Obama-Romney : qui gagnera la bataille de Twitter ?

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La convention républicaine qui s'ouvre ce lundi à Tampa en Floride donne un coup d'accélérateur à la campagne présidentielle américaine. La bataille est déjà acharnée sur Twitter, qui permet aux candidats de s'adresser directement à leur électeurs. Et sur ce terrain les deux rivaux semblent au coude-à-coude.

Et si Twitter éclipsait ces "grandes messes" que sont les conventions républicaines et démocrates... Encore balbutiant lors de la campagne de 2008, le réseau social s'est immiscé dans la campagne, jusqu'à peser désormais un poids non négligeable. Aucun parti ne s'y est trompé. Ainsi, la grande réunion républicaine, qui s'ouvre ce lundi à Tampa en Floride et doit désigner Mitt Romney candidat officiel, puis celle du camp démocrate, qui se déroulera à Charlotte en Caroline du Nord, seront toutes deux relayées sur les réseaux sociaux.

"Où que vous viviez, quel que soit l'appareil que vous utilisez, nous voulons que vous soyez un participant actif à cette convention", assurait récemment William Harris, directeur de la convention républicaine, en présentant son concept de "convention à ciel ouvert", destiné à faire de cet événement "le plus ouvert et accessible de l'histoire". La convention démocrate a pour sa part organisé des "tweetup" en amont de cette réunion, proposant à des volontaires de venir visiter à Charlotte le site en cours d'installation, à charge pour les invités de diffuser ensuite photos et commentaires enthousiastes.

Un coup d'avance pour Obama?

Sur cette tribune désormais incontournable, le président-candidat semble avoir un coup d'avance. Si l'on s'en tient au nombre de personnes qui le suivent, il bat son rival à plates coutures avec 18,9 millions d'abonnés au 27 août contre 919.732 pour Mitt Romney. Mais il bénéficie d'une large médiatisation depuis plus de cinq ans, d'abord en tant que candidat puis comme président et ce, dans le monde entier.

Analysant plus en détails la présence des postulants à la Maison Blanche sur Twitter, l'institut de recherche Pew note que l'équipe de Barack Obama est plus active que Mitt Romney. Les premiers publiaient ainsi 29 tweets par jour en moyenne au mois de juin sur tous les comptes officiels contre un seulement pour celle de Mitt Romney. Le centre de recherche ajoute que la stratégie de campagne du président "l'emporte" notamment parce qu'elle s'adresse à un public précis: les femmes et les latinos, deux "communautés" au coeur de son électorat. Par exemple, un compte spécial,"@LatinosforObama", a-t-il été créé.

Toutefois, le camp de Mitt Romney tente de combler son retard. "Les tweets de ce dernier sont plus souvent partagés et retweetés, ce qui fait penser que ses partisans sont plus 'motivés', note Zach Green, dirigeant de la société d'études des médias 140Elect, interrogé par l'AFP. Résultat: le "Twitter political index" du jour donne l'avantage à Romney.  L'outil mis en place par le réseau social avec le site spécialisé Topsy analyse les contenus des messages et établit quotidiennement un indice mesurant le nombre de messages "positifs" pour tel ou tel candidat. Ce lundi, l'ancien gouverneur du Massachusets dépasse le chef de l'Etat avec un indice de 36 contre 29 pour son opposant. 

Comment twitter peut peser dans la campagne

Tweeter davantage que l'autre ne suffit pas bien sûr. Si Twitter peut "influencer le cours du débat national", affirme Zach Green dans son entretien à l'AFP, c'est parce que le site "peut injecter un message dans le débat national et vous pouvez avoir votre opinion dessus avant qu'un quelconque article de presse ne soit écrit". Exemple-type, ce fameux tweet:

 


Après avoir été publié le 9 mai, ce message dans lequel le président des Etats-Unis lance que "les coupes de même sexe devraient pouvoir se marier" a relancé le débat dans le pays. Depuis, il a été "retweeté" plus de 61.000 fois. 

