, ravis de dépenser à crédit pour acheter des clientèles électorales.
Réponse de le 25/04/2012 à 18:09 :
@cpm vous cherchez a convaincre des socialistes de gauche ou des socialistes de droite...... on devrait les forcer a faire un tour dans les pays de l'est ( ceux qui ne sont pas encore reconstruits), ca leur donnerait des idees...
Réponse de le 26/04/2012 à 11:24 :
On devrait les forcer! voilà une méthode à la soviétique! On ne peut justifier ses erreurs en faisant référence à des modèles d'un autre âge! La crise précédente a montré qu'une dérégulation conduit à la ruine (les libéraux pur jus auraient laissés faire faillite les banques et au revoir vos économies) et entre nous pour répondre à churchill ce n'est pas une idée de la gauche seule mais du centre dont je me revendique.
a écrit le 25/04/2012 à 15:06 :
Un peu court et biaisé cette argumentation qui n'en est pas une mais il faudrait parcourir l'ouvrage. Première contrevérité, le protectionnisme n'est pas l'apanage des sociétés dites ouvertes - ceci est TOTALEMENT FAUX - les exemples à travers l'histoire des USA et de la GB sont édifiants. Deuxième contrevérité, l'Etat vient à la rescousse des brbis galeuses ou des entreprises dépassées par la concurrence internationale, donc à tort. Le secteur de la production des jeux vidéo qui représente des dizaines de milliards de dollars est subventionné fiscalement par e Canada, la Belgique, l'Australie, la France (heureusement on a les meilleurs créatifs et experts au monde)...L'armement et l'aviation US sont sous protectorat, pas touche, l'automobile US a été sortie de la faillite e aurait dûes êtres raillée de la carte, l'Etat l'a subventionné et maintenant les firmes US prennent des participation au capital de PSA, Internet et les biotechs ont été crées sur fonds publics aux USA et en Europe...Donc tou ce discours sur le libéralisme est un peur fantasme, il faut bien entendu favoriser les échanges tant que les participants aux échanges sont gagnants, si l'un gagne et l'autre perd il fut redéfinir les règles, c'est ce que font les US depuis au moins deux siècles...en contestant au départ les règles de l'occupant anglais...c'est le fameux Tea Act..
Réponse de le 25/04/2012 à 15:56 :
Je dirais même plus : Toujours les mêmes mensonges!
Réponse de le 26/04/2012 à 9:39 :
ee
Réponse de le 26/04/2012 à 9:46 :
Vous venez dans tombez dans le bon vieux sophisme que Bastiat en son temps dénonçait par "ce qu'on voit, et ce qu'on ne voit pas"
Vous dites, que les entreprises automobiles ont été sauvé par l'Etat, c'est ce qu'on voit, mais avec quel argent, avec celui du contribuable, et ce qu'on ne voit pas, c'est que cet argent, qui lui est retiré, aurait pu être utilisé pour sa consommation personnelle ou par son épargne,investissement et en conséquence créer des emplois ou des entreprises dans d'autres domaines.
En fait l'Etat en déplaçant cette argent pour subventionner des entreprises, n'a rien crée, au contraire il a empéché la création et le développement s'autres entreprises et la disparition de celle qui ne sont plus viables ( les entreprises subventionnées utilisent des ressources qui pourraient servir à d'autres usage).

Preuve en est que malgré les aides de l'USA aux entreprises automobiles, le chômage est elevé et les perspectives économiques mauvaises.
Réponse de le 02/09/2012 à 19:04 :
J'aime bien quand la tribune qualifie de "professeur à sciences-po" un vague chargé de cours qui n'a même pas son doctorat ? et donc ne pourrait même pas se présenter au concours pour devenir "maitre de conférences" ! Cela garantit la qualité de l'information.

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