Pourquoi l'économie fera (quand même) gagner Obama

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Barack Obama a peut-être été mis en difficultés lors de son dernier débat économique avec son concurrent Mitt Romney. Mais le président sortant a pourtant toutes les chances de l'emporter lors de l'élection du 6 novembre. Comme toujours, l'économie est au coeur de la campagne. Or, il semble que les mesures de relance massive de la Fed commence à porter leurs fruits sur l'emploi. L'analyse de l'historien Harold James, de l'Université de Princeton.

James Carville, le stratégiste en chef de la campagne électorale de Bill Clinton en 1992, a exprimé un principe fermement établi d'initié concernant la manière de gagner les élections au moyen d'une formule désormais célèbre :" C'est l'économie, idiot !". Les candidats gagnent les élections si les perspectives économiques semblent bonnes et sont vulnérables - comme l'était George H. W. Bush - lorsque les temps sont difficiles. En fait, dans l'ensemble de l'Europe, en France, en Grèce, en Irlande, au Portugal, en Espagne et au Royaume-Uni - les gouvernements ont perdu leur mandat face à une crise qu'ils semblaient incapables de gérer.

Selon ce critère, le président Barack Obama devrait être aujourd'hui dans une situation désespérée. D'après le Bureau du recensement des Etats-Unis, les revenus des ménages ont reculé pour la quatrième année consécutive en 2011. Le chômage reste élevé malgré le plan de relance de 787 milliards de dollars de 2009 et les prix de l'immobilier, qui se rétablissent peu à peu, sont très en dessous de leur niveau record d'avant 2008.

Il semble pourtant qu'Obama sera réélu en novembre. L'une des raisons est qu'il n'existe aucune manière fiable de juger instantanément de l'efficacité de mesures économiques et que la situation dont a hérité Obama - prenant ses fonctions en pleine tourmente sociale et économique - a clairement son importance. Le président américain George W. Bush et le Premier ministre britannique Gordon Brown sont bien évidemment plus responsables de la crise financière que ne le sont leurs successeurs, qui doivent réparer les pots cassés.

On peut aussi penser à la réponse mémorable de Zhou Enlai à Henry Kissinger lorsque celui-ci lui demandait ce qu'il pensait de la Révolution française, « Il est trop tôt pour le dire »... bien qu'il semble en fait que Zhou pensait que le diplomate américain lui demandait quelles étaient les conséquences de la révolte estudiantine de mai 1968 à Paris. Suivre les conséquences précises de mesures politiques ou de réformes institutionnelles - et estimer quand elles pourraient produire des dividendes - est terriblement complexe. Tant d'autres événements interviennent. Obama ne pouvait pas savoir qu'une crise en Europe aurait de telles répercussions sur les banques américaines et il n'aurait pas pu faire grand chose de plus pour inciter les dirigeants européens à résoudre leurs problèmes.

Le succès à long terme de l'économie, et sa capacité à produire des richesses et des emplois, dépend des gains de productivité, qui dépendent à leur tour des innovations techniques et organisationnelles. Les gouvernements ne peuvent créer une telle situation par un coup de baguette magique.

Mais les gouvernements peuvent influer sur le développement de la productivité. C'est à ce stade que débutent les vrais débats, en tenant compte du fait qu'une action immédiate pour sauver les emplois n'est pas nécessairement une solution.

Un mauvais plan de relance peut s'avérer être un obstacle à la croissance future de la productivité en canalisant les salariés vers le mauvais genre d'emplois (et en les bloquant dans ces emplois). Des projets publics à grande échelle, en particulier ceux qui ont pour objectif de faire renouer le plus grand nombre avec un emploi, peuvent conduire à une pénurie de main d'?uvre pour des emplois plus productifs.

Dans les années 1930, certains gouvernements ont tenté de se rendre populaires au moyen de grands travaux publics. John Maynard Keynes et ses disciples ont défendu l'idée que des projets apparemment inutiles, comme la construction des pyramides dans l'ancienne Égypte, avaient en fin de compte leur utilité. La disciple de Keynes à Cambridge, Joan Robinson, était préoccupée par le fait que Hitler semblait avoir saisi ce point plus rapidement que les gouvernements démocratiques. Son commentaire sarcastique avait été que Hitler avait résolu les problèmes de l'Allemagne « en peignant en blanc la Forêt Noire et en posant du linoléum le long du corridor de Dantzig ».

L'augmentation des dépenses, qui du point de vue des Keynésiens donne un coup de fouet à la demande agrégée, a en fait produit des distorsions. Sous Hitler, l'économie allemande des années 1930 s'est transformée pour adopter un mécanisme de plus faible productivité de façon à produire des armements et des biens de piètre qualité qui, ni l'un, ni l'autre n'aurait trouvé leur place dans une économie de marché.

Cette allocation fallacieuse des ressources n'a pas représenté une menace uniquement entre les deux guerres mondiales. En Espagne, le boom de la construction dans l'immobilier a fait autant de mal que le chômage subséquent, parce qu'il a encouragé une génération de jeunes à occuper des emplois bien rémunérés et peu qualifiés dans l'industrie du bâtiment.