La possibilité de répondre à des accusations constitue une autre utilisation du réseau social de nature à peser dans la campagne. "Non seulement vous pouvez lancer votre message à des millions de gens, mais vous pouvez aussi répondre aux accusations très vite. Avant, il fallait créer un message pour la télévision ou prendre le temps d'écrire un communiqué de presse", a expliqué à l'AFP Tony Fratto, ancien porte-parole de la Maison Blanche sous la présidence de George W. Bush et dirigeant de la société de consultants Hamilton Place Strategies. Dans ce cas aussi, le camp Obama a donné un exemple marquant. Vendredi, lors d'un meeting de campagne, Mitt Romney a ravivé la polémique sur l'origine de Barack Obama. "Personne n'a jamais demandé à voir mon acte de naissance", a-t-il lancé. En 2007, quand il s'était déclaré candidat, son rival né à Honolulu avait été contraint de produire son acte de naissance pour prouver qu'il était bien né sur le territoire des États-Unis, une condition pour briguer la présidence du pays. En guise de réponse amusée, l'équipe de Barack Obama a publié le message suivant.

 

En lien, la chanson de Bruce Springsteen "Born in the Usa". 

Les comptes des candidats et de leurs soutiens servent par ailleurs à s'immiscer dans les "conversations" des internautes. Ainsi Barack Obama a-t-il utilisé cette tribune pour féliciter Michael Phelps pour ses médailles et Mitt Romney pour saluer la mémoire de Neil Armstrong. 

 

Passer pour hommes de leur temps

Enfin, en se montrant présent sur Twitter, les candidats jouent aussi sur leur image. "Avec l'utilisation de la radio par Franklin Roosevelt, de la télévision par John F. Kennedy et les campagnes de communication de Ronald Reagan au temps des satellites, ces candidats ont fait croire que leur utilisation rapide des progrès techniques étaient la marque d'une nouvelle génération de dirigeants plus en phase avec le pays", souligne le rapport Pew. Leurs budgets de campagne s'en ressentent. Pour les réseaux sociaux, la campagne Obama aurait ainsi dépensé 35 millions de dollars selon The Hill, média spécialisé en politique.

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Commentaires
a écrit le 28/08/2012 à 15:19 :
via Romney via Romney! go go go up! job job victory! not OBAMAMA,,,??????
a écrit le 28/08/2012 à 9:07 :
roommey, le pire du pire pour les USA.
Apres les exploits de Mr Bush, vieux vaut garder Obama, qui se debrouille tres bien.
Réponse de le 28/08/2012 à 15:02 :
roommey??????????????????
Réponse de le 28/08/2012 à 15:03 :
radine?????????not roommey
a écrit le 27/08/2012 à 19:02 :
Qui a fait la politique des prêts tous azimuts créant l'immobiliomania? Clinton. Le programme de dépenses d'Obama a-t-il amélioré la situation? Le chômage et la pauvreté ont augmenté et maintenant il faut payer les factures. Les démocrates qui agressent les républicains au nom de la pauvreté doivent être mis en face de leur triste bilan... la campagne risque d'être agitée vu le montant des sommes en jeu.
Réponse de le 28/08/2012 à 9:12 :
je vivais aux usa.
Lorsque m bush est parti en guerre, puisque Dieu le lui avait dit..... en direct de la tv
Tout s' est arrete, j' etais agent imobilier, du jour au lendemain tout s'est arrete. personne n' en parle mais moi je l' ai vecu
Et de la on a commence a degringoler, la crise a commence a ce moment la. les licenciements aussi. on connait le reste. Et pourtant ils sont un modele pour l'imobilier que nous devrions suivre.
je souhaite que Mr Obama rest au pouvoir, les republiains on a vu ce que cela a donn'e
Réponse de le 28/08/2012 à 15:10 :
Obama= not job not sécurité not justice not action USA avec s comme social???????
via M W bush plus réaliste avec la action quand les arabres on fait exploser deux tour moi j' aurais pas oublier war not stope merci!

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