Israël redoute une balkanisation de la Syrie

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Bombardement d'un quartier de la ville de Homs, en Syrie. /Copyright Reuters
Bombardement d'un quartier de la ville de Homs, en Syrie. /Copyright Reuters
En Israël, le gouvernement étudie les différents scénarios de l'après Bachar al Assad en Syrie. Si l'Etat hébreu ne parie pas sur une chute rapide du régime, il craint une balkanisation du pays et redoute la montée de l'islamisme sur l'ensemble de ses frontières.

Israël se prépare à tourner la page de la dynastie Assad, sans savoir ce que pourrait lui réserver le prochain chapitre. Les deux pays sont officiellement en état de guerre, mais Bachar al Assad et avant lui son père Hafez al Assad ont maintenu un calme total depuis près de 40 ans à la frontière, qui se trouve désormais en péril.

A très court terme, la priorité des priorités pour les dirigeants israéliens est d'empêcher que l'arsenal d'armes chimiques, présenté comme l'un des plus importants dans le monde, tombe dans les mains du Hezbollah, une milice chiite libanaise alliée de Damas et de l'Iran, ennemi juré de l'Etat hébreu. Selon les dirigeants israéliens un tel scénario pourrait se produire à l'occasion du chaos que provoquerait la chute du régime.

Le plateau du Golan, région stratégique

Face à tel scénario, Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, a clairement fait savoir qu'Israël attaquera les convois acheminant des armes de destruction massive vers le Liban. « Nous agirons immédiatement et de la façon la plus dure possible », a prévenu Avigdor Lieberman, le chef de la diplomatie. La deuxième menace porte sur le plateau du Golan, une région stratégique conquise sur la Syrie lors de la guerre de juin 1967.

Israël a porté plainte à l'Onu contre l'intrusion la semaine dernière de plusieurs centaines de soldats syriens dans une zone démilitarisée sous contrôle de casques bleus. Des combats entre les forces de Bachar al Assad et les rebelles se sont en effet rapprochés à quelques centaines de mètres de la frontière. Résultat: les unités de l'armée israélienne déployées dans le secteur ont été placées en état d'alerte. L'aviation et les drones espions israéliens multiplient les vols pour éviter toute surprise.

Le régime tient bon pour le moment

A plus long terme, les responsables israéliens estiment que les jours de Bachar al Assad sont comptés. Plus prudents, les experts, tel Shlomo Brom, membre de l'Institut pour les Etudes sur la Sécurité Nationale à Tel Aviv, estiment que le régime tient bon pour le moment. « Bachar Al Assad continue à avoir le soutien de l'armée, des services de sécurité, de la majorité des classes moyennes ainsi que des minorité tels que les Alaouites (la communauté du président. NDLR), les chrétiens, les druzes. Lorsqu'il y a des affrontements directs, comme cela a été récemment le cas dans la banlieue de Damas, l'armée prend le dessus sur les insurgés qui n'arrivent pas à constituer un front uni », souligne cet ancien directeur de la division chargée de la planification stratégique au sein de l'état major israélien.

Selon lui, la crise économique aigüe que connaît la Syrie ne constitue pas un facteur de déstabilisation . « D'autres dictateurs de la région tel Saddam Hussein ont résisté des années malgré l'embargo international contre leur pays. Les classes aisées syriennes n'ont pas abandonné Bachar al Assad, car elles redoutent que l'anarchie que pourrait entraîner sa disparition porte encore plus atteinte à leurs intérêts », ajoute Shlomo Brom. Bref, le bain de sang pourrait se prolonger.

Le risque de nettoyages ethniques

Pour l'avenir, il n'écarte par l'hypothèse d'une implosion de la Syrie selon le modèle yougoslave. «On pourrait s'acheminer vers des nettoyages ethniques commis par chaque communauté massacrant ou expulsant les minorités dans sa zone d'influence », estime-t-il. Pour Israël une telle situation n'a rien de réjouissant.

Les services de renseignements militaires de l'Etat hébreu évoquent notamment la possibilité d'une prise de pouvoir du côté de la majorité sunnite par les islamistes liés aux Frères musulmans, voire l'infiltration de combattants islamistes de la mouvance d'Al Qaïda.

Israël se retrouverait ainsi en situation de forteresse assiégée par des islamistes, avec, au sud, l'Egypte, où ce courant hostile a pris le pouvoir, et le Hamas, les islamistes palestiniens à la tête de la bande de Gaza, tandis qu'au nord l'Etat hébreau ferait face aux intégristes chiites du Hezbollah qui contrôlent toute la région frontière au Liban et une Syrie qui passerait à son tour au vert de l'Islam. Bref, au printemps arabe succéderait un hiver islamiste menaçant.

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a écrit le 29/07/2012 à 0:36 :
je ne suis ni juif et ni israélien, mais on peut comprendre .la crainte de ce pays avec toutes ces tensions . Si malheureusement des groupes extrémistes s'en prennent à eux, ils vont se défendre(normal)...et on verra fleurir les commentaires injurieux contre les exactions supposées d?Israël: en particulier en France ou il est devenu de bon ton de "s'indigner" contre ce pays qui a bien du mérite(cf st hessel)
Réponse de le 29/07/2012 à 1:09 :
Tout à fait d'accord !
a écrit le 26/07/2012 à 19:27 :
En Irack en Libye et j'en passe cela fait des decennies que l'on nous ressert à chaque insurection les armes chimiques Saddam Hussein en possédait des tonnes jamais trouvées alors cherchez l'erreur pour que la communauté intervienne sans l'aval de qui conque
a écrit le 26/07/2012 à 19:21 :
Pas que le hezbollah, vu que beaucoup de rebelles anti-Assad sont des islamistes liés à Al-Qaeda, ça pourrait créer une véritable hécatombe si l'un ou l'autre de ces groupes terroristes utiliseraient ces armes si elles venaient en leur possession.
a écrit le 26/07/2012 à 17:27 :
Al Assad est le dernier rempart pour les chrétiens contre les barbus. La rébellion est soutenue par les mouvements terroristes qui de plus participent aux combats. Al assad disparu, qui se souciera des chrétiens massacrés, surtout pas Normal 1er. Que la France reste en dehors de ces guerres de clan !
a écrit le 26/07/2012 à 12:02 :
On ne réglera pas le problème si chaque parti ne dépose pas les armes, insurgés compris. La naîveté des occidentaux prônant la liberté et la chute des tyrans conduit comme ce papier l'expose à la dictature islamiste. Croire en un islamiste modéré est un leurre: les islamistes progressent partout même en europe où ils avancent à pas feutrés pour imposer des coutumes moyennageuses. Tunisiennes, Syriennes,Françaises musulmanes je suis pessimiste sur votre liberté chèrement gagnée. Chrétiens, athées je n'en parle pas puisque vous êtes déjà marginalisés en Turquie ....
Réponse de le 26/07/2012 à 17:29 :
Reçu 5/5
Réponse de le 28/07/2012 à 22:53 :
LA difficulté de communiquer sur votre,site mw'a dégoutée ..

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