Qui soutient les campagnes d'Obama et de Romney ?

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Quel est le point commun entre Microsoft, Morgan Freeman et l'université de la Californie? Ils soutiennent tous Obama à l'élection présidentielle. Copyright Reuters
Quel est le point commun entre Microsoft, Morgan Freeman et l'université de la Californie? Ils soutiennent tous Obama à l'élection présidentielle. Copyright Reuters (Crédits : <small>DR</small>)
<b>DIAPORAMA -</b> Personnalités du showbiz, universités, entreprises, banques... Aux Etats-Unis, les soutiens des candidats à l'élection présidentielle proviennent de tous les milieux. Après la sortie controversée de l'acteur-réalisateur Clint Eastwood en faveur de Mitt Romney jeudi soir, voici un tour d'horizon des contributeurs les plus actifs.

L'intervention jeudi soir de Clint Eastwood à la convention républicaine de Tempa montre à quel point le soutien du monde des paillettes peut être profitable... ou préjudiciable. En simulant un entretien avec une chaise vide supposée être Barack Obama, l'acteur américain s'est attiré les moqueries de la sphère du web. Inaudible et perdu dans son sketch, Clint Eastwood n'a guère fait honneur à son poulain Mitt Romney. Le message était pourtant censé être limpide : les démocrates ont échoué, place maintenant aux républicains.

> VIDEO : Clint Eastwood prend la parole à la convention républicaine

L'affaire a eu une résonance telle que Barack Obama en personne ait intervenu sur son compte twitter de façon humoristique. Une photo du président assis a été postée avec la mention "This seat's taken / Le siège est pris".

Faveurs d'Hollywood

Au-delà de l'aspect comique, cette anecdote marque surtout l'influence d'Hollywood dans la campagne présidentielle. Et à ce jeu là, Barack Obama est largement vainqueur. De Morgan Freeman à Robert de Niro en passant par Gwen Stefani, le président sortant bénéficie d'un large soutien de l'industrie audiovisuelle. Autre avantage, Obama possède dans ses rangs des stars d'origine étrangère telles que Eva Longoria ou Beyoncé. Du coup, le démocrate est bien plus populaire que son adversaire parmi les communautés latino et afro-américaine, soit les deux plus grosses minorités des Etats-Unis.

En plus d'apporter de la notoriété, certaines stars n'hésitent pas à organiser des collectes de fonds pour leurs champions. Georges Clooney a ainsi levé 15 millions de dollars (11,9 millions d'euros) pour Obama lors d'un dîner à son propre domicile à Los Angeles. En ce qui concerne Romney, les donations de personnalités hollywoodiennes restent maigres, probablement en raison de son image de multimillionnaire.

L'argent, nerf de la campagne

Si s'attirer les faveurs d'Hollywood est un avantage considérable, bénéficier du soutien financier des institutionnels est encore mieux. Aux Etats-Unis, l'argent et son corollaire, le financement, restent les principaux outils de campagne à engranger des voix. Shows télévisés, affichages publicitaires, meetings, réseaux sociaux.... Concourir à la fonction suprême possède en effet un coût qui dépasse largement les aides publiques. C'est dans ce contexte que la loi américaine a autorisé les comités d'action politique (PAC), organisme qui récolte les dons et les reverse aux bénéficiaires, de supprimer leur plafond imposé de 2500 dollars par personne morale ou physique. Désormais, les «Super PAC» peuvent recevoir une somme illimitée, au grand plaisir des candidats.

Selon le Center for Responsive Politics (CRP), organisme de transparence financière, les entreprises technologiques et les universités figurent parmi les plus gros contributeurs de la campagne d'Obama. A l'inverse, les banques sont les donatrices les plus généreuses de la campagne de Romney. Dans le détail, l'université de la Californie se place en tête des dons à destination du camp démocrate avec 491.868 dollars (390.258 euros), juste devant Microsoft et Google. Pour le républicain, la banque Goldman Sachs tient le haut du pavé avec 676.080 dollars (536.416 euros), suivi de près par JP Morgan et Morgan Stanley. En ce qui concerne les professions, le classement est bien fidèle à l'esprit des candidats. Barack Obama bénéficie d'un large soutien des avocats quand Romney s'attire les faveurs des financiers. Mais pour l'heure, cette guerre d'argent n'a pas encore proclamé son champion. Les deux candidats restent au coude à coude dans les intentions de vote.

A découvrir : DIAPORAMA - Le top 5 des soutiens de Barack Obama et Mitt Romney

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Commentaires
a écrit le 03/09/2012 à 22:25 :
Qui est "le bon, la brute et le truand" dans cette lamentable parodie politique mettant en scène Eastwood, Obama et Romney? Un indice : le premier de la liste est l'actuel président !
a écrit le 01/09/2012 à 13:26 :
"Obama possède dans ses rangs des stars d'origine ÉTRANGÈRE telles que Eva Longoria ou Beyoncé."

OULAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Dois-je réellement expliquer ce qui est choquant dans cette phrase. Attention a vos formulations SVP!!!!!!
Réponse de le 03/09/2012 à 14:05 :
Je n'aurai pas pu dire mieux... Tout simplement choquant. Aux Etats-Unis on parle de personnes issues d'une minorité - ils sont aussi américains que Mitt Romney dont les parents sont nés au Mexique ou Barack Obama dont le père était Kenyan ! Il faut sortir de votre sphère franco-francaise...
a écrit le 01/09/2012 à 12:55 :
Hollywood ne peut être "paillette" et important à la fois, il faudra choisir. En vérité le cinéma, cette second life, agit comme un tableau de Mark Rothko : nous pouvons nous y immerger ou le trouver fade, inutile, ridicule. Les artistes qui prennent position sont finalement intègres face à nous qui le sommes moins en pensant que leur opinion serait supérieure. Nous avons pourtant eu nos tristes pitres français qui ont utilisé les théâtres subventionnés pour faire de la propagande socialiste. Le cinéma lui même est souvent dit révolutionnaire dans son obligation pour exister d'être en rupture, il a ainsi fait la propagande des pire totalitarismes, du nazisme au stalinisme en passant par le très récent maoïsme. L'on se posera donc la question de la nécessité de ce type de communciation sans droit ou possibilité de réponse et de la distance qu'il convient d'observer. L'intervention gag du vieil acteur jeudi soir a donné lieu elle à une réponse immédiate du président en charge ce qui est plutôt exceptionnel. Le speech est déjà un classique par l'impact puissant qu'il a posé car représentatif, tout est là finalement. Entendre dire : "Ce pays est le notre, ces politiciens sont nos employés et ceux qui ne font pas le job doivent céder la place" est une cure de sain équilibre. Une fois de plus, jeudi soir Clint Eastwood a été parfait.

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