Pourquoi Hugo Chavez a trahi Simon Bolivar

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Hugo Chavez avait assuré vouloir faire de son pays une « république bolivarienne », ne manquant aucune occasion de vénérer le Libertador. Mais celui-ci se serait-il reconnu dans le programme du commandant-président ?

Avec Hugo Chavez Frias s'éteint le fondateur du terme de « socialisme bolivarien. » La référence au « Libertador » Simon Bolivar est une constante du discours de l'ex-président vénézuélien qui, en 1999, avait rebaptisé son pays en « république bolivarienne du Venezuela. » Mais Simon Bolivar se serait-il reconnu dans la pensée de son successeur ? Le « chavisme » s'est-il réellement inspiré de la pensée du Libertador ? Voici quelques tentatives de réponses.

Le « bolivarisme »

Dans le « livre rouge » du Parti d'Hugo Chavez, le parti socialiste uni vénézuélien (PSUV), l'héritage de Simon Bolivar est considéré comme central, en particulier « sa vision anti-impérialiste et son projet d'unité des pays latino-américains. » Or, pour le PSUV, l'impérialisme est un autre mot du capitalisme. « L'expansion capitaliste exige l'imposition d'un marché libre partout et en conséquence le démontage de l'Etat national », précise le « livre rouge. » Logiquement, donc, la lutte contre l'impérialisme est devenue au 21ème siècle, une lutte contre le capitalisme. Voici comment le bolivarisme s'est nécessairement mué en « socialisme. »

Impérialisme et monopoles

De quelle nature était « l'anti-impérialisme » de Simon Bolivar ? Dans la société coloniale espagnole où naît Bolivar en 1783, l'économie est entièrement dirigée vers « la satisfaction de la cupidité de l'Espagne », comme le dénoncera plus tard le Libertador. La métropole s'est assurée un monopole du commerce avec ses colonies. Le pouvoir politique et économique est entre les mains des fonctionnaires espagnoles. Les « créoles » (criollos), descendants des colons espagnols nés dans les colonies, en sont exclus. Ils forment cependant une élite économique qui tente en permanence de contourner le monopole en trafiquant avec les Antilles britanniques. C'est la volonté des créoles de lever le monopole espagnol et de disposer du pouvoir politique pour assurer la liberté du commerce qui va provoquer le mouvement d'indépendance.

Simon Bolivar, de son vrai nom Simón José Antonio de la Santísima Trinidad Bolívar y Palacios Ponte y Blanco, n'était pas un « homme du peuple. » C'était un aristocrate de Caracas. Né en 1783, il est, selon Karl Marx, qui a rédigé en 1858 sa biographie pour la New American Encyclopedia, « le fils d'un membre de la famille Mantuanas, qui, à l'époque de la domination espagnole, constituait la noblesse créole du Venezuela. » Dans un souvenir d'un proche publié en 1838 dans le Journal des Débats à Paris, Bolivar peine à décrire sa joie lorsque son tuteur lui annonce sa fortune de quatre millions de francs-or. Bolivar va devenir le porte-drapeau de cette classe sociale qui plaide pour le libéralisme, tant politique qu'économique.

La lutte de Simon Bolivar est donc d'abord une lutte contre une économie ultradirigiste et monopolistique, celle de la métropole espagnole. C'est une lutte en faveur de la liberté commerciale, celle qui est précisément fustigée par le PSUV. L'impérialisme contre lequel combat Bolivar n'est donc pas « le stade suprême du capitalisme » au sens où l'entend Hugo Chavez. Néanmoins, reprenant Lénine, le président vénézuélien pouvait prétendre que le combat contre les grands groupes capitalistes actuels est une forme de combat contre les monopoles.