Mais permettre à la crise de durer est une option indéfendable. Une période prolongée de chômage à grande échelle est dévastatrice parce qu'elle érode la base de compétences de l'économie, sape le potentiel humain et insulte la dignité humaine.

Les politiques gouvernementales doivent donc subir un test à plus long terme : à quel point les compétences sont-elles développées et les initiatives mises en ?uvre efficacement ? Mais la réponse à cette question n'est pas la raison pour laquelle les analystes applaudissent Obama. Ils applaudissent parce que les marchés financiers applaudissent, à la suite de la récente annonce par la Réserve fédérale américaine (Fed) de nouvelles mesures de relance.

Bien que les données sur le rôle des plans de relance pour relancer l'activité et les investissements soient inégales, leur effet sur les marchés financiers et le prix des actifs est aisément documenté. Les prix des actifs créent un effet de richesse qui détermine la manière dont les gens perçoivent leur prospérité, réelle ou non. Compte tenu du nombre important d'Américains suivant la performance mensuelle de leur fonds de pension privé, la seule statistique économique qui compte est le fait que l'indice Standard & Poor 500 a retrouvé son niveau d'avant 2008.

Le concept donnant la prépondérance à l'économie dans le jeu électoral a donc été subtilement reformulé. Ce n'est plus l'état réel de l'économie qui compte, mais la perception qu'en ont les marchés financiers. Et cette perception peut être bien éloignée de la réalité, avec pour conséquence que plus la pensée politique accorde une importance électorale décisive à l'économie, plus grande est la tentation de percevoir comme essentiel l'impact de la politique monétaire sur le prix des actifs, au détriment de son impact sur la croissance à long terme.

La Réserve fédérale américaine deviendra sans doute plus politisée en conséquence. Les Républicains imputeront leur défaite en novembre aux mesures de relance de la Fed (ou à l'inefficacité de la campagne électorale de Mitt Romney, parsemée de gaffes retentissantes).

En Europe, plusieurs chefs d'État, voyant l'exemple d'Obama et de la Fed, pourraient en conclure qu'ils s'en sortiraient mieux en exerçant un contrôle plus direct sur la Banque centrale européenne. Mais compte tenu de la difficulté à établir un tel contrôle sur la BCE, le prochain grand défi posé à l'euro pourrait être un sentiment croissant en faveur du retour aux monnaies nationales.

Harold James enseigne l'histoire et les relations internationales à l'université de Princeton, et est professeur d'histoire à l'Institut universitaire européen de Florence. Son dernier ouvrage est "Krupp : A History of the Legenday German Firm" (Krupp : une histoire de la légendaire firme allemande - ndlt).

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Commentaires
a écrit le 08/10/2012 à 14:44 :
Record d'inepties!
Que d'inepties dans ces textes.
a écrit le 07/10/2012 à 17:40 :
Desole d'insister sur les erreurs du professeur, mais James Carville n'a jamais dit "c'est l'economie, idiot ! " il a dit : " It's the economy, stupid ! " Traduire stupid par idiot ...est une erreur et une certaine forme d'arrogance par la volonte de tronquer les mots pour accentuer sa these....
Je viens de voir James Carville et Paul Kruger commenter la miserable prestation d'Obama lors du debat a Denver, Co. contre l'ancien gouverneur du Mass. sur ABC's This Week program, cela m'a fait penser a l'article de propagande de Harold James sur La Tribune.fr ! Rendre a Cesar...est bien un des principes indiscutables de l'Histoire, et respecter ce principe permet d'eviter de prendre ses lecteurs pour...des idiots !
a écrit le 07/10/2012 à 5:49 :
ci c etait l autre qui passe
comment reagiserais vous

