La menace d'une attaque israélienne sur l'Iran s'éloigne

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Yukiya Amano, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à son arrivée mardi à l'aéroport de Vienne (Autriche) en provenance de Téhéran, à la veille d'une réunion internationale sur le dossier du nucléaire iranien qui se tiendra à Bagdad (Irak)/Copyright AFP
Yukiya Amano, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à son arrivée mardi à l'aéroport de Vienne (Autriche) en provenance de Téhéran, à la veille d'une réunion internationale sur le dossier du nucléaire iranien qui se tiendra à Bagdad (Irak)/Copyright AFP
L'option militaire contre Téhéran et son programme d'enrichissement nucléaire, qui prévalait pour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, n'est plus à l'ordre du jour, en raison du scepticisme dans son propre camp et de l'opposition de Barak Obama en campagne pour sa réélection.

La menace d'une attaque israélienne contre les installations nucléaires iraniennes susceptible de propulser les prix du pétrole à des hauteurs vertigineuses se dissipe, du moins pour le moment. Peu avant la réunion mercredi du groupe dit des 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France et Allemagne), des responsables israéliens se disent bon gré mal gré disposés à laisser une chance à un accord qui pourrait être conclu avec Téhéran lors d'une réunion à Bagdad. Officiellement, le ton est toujours aussi pugnace. Benjamin Netanyahu , le Premier ministre, réaffirme que l'Iran cherche "à gagner du temps afin de tromper la communauté internationale comme la Corée du Nord l'a fait pendant des années".

Benjamin Netanyahu craint une levée des sanctions internationales

"Le but des négociations devrait être très clair : geler toute activité d'enrichissement d'uranium à l'intérieur de l'Iran, sortir d'Iran tout le matériau nucléaire enrichi et démanteler l'installation nucléaire souterraine près de Qom (une localité au centre de l'Iran)", ne cesse de proclamer Benjamin Netanyahu. Pour lui, le danger serait de voir la communauté internationale lever les sanctions qui paralysent l'économie iranienne à l'approche du 1er juillet date d'entrée en vigueur du boycottage européen du brut iranien en échange de vaines promesses, autrement dit de lâcher la proie pour l'ombre.

Moshé Yaalon, vice-Premier ministre et proche de Benjamin Netanyahu, a évoqué lundi ce scénario, "l'Iran est sans doute prêt à céder un pion dans ce jeu d'échecs pour défendre son roi", en l'occurrence son programme nucléaire. Mais cet ancien chef d'état-major a établi une subtile distinction. "Si les Iraniens acceptent de ne plus enrichir de l'uranium à 20% et ferment leurs installations souterraines d'enrichissement comme le proposent les grandes puissances, il ne s'agira pas d'un accord final, mais d'un arrangement intérimaire qu'il faudra tester dans les prochains mois", a expliqué Moshé Yaalon.

Le Premier ministre israélien ne peut se permettre de défier Barak Obama

Ehud Barak, le ministre de la Défense, a lui aussi évoqué récemment la possibilité qu'Israël accepte que l'Iran conserve une partie de son uranium faiblement enrichi. Bref, le scénario de raids aériens israéliens comme ceux lancés en 1981 contre la centrale nucléaire irakienne construite par la France près de Bagdad, ne paraît plus d'une brûlante actualité. Selon la plupart des commentateurs, Benjamin Netanyahu ne peut se permettre de défier Barack Obama, qui risque d'être réélu en novembre pour un nouveau mandat aux Etats-Unis, en se lançant dans une aventure militaire dont le grand allié américain ne veut à aucun prix.

Pour faire passer la pilule, le président américain a multiplié les "cadeaux" sous forme d'une augmentation de l'aide militaire annuelle à l'Etat hébreu, qui atteint déjà 3 milliards de dollars en finançant par exemple l'achat par l'armée israélienne de nouvelles batteries de missiles anti-missiles. Comme l'admet Moshé Yaalon, l'option militaire ne "vient plus qu'en dernier", et ce d'autant qu'au sein même d'Israël, l'état major, le Mossad, les services de renseignements, ainsi qu'une bonne partie des ministres sont opposés à une attaque contre l'Iran sans un feu vert préalable de Washington.


 

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Commentaires
a écrit le 23/05/2012 à 12:03 :
C'est Total qui doit se mordre les doigts !!
Tant pis pour leurs profits !
a écrit le 23/05/2012 à 0:16 :
Israel est une democratie.......aucun pays arabe ne l est
a écrit le 22/05/2012 à 19:50 :
et Israël détient des armes et personne ne lui pose des questions sur ses belle bombes,l Iran refuseras tout marchandage sur son programme nucléaire civil d autant quand il savent que se sont les sioniste qui sont derrière,
a écrit le 22/05/2012 à 17:49 :
A part quelques fanatiques idéologisés, personne n'y a jamais songé sérieusement et au surplus le pays n'en a certainement pas les moyens. La prétention ne remplace pas les crédits. L'ombrelle US s'est refermée et c'est la fin du processus agressif dans la région. Ce pays arabo-juif devra abandonner le sionisme et ses méfaits pour regarder ses voisins autrement.
a écrit le 22/05/2012 à 17:14 :
Le prix du pétrole le dira !
a écrit le 22/05/2012 à 13:52 :
'sans un feu vert de Washington'? Et le reste du monde alors...
Réponse de le 22/05/2012 à 18:22 :
le reste du monde on s'en fou. le 1° budget militaire est us, a lui seul vaut l'ensemble des 10 suivants.
Donc celui qui a la plus grosse est celui qui a de l'importance.
a écrit le 22/05/2012 à 13:23 :
et aussi dement... tellement des armes nucleaire israelienne oh pardon israel a plus de droit que les autres.et surtout celui de ce defendre quant elle agresse les autres.

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