L'impérialisme espagnol, non ; l'impérialisme britannique, oui

Dans le même esprit, Hugo Chavez a fait de la lutte de Bolivar contre la monarchie espagnole un archétype de lutte contre toute influence étrangère. Les discours du Libertador ne manquent pas de souligner l'importance de l'indépendance et de la souveraineté nationale. Mais là encore, l'ennemi est espagnol. Simon Bolivar n'a pas hésité à faire « entrer le loup dans la bergerie » en s'appuyant fortement sur les Britanniques pour parvenir à ses fins. En 1810, il va à Londres réclamer l'appui du gouvernement de Sa Majesté. Durant la campagne de 1818-1819, l'armée de Bolivar est constituée pour un tiers de sujets britanniques.

Or, à cette époque, le Royaume-Uni est la première puissance mondiale, la puissance impérialiste par excellence. « Il n'existe pas de fondements sérieux sur lesquels fonder une pensée anti-impérialiste de Bolivar, sauf en ce qui concerne l'Espagne », résume ainsi l'historien britannique James Dunkerley, spécialiste de l'Amérique latine du 19ème siècle. Les Créoles latino-américains n'étaient en rien gênés par l'influence britannique : ce qu'ils souhaitaient précisément était de pouvoir commercer avec la première puissance économique du monde et son immense marché. Après l'indépendance, l'Amérique latine tomba rapidement sous la domination économique britannique. Et Bolivar n'y est pas pour rien.

La question démocratique

Hugo Chavez n'évoque assez peu la pensée politique propre de Simon Bolivar. Mais le « livre rouge » fait de la « construction du pouvoir populaire » un des objectifs du socialisme bolivarien. « Le PSUV doit être le promoteur de la participation directe du peuple à la construction du socialisme », écrit le « livre rouge. » Et de poursuivre : « cette démocratie doit être complète et pleine », et comprendre les peuples indigènes et afro-américains.

Un Libéral du 19ème siècle

Simon Bolivar était un libéral au sens du premier quart du 19ème siècle. Influencé par les Lumières françaises, il est un adversaire du pouvoir absolu et défend le « pouvoir des lois, plus puissant que celui du tyran, parce que plus inflexible », comme il le proclame dans son discours d'Angostura en 1819. Il défend dans ce même discours une « république démocratique, proscrivant la monarchie, les distinctions, la noblesse et les privilèges, proclamant les droits de l'homme, la liberté de travailler, de penser, de parler et d'écrire. » Mais on est loin ici de la « participation directe » du peuple dont Bolivar, comme tous les Libéraux de son époque, se méfie. Dans son « Manifeste de Carthagène » de 1812, il se plaint des hommes de la campagne « si ignorants qu'ils votent machinalement. »

Un adepte du « check and balance » plus que du pouvoir populaire

Aussi, défend-il devant le Congrès des députés d'Angostura une constitution inspirée du système constitutionnel britannique. « Nous n'altérerions en rien nos lois fondamentales si nous adoptions un pouvoir législatif comparable à celui du parlement britannique », déclare le Libertador qui invite les députés à confier à un Sénat héréditaire la moitié du pouvoir législatif, à l'image de la chambre des Lords. « A présent, nous allons modérer l'élan des prétentions excessives [du peuple vénézuélien] qui, peut-être pourrait conduire à une forme de gouvernement incompétent », prévient Simon Bolivar dans ce même discours.

Bolivar était donc plus un partisan de cet « Etat capitaliste bourgeois » vilipendé par le « livre rouge » du PSUV que de l'Etat socialiste prôné par ce dernier. Sur ce point, Chavez préfère certes conserver l'ambition d'instruire le peuple affichée par Bolivar. Mais cette ambition est restée lettre morte durant l'essentiel de la domination du Libertador. Il est néanmoins difficile de faire du Libertador un démocrate. Son pouvoir fut en effet très personnel, il refusa toujours l'idée d'une fédération, préférant un pouvoir fort. En 1828, Bolivar échappa de peu à un soulèvement libéral se plaignant de son autoritarisme, appelée la « conspiration de septembre. »


Prudence sociale

Du reste, sur le plan social également, Simon Bolivar s'est montré très prudent. Il a certes levé le tribut qui pesait sur les Indiens depuis la conquête espagnole et s'est toujours déclaré favorable à l'abolition de l'esclavage. Il ne manquait jamais une occasion de rappeler les origines « mixtes », indiennes, européennes et africaines de la nation latino-américaine. Mais son gouvernement a temporisé sur l'égalité réelle : l'esclavage ne fut aboli au Venezuela qu'en 1856, 26 ans après la mort de Bolivar.