ca changerais la france ou l' economie mondial
a écrit le 06/10/2012 à 19:03 :
La 4eme phrase: 'Or, il semble que les mesures de relance massive de la Fed commence à porter leurs fruits sur l'emploi.'
Le verbe 'commencer' doit être conjugué à la 3eme personne du pluriel.
a écrit le 06/10/2012 à 18:38 :
Harold James est un anglais diplome de Cambridge, donnant des cours a Princeton N.J. certes, mais specialiste de l'histoire economique allemande. L'article ci-dessus prouve qu'il a atteint selon l'expression de Peter Drucker, son "niveau d'incompetence"! Comment peut-on faire un memo sur l'incidence de QE sans ecrire une seule fois le mot inflation ? Comment peut expliquer que l'utilisation massive de la planche a billets par une banque centrale peut faire gagner les elections au parti au pouvoir, sans evoquer Weimar (alors qu'on est un specialiste du sujet) ?
Richard Fisher, President de la Fed de Dallas TX, ecrivait recemment (mais ca n'a pas du etre publie a Florence, Italie !!) que QE3 allait sans doute relancer l'inflation sans creer d'emplois. En effet, le papier cree par la Fed (rachats de MBS au niveau de $ 40 Mds par mois) ne sert pas pour financer des prets aux entreprises et creer des usines et des emplois; ce papier est utilise par les institutions financieres pour faire monter Wall Street, puisque les obligations et autres bons du Tresor ne rapportent plus rien (0.67% pour du 5 ans !!) et pour faire atteindre aux metaux precieux des niveaux jamais atteints! Il y a bien sur un "wealth effect" qui peut inciter des gens a se croire plus riches qu'ils ne le sont en realite, et eventuellement depenser plus ! Tu parles d'une relance ! d'autant que la plus value est fictive, car tant qu'on a pas vendu..c'est de la PV papier...
Dans sa premiere campagne Obama a insiste des centaines de fois sur le fait qu'il fallait s'occuper de MAIN STREET , au lieu de WALL STREET ..on a la preuve desormais qu'il s'agissait de pure demagogie. Obama avait promis de couper le deficit US en 2, en fait il l'a double, et prevois en cas de reelection de l'augmenter de 1000 Mds de $ par an...C'est tout simplement choquant..et cela devrait l'etre aussi pour un professeur d'histoire !
a écrit le 06/10/2012 à 14:22 :
Obama a effectivement planté son pays mais les américains ou plutôt les "marchés" américains ne s'en rendent pas compte, c'est ce que nous dit Harold James pour justifier économiquement de la réélection du président actuel. Bigre. A Princeton on enseigne donc que l'économie n'a pas d'importance réelle mais juste sa perception positive. La question est alors de savoir jusqu'à quand une économie pourrie peut-elle être perçue comme bonne ? Ou quel est le niveau d'endoctrinement politique des populations ? Voilà qui est très très dangereux on s'en doute. Obama s'est contenté en réalité de faire remonter le dollar depuis les positions favorables que lui avait laissé de ce point de vue Bush, obtenues pour d'autres raisons. Cet élément a suffit à donner l'apparence d'une amérique qui avance malgré tout avec l'augmentation en prime des 16 trillions de dette qui portent tous les Etats et le pays tout entier à la faillite. Le Q.E.3 comme je l'ai d'ailleurs indiqué sur ce fil est le vecteur de la rééelection conconcté en silence. Il laisse des dirigeants de sociétés amers qu'il n'ait pas été activé en mars et de manière plus redistributive. Obama tiendrait alors le robinet de son destin en l'ouvrant et le fermant à loisir sans égards pour l'économie réelle mais en approvisionnant les "marchés" dont on a parlé plus haut. C'est un peu juste et bien méprisant pour les électeurs qui ont l'habitude pourtant de voir un peu plus loin que le bout de leur nez. Obama a menti en prétendant à des solutions sociales miracle. L'avenir du pays demande qu'il parte et l'on sait que Mitt Romney saura assouplir ses positions de départ, c'est ce qu'il a démontré et ce à quoi toute l'amérique est attentive. Les Européens aussi tant nous savons qu'il ne serait pas souhaitable d'avoir pour alliée une Amérique affaiblie, on devrait le comprendre à Princeton.
Réponse de le 06/10/2012 à 17:26 :
Vous avez fait une lecture un peu rapide d'Harold James, il "n'enseigne" ni ne "justifie" çà, il fait juste le constat de la réalité et il a la prudence de ne pas tirer de conclusions sur l'avenir. Quant aux "positions favorables" laissées par Bush on se demande bien lesquelles vue la dégradation énorme et rapide de l'économie à son époque. Enfin la remontée du dollar n'est pas un avantage en soi pour les Etats-Unis et c'est plus à une chute de l'euro à laquelle on a assisté. Quant aux mensonges d'Obama sur de prétendues solutions miracles on croit réver quand on voit le grand écart qu'a fait récemment Romney pour séduire les électeurs du centre, quand on a suivi sa campagne, ses soutiens et quand on connait son parcours. Vous attribuez enfin bien des pouvoirs au président américain alors qu'en réalité un des problèmes des Etats-Unis est une situation fréquente de blocages entre les républicains et démocrates à tous les échelons et il est peu probable qu'une élection de Romney satisfasse la majorité des américains dans leur situation, autrement dit on retrouvera des blocages ce qui ne laisse rien