Chômage, dette, "47%"... les répliques clés du débat Biden-Ryan

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Paul Ryan et Joe Biden, les colistiers de Mitt Romney et Barack Obama - Copyright Reuters
Paul Ryan et Joe Biden, les colistiers de Mitt Romney et Barack Obama - Copyright Reuters (Crédits : Reuters)
Au cours d'un débat surtout axé sur la politique étrangère, les colistiers des candidats américains à la Maison Blanche se sont affrontés jeudi soir au cours du deuxième débat télévisé de la campagne. Joe Biden et Paul Ryan on également évoqué l'économie. Voici six phrases clés pour décrypter le débat.

Au tour des "jokers" de la Maison Blanche de s'affronter. Joe Biden, Démocrate de 69 ans, plusieurs fois élus sénateur et vieil habitué des affrontements politiques, débattait contre Paul Ryan le jeune représentant Républicain du Wisconsin, 42 ans, cette nuit à Danville dans le Kentucky. La charge était lourde sur les épaules du premier, après le débat "perdu" par Barack Obama le 4 octobre. "Ce n'était pas ma soirée" a même reconnu le président.

Celle d'hier soir était peut-être celle Paul Ryan. Un sondage à chaud de CNN donnait Paul Ryan "gagnant" de la rencontre avec 48% d'opinions en ce sens et 44% qui ont salué la prestation de son opposant. Le président-candidat, de son côté, soutenait jusqu'au bout Joe Biden dans cette manche. "Je veux souligner que Joe Biden a été excellent ce soir", s'est réjoui Barack Obama peu après la fin du débat.

Cette fois la joute était surtout centrée sur la politique étrangère des Etats-Unis, mais le débat s'est également porté sur l'économie. Voici ce que l'on pouvait en retenir.

? Joe Biden : "Nous pouvons avoir et nous aurons [un taux de chômage] inférieur à 6%"

Après cette affirmation, les deux orateurs se sont échangés une courte passe d'arme, Paul Ryan tentant de démonter que, dans les petites villes du Middle West, dont les deux opposants sont issus, le niveau de chômage est plus élevé que cette moyenne nationale. Le taux de chômage américain s'est réduit au mois de septembre, passant sous la barre des 8% à 7,8%, le plus bas niveau depuis l'élection de Barack Obama.

? Paul Ryan : "Ceux de la classe moyenne, faites attention, vous allez recevoir la facture"

Pour Paul Ryan, qui avait publié un contre-projet de budget intitulé le "Chemin vers la prospérité", il n'y a pas suffisamment de hauts revenus pour couvrir toutes les dépenses prévues par l'administration Obama. Cette fois encore, les Républicains campent ainsi sur leur stratégie d'attaque du budget américain. Ce dernier a d'ailleurs été pointé du doigt par un rapport du FMI publié mercredi.

? Joe Biden : "Ils prennent les réductions d'impôt pour la classe moyenne en otage au profit des super-riches (...) Nous ne pouvons le cautionner"

L'actuel vice président accusait le représentant du Wisconsin et les Républicains d'échouer à protéger la classe moyenne, notamment en répétant qu'ils se concentraient sur des réductions d'impôts pour les plus aisés, et qu'ils cherchent à remettre en cause la réforme du système de santé initiée par Barack Obama. Cette ligne d'attaque sur la "classe moyenne" avait déjà été empruntée par l'actuel occupant de la Maison Blanche lors du premier débat.

? Paul Ryan : "Voilà ce que nous obtenons dans cette administration - des discours - mais pas de leadership"

Plus largement, le co-lister de Mitt Romney a plusieurs fois critiqué le bilan de l'équipe Obama. Il a évoqué à cette égarde des "promesses non tenues", répétant plusieurs fois "souvenez-vous quand il a dit", avant d'évoquer pêle-mêle le programme "Obamacare" sur la réforme de la santé qui ne bénéficierait pas à tous les Américains, les hausses d'impôts, la réduction des déficits.

? Joe Biden "J'en ai par-dessus la tête de cette notion de '47%' "

Le vice-président a, de son côté, profité de ce débat pour évoquer au fameux impair de Mitt Romney, filmé en train de dénigrer 47% d'Américains qui ont voté pour Barack Obama en 2008. Ce dernier avait soigneusement évité le sujet lors du premier débat. A cette attaque, Paul Ryan a répondu : "je pense que le vice-président sait très bien que parfois, les mots ne sortent pas de la bouche de la bonne manière", en référence aux maladresses répétées de Joe Biden. "Mais je dis toujours ce que je pense, et Romney aussi", lui a rétorqué ce dernier.

A lire aussi: Romney poursuit l'offensive avec de nouvelles excuses pour les "47%"

? Ryan : "Le choix est clair : une économie stagnante qui promeut plus de dépendance à l'égard de du gouvernement ou une économie dynamique, qui croît et qui promeut les opportunités et les emplois"

En guise de conclusion, Paul Ryan promet un "vrai rétablissement" à l'Amérique si Mitt Romney et lui sont élus. De son côté Joe Biden finissait sur sa défense de la classe moyenne. "J'ai toujours traité 'Main Street' comme 'Wall Steet'", a-t-il toutefois lancé. Autrement dit : si l'économie réelle est essentielle pas question non plus d'oublier le monde de la finance.

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Commentaires
a écrit le 12/10/2012 à 14:41 :
Biden ne cessait de ricaner pour masquer son manque d'idees,d'ailleurs il a toujours fait des bides.
a écrit le 12/10/2012 à 11:09 :
OOOAAAAOOOOHHH ! (baillement). bonne nuit les petits !
paroles ! paroles ! paroles !
cela n'empêchera pas les States de se fripper la margoulette avec le déficit colossal qui va encore augmenter quel que soit le candidat et qui bientôt va devenir insupportable et entraîner toute l'économie en récession longue. (j'espère toutefois avoir tort).

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