Quant aux Indiens, la fin du tribut signifia aussi la fin des garanties accordées sur la propriété et l'usage de leurs terres. Ces dernières furent bientôt vendues à de riches créoles : les communautés indigènes entrèrent dans le cercle de la pauvreté, ils émigrèrent vers les villes, ouvrant la voie à l'assimilation. Enfin, Bolivar recula devant la réforme agraire, question centrale de la société latino-américaine. Il distribua certes à ses soldats des lots de terre, mais selon John Lynch, auteur d'une biographie parue en 2006, les simples soldats vendirent rapidement pour vivre ces lots aux officiers mieux payés et la concentration de la propriété fut, après l'indépendance, plus forte qu'au temps des Espagnols...

Il y a donc peu de chance que Simon Bolivar se soit reconnu dans le programme d'Hugo Chavez. En réalité, le président vénézuélien a surtout utilisé une figure qui pouvait unifier son peuple, qui en était la fierté. Il a joué sur le mythe bolivarien, fierté de son peuple. En cela il a donné raison à Karl Marx qui, dans son ouvrage Herr Vogts (1860), écrivait : « la capacité de l'imagination populaire à construire des mythes s'est révélée à toutes les époques dans la découverte de « grands hommes. » L'exemple le plus frappant en est sans conteste Simon Bolivar. »

 

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a écrit le 10/03/2013 à 15:47 :
Partisans des libertés, les sanguinaires menacent la société ! On serre la pince à Chavez et on prône la terreur en autorisant les violences. La dictature de moi, l?usurpateur de l?Elysée qui ment à ses électeurs réduit les citoyens à l?état d?esclaves. On a mis en place des réseaux de chiens qui trafiquent dans le dos de la population. On est entrain de faire péter la société en tuant l?entreprise et la liberté du travail. La base productive se réduit comme peau de chagrin. On détourne la démocratie au profit d?une caste qui contre l?intérêt général et n?est pas sous contrôle de la société, d?où l?obésité, le déficit de performance. On a instauré le règne du paresseux a fins de torpiller la civilisation européenne comme en Europe du Sud. L?heure est à la lutte contre le soviétisme et la régression. On voit clairement que les jeunes sont victimes. Doit-on dire père de l?Europe ou bien bourreau de l?Europe !
a écrit le 10/03/2013 à 11:35 :
En tout les cas,C'est pas à la mort de Hollande ou Von Rampouille que vous verrez de telles marées humaines...

Bonne route Hugo... T'as rendu sa dignité à ton pays. Tu as affirmé haut et fort le droit des peuples à disposer d'eux mêmes face à la pieuvre bancaire occidentale et leur projet de nouvelle Babel. Tu as été l'exact contraire de nos dirigeants soumis, foireux, vendus et aux allégeances douteuses (et certainement pas envers leur peuple).

On comprend mieux qu'ils te détestent...