présager de satisfaisant. Romney est en posture de candidat et laisse espérer des choses intenables vues les dettes laissées pour beaucoup historiquement par son parti comme plusieurs études universitaires le démontrent et il semble plus sérieux qu'Obama ayant une connaissance plus approfondie de la situation des Etats-Unis et du contexte et relations internationales qui demande un temps non négligeable d'adaptation pour chaque président surtout dans une une période tendue soit réélu. Si Obama peut être critiqué sur tels ou tels points, Romney n'a malheureusement rien d'un candidat ni d'un programme exceptionnels qui justifieraient d'un chanegement d'Obama après seulement 4 ans dont 2 ans de pleins pouvoirs avant les élections du congrès. Et pour l'Europe on voit que sous la période Obama et dans tous les rapports, sondages etc les américains s'en sont largement rapprochés et ses relations avec les différents instances et dirigeants européens sont excellentes.
a écrit le 06/10/2012 à 12:16 :
Dans le débat Obama/Romney, Obama est apparu "faible", autant que la reprise économique américaine. Les américains, même pauvres, n'aiment pas les "loosers".
En ce qui concerne la politique monétaire, Obama n'a aucun pouvoir sur le FED. La BCE paraît bien plus docile, son indépendance relative ne venant que de la mésentente entre les états membres.
Réponse de le 06/10/2012 à 12:30 :
D'accord avec la première proposition mais la seconde inverse le constat évident : la Fed est en grande connivence avec le pouvoir en place, ce qui constitue une faiblesse grave que les américains vont devoir payer cher au cours des prochaines années. Inversement, la force de la BCE est son indépendance, de même que la limite de son mandat. L'existence de contrepouvoirs forts explique la virulence et la durée des négociations entre Européens, même si cela alimente temporairement quelques craintes sur la fin de l'euro. A terme, c'est pourtant ce qui fera la force de cette monnaie, un candidat crédible pour remplacer le dollar comme monnaie de réserve internationale.
Réponse de le 06/10/2012 à 14:00 :
De Gaulle semblait faible également lorsqu'il s'est installé en Angleterre rejoint par une poignée de français, y compris de nombreuses fois jusqu'à son élection au pouvoir à un âge avancé. Pourtant il a remis la France durablement sur de bons rails, dans de nombreux secteurs, pour de nombreuses décennies dans un contexte difficile. Méfions nous des apparences télévisuelles de court-terme et regardons plus en profondeur. Quand on montre la lune beaucoup trop regardent le doigt !
a écrit le 06/10/2012 à 12:12 :
les américains vont avoir romney. ils le métritent. obama était un président intérimaire pour se refaire une fassade médiatique car les américains se sont rendu compte que personne ne les aimaient. ils vont replonger avec leurs démons pour quelques années...
a écrit le 06/10/2012 à 12:05 :
La reélection d'Obama est ce qui peut arriver de mieux aux Etats-Unis et au monde. Encore faut-il qu'ensuite le congrès ne le bloque pas en permanence. La période est délicate et il a une bien meilleure et profonde analyse de la situation que Romney qui a fait le grand écart pour se recentrer comme une girouette lors du débat, ce qui confirme encore comme ses gaffes qui en disent long ses manoeuvres pour tenter d'attirer les pigeons et qu'il est encore un pion des lobbies comme W. Bush. Une élection de Romney ce serait encore 10 ans de perdus alors qu'à l'inverse une reélection d'Obama enfin un rattrapage plus marqué des années W.Bush catastrophiques qui vont encore nécessiter du temps au monde pour s'en sortir.
a écrit le 06/10/2012 à 10:28 :
la réalité est beaucoup plus triviale et nous assure de la victoire d'Obama qui s'est créé un électorat parmi les classes défavorisées qui sera de toute façon majoritaire. C'est triste pour l'Amérique qui est en train de disparaitre sous nos yeux par une entreprise systématique de destruction de ce qui a fait ce pays : libéralisme, loi du plus fort etc. Encore un pays en voie de sous développement.
Réponse de le 06/10/2012 à 12:14 :
Commentaire démagogique vulgairement antilibéral. On vous rappelle que le socialisme de connivence met la toute puissance de l'Etat au service des plus forts aux dépens du plus grand nombre, tout en dissimulant son déterminisme de caste derrière un misérabilisme de circonstance. Le socialisme de connivence est d'autant plus immoral qu'il crée lui-même les conditions de la pauvreté pour le plus grand nombre, pour justifier ensuite son existence.
Réponse de le 06/10/2012 à 13:47 :
Sauf que ce n'est pas le socialisme qui a créé la plus grande part de la profonde et durable crise et les grands écarts de richesses mais les excès du capitalisme sans la moindre régulation, idem en 1929. Par ailleurs, parler de socialisme de connivence c'est faire insulte à un ensemble et a autant de valeur que de dire "tous pourris" c'est à dire une valeur nulle qui reflète plutôt une aigreur de son auteur qu'une pensée profonde, objective et impartiale !...
Réponse de le 06/10/2012 à 14:46 :
Laissez ce pauvre De Gaulle où il est, surtout pour l'assimiler à votre incroyable aveuglement à propos de la crise actuelle. Cette crise est celle de la providence étatique hyperendettée, non celle d'une prétendue déréglementation, alors qu'il n'y a jamais eu autant de règlements et de dépenses publiques dans le monde. C'est bien l'interventionnisme étatique le responsable de la crise actuelle, c'est bien l'interventionnisme du gouvernement fédéral US et de la Fed qui a, déjà à l'époque, provoqué la situation de 1929. Ce sont bel et bien les décisions de Roosevelt qui ont prolongé la crise de 1929 jusqu'en 1946 et la crise a soudainement cessé lorsque Truman a été contraint de réduire les dépenses publiques. Concernant la France, notre pays est en crise depuis plusieurs décennies, une crise typique du socialisme de connivence, bien avant que la crise mondiale aggrave la situation. Enfin, on se souvient que les subprimes ont été provoqués par des décisions de nature socialiste de Clinton (pour favoriser l'achat de logements par ceux qui ne pouvaient pas assumer leur endettement), amplifiées par les agissements de Freddy et Fannie, deux organismes parapublics, et par les décisions de la Fed, qui a inondé le marché de liquidités après le 11 septembre. Nous en payons aujourd'hui le prix, comme il faudra payer le prix des liquidités actuellement déversées sans raison. La prochaine crise de la providence étatique est déjà dans les tuyaux.
Réponse de le 06/10/2012 à 16:42 :
Remontez aux sources réelles SVP plutôt que de me sortir la propagande d'un parti ou d'un autre sans approfondir. Clinton doit intervenir à la suite de décisions de Reagan. Les banques ont prêté tout comme les organismes de crédit font des crédits sans se soucier la plupart du temps de la situation des emprunteurs. La crise des subprimes intervient dont l'origine ne sont pas des interventions d'Etats mais de banques peu scrupuleuses et d'une ère de l'argent, de salaires délirants et d'inégalités énormes. L'Etat régulait-il les banques, non et elles-mêmes ne maîtrisaient pas entièrement leurs spécualtions et produits trop complexes pour la majorité des financiers. Ensuite les produits diffusés dans le monde ont été mis au points par des mathématiciens qui ne maîtrisaient pas tous les paramètres et répandus par des financiers qui ne comprenaient donc pas ces produits. Rien à voir à l'origine avec les Etats qui doivent intervenir ensuite comme des pompiers pour éviter l'effondrement comme en 29 ou dans un premier temps il n'y a pas eu assez d'interventions et c'est la leçon qui a été tirée depuis enseignée dans tous les cours d'économie. La crise de 29 est amplifiée par des interventions ensuite souvent inapropriées mais ne trouve nullement son origine dans ces interventions mais dans la spéculation et des délits d'initiés de spéculateurs privés (JP Morgan etc). La crise ne s'est nullement arrêtée avec Truman. La guerre est intervenue et la crise s'est transformée dans une longue domination du dollar faisant payer aux autres pays concernés, par l'inflation, le coût de la guerre par les Etats-Unis et la fourniture d'armes. Il y a eu ensuite Bretton Woods, la constitution du serpent monétaire européen afin notamment d'arrêter d'être sous la pleine domination de la monnaie américaine et de ses fluctuations opportunistes. La crise de 29 s'est donc étalée bien plus longtemps si vous êtes objectif, non partisan et approfondissez point par point. Il y a eu du laxisme depuis une trentaine d'années de la part des gouvernements en France etc mais sans la crise des subprimes venue d'outre-Atlantique la situation était acceptable. Ensuite je ne rentre pas dans les autres facteurs car c'est plus long. Mais votre manière de tout coller sur le dos des Etats est malhonnête et relève plus d'une opposition capitalisme, libéralisme, collectivisme etc Bref, c'est basique, partisan, pas objectif et pas scientifique comme démarche. Si vous êtes liberal absolu, le fait de tout laisser s'effondrer et de laisser le marché libre aurait été le chaos total. Il y a eu des erreurs manifestes dans le règlement actuel de cette crise mais par rapport à ce que çà aurait pu être c'est pour le moment pas si mal, toutes proportions gardées. Tout comme il y a 2000 ans pour les romains, la crise est dûe à l'excès de certains et de leur cupidités mais dans les 3 cas, Romains, 29 et actuel, les Etats s'ils ne sont pas évidemment entièrement indépendants ne sont pas ici à l'origine précise de ces crises. Idem pour la Grèce, est-ce l'Europe ou la Grèce qui à l'origine n'a pas fait ce qu'il fallait. Les 2 mais essentiellement la Grèce. La prochaine crise étatique est dans les tuyaux, voilà encore de la propagande. Le privé tout libéral est parfait les Etats sont tous pourris, c'est un peu simpliste !
Réponse de le 06/10/2012 à 17:55 :
Très bonne analyse De Gaulle et merci c'était très intéressant à lire.
Réponse de le 06/10/2012 à 19:06 :