Leur mépris et leur haine valent toutes les décorations.
a écrit le 09/03/2013 à 13:19 :
Un article très intéressant sur Hugo Chavez :
https://www.facebook.com/notes/fran%C3%A7ois-asselineau-union-populaire-r%C3%A9publicaine/le-venezuela-avant-et-apr%C3%A8s-hugo-ch%C3%A1vez/10151297000257038
a écrit le 08/03/2013 à 19:01 :
Comme vous trahissez Bolivar... L'ambition de Bolivar fut avant tout l'indépendance, la conquête de la souveraineté nationale face à l'Espagne impériale, et à l'exploitation tout à fait capitaliste de cette portion de l'amérique du Sud qui a enrichit une des plus grandes puissances du moment.
Fasciné par les Lumières et par Napoléon, il comprit en voyant comment ce dernier envahit l'Espagne que l'Amérique du Sud devait se méfier de tout entreprise impériale, et Bolivar constata que le Venezuela pouvait se trouver pris dans le bras de fer entre français et anglais. C'est dans ce cadre qu'il alla effectivement faire une mission diplomatique en Angleterre., soutenant Francisco de Miranda (El Precursor), exilé à Londres, et qui grâce à Bolivar put retourner au Venezuela.
Miranda engagea la guerre de libération nationale, en 1810, et fit de Bolivar un cadre de son armée. Hélas, Miranda dut capituler, et Bolivar en ressentit un tel sentiment de trahison qu'il le fit livrer aux Espagnols. Bolivar analysa les raisons de la défaite dans le Manifeste de Carthagène, et continua le combat, triompha en 1813 contre les espagnols, et devint le Libertador, gouvernant le Venezuela. Hélas, les royalistes espagnols ne désarmèrent pas et il fut renversé en 1814. De repli d'île en île, il comprend que l'indépendance devait dépasser le cadre vénézuélien, et il conçoit le projet de la Grande Colombie: l'indépendance devant s'étendre à la Colombie (alors Nouvelle-Grenade), à l'Equateur, jusqu'aux Pérou.
Il mena ce combat jusqu'à la fin, devenant le président de cette entité en 1821. La Bolivie devient indépendante à son tour en 1825. Les tensions entre ces nouveaux pays ayant ainsi acquis la liberté fragilisèrent le projet de Bolivar. En 1830, l'année même de la proclamation d'in dépendance totale du Venezuela, Bolivar démissionna, rongé par la tuberculose qui l'emporta à 47 ans. La Grande Colombie se délita.
Chavez voulait, après deux siècles de domination de l'Europe et des Etats-Unis sur le Venezuela, faire recouvrir au Venezuela son indépendance réelle. Ce que fut le combat du Libertador. Et à l'aube du XXIème siècle, cette indépendance passe par la reprise de possession de la production pétrolière usurpée par les multinationales étrangères. Ce fut donc une guerre économique, qu'il emporta. Mais plus important, il jeta les bases de l'intégration sud-américaine: avec l'avènement de Rafaël Correa en Equateur, d'Evo Moralès en Bolivie, socialistes ayant également pour but de redonner leurs indépendances à leurs pays, il créa la zone ALBA, dont une partie des frontières recouvrent ce qui fut la Grande Colombie. Avec l'UNASUR, voulue par les dirigeants du Venezuela, du Brésil, de l'Argentine, la Bolivie, le Chili, l'Équateur, le Guyana, le Pérou, le Suriname, la Bolivie, le Chili, c'est un processus d'intégration type Union Européenne que ces états tentent. Et enfin, la Communauté d'États latino-américains et caraïbes (Celac), pour laquelle s'est tant battu Chavez, étend l'union économique de tous les pays des deux Amériques, et des Caraïbes, excepté les U.S.A., et le Canada, qui perdent définitivement le contrôle de leur "pré carré". Chavez avait réussi à convaincre des opposants farouches, comme le Mexique, le Chili, et la Colombie. Car au-delà des choix socialistes ou non socialistes, tous ces pays ont compris que qu'il était temps de se démarquer de la domination étasunienne.