De Gaulle, comme son nom l'indique, n'a pas une vision impartiale des Etats Unis d'Amerique; celui-ci a surtout dans sa tirade de theorie historique amalgamee de conspiration, fait une erreur fatidique de comprehension de la crise des subprimes. Tout son raisonnement tombe, et on voit reellement ou il veut envenir, quite a deformer la realite: il ecrit que "la crise des subprimes n'est pas le fait des interventions des Etats, mais de banques non scrupuleuses" Est-ce qu'il a entendu parler de FANNIE MAE ? le gros pourvoyeur de credits immobiliers aux USA ? C'est bien une GSE - qui ne veut pas dire Goldman Sachs Enterprise- c'est une Gouvernement Sponsored Enterprise cree pendant la Grande Depression , l'equivalent de ce que le camarade "Socialisme de connivence" et "De Gaulle" appelent les Etats. Le Congres americain a toujours eu une enorme influence sur Fannie en l'obligeant a faire des hypotheques sans apport personnel, sans credit check, avec des apports en carte de credit, prets aux minorites (noirs et chicanos) avec des taux bonifies et autres incitations a l'accession a la propriete pour tous...creant ainsi une bulle immobiliere qui ne devait qu'eclater un jour ou l'autre.
Réponse de le 06/10/2012 à 19:35 :
@ Gaulle : trop long pour être lu. Vos messages sont inutiles.
Réponse de le 07/10/2012 à 2:44 :
Tocqueville vous faîtes encore un raccourci simplificateur en faisant tout reposer sur l'Etat au travers de Fannie Mae "GSE" chef de file du marché des prêts hypothécaires de deuxième main et intervenant en garantie. Il y a eu escalade de prêts de banques et organismes privés et compétitions de vendeurs peu scrupuleux. Je ne dis pas que l'Etat a les mains blanches ou a été parfait ce qui lui était de toutes manières impossible vue la complexité des choses mais simplement qu'à l'origine les décisions prises par Clinton se faisaient dans un cadre précis qui n'est pas celui qui a fait déraper le système. Fannie Mae était privé dès 68 et par ailleurs en conflits fréquents avec le congrès dans les années 80. Je sais que c'est subtil mais le véritable coupable n'est pas celui qui met en place les conditions pour que des gens peu fortunés puissent accéder à un logement, mais ceux qui ont fait déraper le système et dont on trouve évidemment des membres chez Fannie Mae entre autres. Il y a des analyses développées objectives et approfondies sur cet aspect.
a écrit le 06/10/2012 à 9:28 :
il faut que les journalistes arretent avec l'obamania ils ne sont pas impartiaux cela me rappelle melenchon a chaque election les journaleux se sentent obliger de nous imposer leur chouchou .
Réponse de le 06/10/2012 à 11:29 :
Mettre dans le même sac Obama et Melanchon ...Hallucinant !! Vous pouvez demander votre carte d honneur au Tea Party vous êtes en plein dedans
Réponse de le 06/10/2012 à 12:13 :
entièrement d'accord,on dirait que les médias français ont tous touché de l'équipe obama
Réponse de le 06/10/2012 à 12:27 :
S'en prendre chaque fois aux médias quand on n'est pas de l'avis d'une personne évoquée dans un article, c'est être pauvre en arguments et en ouverture d'esprit, pour ne pas dire sectaire.
Réponse de le 06/10/2012 à 12:35 :
C'est l'obstination gôchiste des médias français qui se contentent d'être la voix de leur maître en remerciement des torrents de subventions reçues. On ne mord pas la main qui vous engraisse.
Réponse de le 06/10/2012 à 13:29 :
Torrents de subventions ? Diffamation gratuite et pitoyable. Vous souvenez-vous il y a quelques temps lorsque la Tribune était au bord du dépot de bilan si elle a reçu 1 centime ? Vous êtes bien mal informé, elle n'a strictement rien reçu contrairement aux aides à bien d'autres secteurs (automobile etc) et les journalistes dans leur très grande majorité n'ont pas les salaires qu'avaient par exemple PPDA. Et quant au qualificatif "obstination gauchiste des médias" c'est totalement ridicule : d'autres disaient lors du précédent gouvernement exactement l'inverse avec la nomination des présidents de chaînes, les copains industriels dans la presse etc Ayez un peu d'intelligence, d'honnêteté et d'objectivité plutôt que d'éructer des commentaires aussi stupides et sectaires.
Réponse de le 06/10/2012 à 13:29 :
Torrents de subventions ? Diffamation gratuite et pitoyable. Vous souvenez-vous il y a quelques temps lorsque la Tribune était au bord du dépot de bilan si elle a reçu 1 centime ? Vous êtes bien mal informé, elle n'a strictement rien reçu contrairement aux aides à bien d'autres secteurs (automobile etc) et les journalistes dans leur très grande majorité n'ont pas les salaires qu'avaient par exemple PPDA. Et quant au qualificatif "obstination gauchiste des médias" c'est totalement ridicule : d'autres disaient lors du précédent gouvernement exactement l'inverse avec la nomination des présidents de chaînes, les copains industriels dans la presse etc Ayez un peu d'intelligence, d'honnêteté et d'objectivité plutôt que d'éructer des commentaires aussi stupides et sectaires.
Réponse de le 06/10/2012 à 13:42 :
Tant de haine dans votre commentaire montre qu'on touche un point très sensible de la gauche militante, effrayée par l'éventualité d'une interruption des subventions, puisque leurs journaux n'ont pratiquement plus de lecteurs volontaires. Quant à la Tribune, ils savent bien qu'il ne sont pas concernés par mon commentaire.
Réponse de le 06/10/2012 à 15:21 :
La pseudo "Obamania" de la presse à laquelle vous répondiez se référait bien à l'article de la Tribune ci-dessous dont vous insultez les journalistes qui font très correctement leur travail respectant la déontologie de la presse et qui par liberté d'expressions et d'opinions publient pourtant vos "commentaires". Relisez-vous, vous parliez des "médias français". Si vous estimez vos commentaires exacts, précisez alors des noms de journaux, des montants, des références, puisque vous semblez être le seul à fournir "une information objective non partisane" et si c'est de la diffamation assumez le risque d'être poursuivi par des tribunaux que vous estimez sans doute de gauche ? défendu par des avocats de gauche ? emprisonné par des géoliers de gauche ? avec des détenus de gauche ? sans pouvoir jamais trouver un jour le repos éternel dans des cimetières de gauche ? A propos de haine, méfiez-vous aussi de votre coeur il est à gauche, tout comme la partie de votre cerveau analytique, logique, vous permettant d'aborder la complexité des choses autrement que de façon binaire... de même notre planète tourne de façon militante également à gauche depuis des milliards d'années...
a écrit le 06/10/2012 à 8:40 :
Sauf que le chiffre du chomage est paradoxal: la création d'emplois est inférieure a celle qui était prévue et est loin d'expliquer la diminution du chomage dont la durée ne cesse de s'allonger. Tout laisse supposer que le chiffre, qui tombe si bien, ne reflète pas la réalité, laquelle est ressentie par les américains. Quand a l'héritage de Bush s'il est vrai que Obama a trouvé une situation difficile il est évident que son action n'a rien fait pour la réparer, au contraire, elle s'est largement dégradée depuis grace aussi a la FED dont on attend encore les résultats de ses divers plans d'inondations de liquidités.
Réponse de le 06/10/2012 à 12:21 :
On ne rattrape de telles erreurs de l'équipe précédente et du passé en 4 ans et avec un congrès qui vous bloque. Le système américain est contraignant dans une telle situation et Obama est loin d'avoir tous les pouvoirs et marges de manoeuvre. Il a surtout évité le pire et un certains nombre de données redeviennent positives mais c'est encore fragile. Son bilan est correct dans la situation qu'il a eu à affronter avec un seul véritable mandat de 2 ans pleins et contrairement à Romney qui fait des démonstrations de candidat avec une vision de court-terme et accentuerait encore les écarts de richesses et inégalités, Obama a une vision présidentielle plus en profondeur et à moyen long-terme. C'est moins sexy pour des spectateurs qui veulent des changements en un clic et croient encore aux belles paroles et promesses mais c'est nettement plus réel et efficace à terme. Mieux vaudrait-il donc qu'Obama soit reélu et que le temps lui soit laissé contrairement à Clinton qui n'a guère pu effectuer son 2eme mandat en fait, ce qui s'est traduit par une arrivée de W.Bush et les cauchemars, y compris dans le monde, qui ont suivi..
Réponse de le 06/10/2012 à 12:21 :
On ne rattrape de telles erreurs de l'équipe précédente et du passé en 4 ans et avec un congrès qui vous bloque. Le système américain est contraignant dans une telle situation et Obama est loin d'avoir tous les pouvoirs et marges de manoeuvre. Il a surtout évité le pire et un certains nombre de données redeviennent positives mais c'est encore fragile. Son bilan est correct dans la situation qu'il a eu à affronter avec un seul véritable mandat de 2 ans pleins et contrairement à Romney qui fait des démonstrations de candidat avec une vision de court-terme et accentuerait encore les écarts de richesses et inégalités, Obama a une vision présidentielle plus en profondeur et à moyen long-terme. C'est moins sexy pour des spectateurs qui veulent des changements en un clic et croient encore aux belles paroles et promesses mais c'est nettement plus réel et efficace à terme. Mieux vaudrait-il donc qu'Obama soit reélu et que le temps lui soit laissé contrairement à Clinton qui n'a guère pu effectuer son 2eme mandat en fait, ce qui s'est traduit par une arrivée de W.Bush et les cauchemars, y compris dans le monde, qui ont suivi..
Réponse de le 06/10/2012 à 13:20 :
Hahahahaha! Dans votre cas, il est clair que même perpet ne suffirait pas! lol
Réponse de le 06/10/2012 à 17:39 :
Vous n'avez pas d'autre argument plus solide que je puisse rigoler à mon tour ?
a écrit le 06/10/2012 à 3:02 :
Excellent article, Parfois teinté d'humour, qualité rare dans le domaine. Mais je ne comprends pas trop en quoi cette analyse favorise Mr Obama. Certes, celui-ci reste encore, malgré son faux-pas du premier débat public, favori de 3 points. Mais une réédition de la molle confusion qu'il a trahi pourrait bien lui être fatale. La politique, comme l'économie, est sous-tendue par l'entousiasme. Or le président sortant en a montré autant qu'une monture fourbue. Le pouvoir use. L'échec au pouvoir épuise.
a écrit le 06/10/2012 à 1:33 :
Certains commentaires montrent l'amateurisme dans la compréhension des propos. Car cet article est une bonne analyse qui illustre parfaitement que sans état fédéral européen avec contrôle plus réactif de la BCE, on ira à la dislocation et donc à la ruine de chaque petit pays européen dans les 10 ans, face à la montée des nouveaux du G8, G8 dont on ne fera plus partie. Les Etats-Unis ont la capacité de sauver chaque état fortement déficitaire par une politique au niveau fédéral (comme par exemple la Californie, qui est leur Grèce à eux) en fixant une politique monétaire commune. Obama a au moins réussi à limiter la casse laissé par Bush, instaurer l'assurance maladie pour tous et tué Ben Laden. 3 éléments majeurs de bilan qu'aucun autre président n'aurait pu réussir dans les mêmes conditions de crise.
Réponse de le 06/10/2012 à 12:20 :
Jusqu'à preuve du contraire, l'indépendance de la BCE par rapport aux politiciens des Etats nationaux est ce qui a permis de sauver ces derniers de leur propre turpitude. Si l'Europe fédérale consiste à rompre cet équilibre, à supprimer les contrepouvoirs, alors l'Europe s'effondrera instantanément car la confiance aura disparu. Là est l'amateurisme.
Réponse de le 07/10/2012 à 0:50 :
La Californie, la Grece des USA... sauf que si la Californie etait un pays independent, elle serait la 4 eme puissance mondiale.
La Californie est le moteur des USA, la Grece n'a jamais ete le moteur de l'Europe ou plutot, quand elle l'a ete c'etait il y a 2500 ans.
a écrit le 06/10/2012 à 1:09 :
Analyse tirée par les cheveux, par des gens qui souhaitent la victoire d'Obama.
Très franchement, il n'y a pas de reprise aux USA et économiquement Obama n'a rien fait de bon et n'a même pas esquissé une issue. C'est tout le contraire pour Mitt Romney.
On verra les débats sur la politique étrangère mais tout ce qu'à fait Obama de nouveau a été un échec, et a surtout été marqué par un manque de suivi sur le terrain, des actions engagées. On a l'impression d'un action destinée aux média, suivie d'un grand je m'en foutisme au niveau de la réalité sur le terrain. les exemples abondent et on va en subir nous-mêmes, en Europe les conséquences si on ne remplace pas concrètement les USA sur les terrains qui nous concernent (Afrique du Nord et poussée islamiste, Europe de l'Est et avancée des pions russes jusqu'à la Roumanie dernièrement).
a écrit le 05/10/2012 à 23:28 :
"Il semble que les mesures de relance massive de la Fed commence à porter leurs fruits sur l'emploi. " : mort de rire ... La population active est hyper stable depuis l'arrivée d'Obama, à croire que nos amis américains n'ont pas fait d'enfants pendant 4 ans il y a 20 ans ... Facile de faire baisser les chiffres du chomage avec une population actice qui bizarrement ne bouge pas ... La propagande bât son plein ...
Réponse de le 06/10/2012 à 1:56 :
Pour donner un chiffre, le nombre de travailleurs potentiels lié à l'accroissement naturel est de 206k depuis le mois dernier, ce qui explique pourquoi les 114k de nouveaux emplois créés sont une rigolade. Ils ne couvre même pas le solde primaire des nouveaux "éligibles au travail"...
a écrit le 05/10/2012 à 23:19 :
En voilà un qui fait de gros efforts pour adhérer au club des guignols. Commençons par le plus amusant : "il semble pourtant qu'Obama sera réélu en novembre." Plaisant collector à ressortir le moment venu ! "La situation dont a hérité Obama" : l'éternelle excuse de l'héritage. Décidément, des deux côtés de l'Atlantique, les politiciens sont également indécrottables. Obama était-il obligé de prendre le poste s'il ne pouvait assumer l'héritage ? Le plus intéressant est ici : "il n'existe aucune manière fiable de juger instantanément de l'efficacité de mesures économiques". Bien sûr que si, il y en a même deux ! La première manière est l'expérience. L'observation attentive des diverses crises économiques (au moins depuis l'effondrement de l'Empire Romain) montre qu'elles sont, sans exception, provoquées puis amplifiées par les conséquences non maîtrisables des interventions publiques. Les crises cessent seulement avec l'arrêt complet de ces interventions. La seconde manière est la logique : cela fait quand même deux siècles que la théorie économique a expliqué la nocivité des interventions publiques dans l'économie. Lorsque la théorie se trouve systématiquement confirmée par l'expérience, en tout lieu et à chaque époque, il n'y a pas de doute à avoir quant au résultat à attendre des mesures économiques d'Obama et de Bernanke. Que faut-il de plus pour convaincre les politiciens d'abandonner enfin leur irrépressible besoin d'intervenir dans un jeu qu'à l'évidence ils ne pourront jamais maîtriser ?
Réponse de le 06/10/2012 à 17:38 :
C'est sûr que c'est plus rigolo quand les banques sautent, que les gens ne peuvent plus rien retirer, que les entreprises ferment en cascades, qu'il y a des cohortes de chômeurs, qu'on réquisitionne votre or comme lors de la crise de 29 et que la crise se propage encore plus rapidement à présent au monde entier et que çà se termine par des conflits armés. Vous avez pris des cours d'économie chez les évangélistes ou vous avez fumé un truc bizarre la nuit dernière ?
Réponse de le 06/10/2012 à 19:34 :
Parce qu'il n'y a pas DEJA des cohortes de chômeurs, des entreprises qui ferment en cascade, de l'argent imprimé à foison (ce qui revient strictement au même que de réquisitionner l'or) ? Dans quel monde vivez-vous ? Pas dans le réel, semble-t-il.
a écrit le 05/10/2012 à 21:28 :
Beaucoup de propos justes, mais au final assez partiaux sans en avoir l'air. En particulier par l'attention à ne pas soulever certaines évidences, telles que les conséquences de décisions politiques ou on d'Obama par exemple.

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