En cela, Chavez, et ceux qui l'ont suivi, on réalisé de manière concrète, et élargie (!) le rêve de Bolivar: l'indépendance, et le nier est une authentique falsification historique. Mais ce processus n'en est qu'à ses débuts. Il y en a comme vous qui rêvent peut-être, je dis bien peut-être en ce qui vous concerne, que ce projet se délite, comme ce fut le cas de la Grande Colombie. Ceux qui rêvent de cela risquent de grandes déconvenues.
a écrit le 07/03/2013 à 23:09 :
Il est surtout regrettable que l'argent du pétrole n'ait pas servir à créer de nouvelles activités économiques et réelles.
Réponse de le 09/03/2013 à 12:54 :
Le socialisme ne crée rien, il détruit tout.
a écrit le 07/03/2013 à 13:09 :
comparer un programme de du debut du 18 eme aves un programme astuel est completement farfelusela revient à comparer les programmas actuels au programma des revolutionnaires de 1790
a écrit le 07/03/2013 à 10:46 :
hugo un vrais homme d'etat.ya pas beucoup comme lui.
a écrit le 06/03/2013 à 23:31 :
Franchement, c'est pas un scoop de dire que les révolutions sont déclenchées par les nantis. La tromperie, c'est qu'en France, on fait croire que notre révolution de 89, c'est le peuple !!!
a écrit le 06/03/2013 à 22:54 :
En France on adore les dictateurs du moment qu'ils sont socialiste ou communiste, ces dictatures la les français, et les médias, les font rêver, le fameux romanisme révolutionnaire bolchévique. Et que dire du Ché, le boucher, comme on l'appelait tellement il torturait, mais ca ne géne personne de voir son éffigie sur des T-shirt, ou des posters, quelle honte !!
a écrit le 06/03/2013 à 22:23 :
Ni Bolivar ni Chavez n'étaient de vrais démocrates pas plus que les socialistes d'aujourd'hui. Il font la charité au peuple pour qu'il la ferme.
Tous deux sont des inconditionnel de la libération de l'emprise exercée par les impérialistes de style colonial. Tous les pays producteurs de pétrole ont enfin pris leur juste part de son exploitation. Mais qu'en font-ils?
Réponse de le 06/03/2013 à 23:52 :
Que font-ils de leur juste part de l'exploitation du pétrole ? Une situation de rente pour les monarchies pétrolières, beaucoup d'argent pour les possédants et des revenus décents pour le peuple accompagnés d'avantages en tout genre. Une diversifactions de leur trop plein d'argent par des investissements comme le Qatar. Le financement de la bonne parole islamique dans le pays musulmans plus pauvres parfois avec une certaine violence, mais toujours avec de l'argent, beaucoup d'argent. Le Venezuela se voit repproché de ne pas avoir suffisamment développé les autres secteurs de son économie mais reste la "monarchie" pétrolière qui bosse le plus ailleurs que dans le pétrole et les investissements. Sinon Chavez a soigner son rayonnement international en finançant ses voisins les plus pauvres par une coopération autrement plus éficace que les traditionnels "bailleurs de fonds" occidentaux, programme Petrocaribe, Alba, fondation de la CELAC et bien d'autres organisations régionales accélérant l'intégrations latino-américaine .
Réponse de le 07/03/2013 à 1:08 :
Oui mais faut dormir maintenant
a écrit le 06/03/2013 à 21:44 :
On encense un socialo qui a ruine son pays pourtant riche en petrole
Réponse de le 07/03/2013 à 14:12 :
Vous dites qu'il a ruiné son pays parce qu?il n'a pas détourné les revenus du pétrole pour venir les planquer chez vous comme le font encore de trop nombreux chefs d'Etats du tiers monde. Il a utilisé ces revenus pour améliorer le quotidien d'un grand nombre de ses compatriotes. La ferveur que nous observons en ce moment au Vénézuela et dans d'autres pays en son honneur n'est pas le fruit d'un lavage de cerveau collectif comme vous aimez souvent dire, mais c'est simplement la reconnaissance de l'oeuvre sociale de ce grand Homme. Repose en paix Commandant Chavez
Réponse de le 09/03/2013 à 13:03 :
Chavez n'a aidé personne hormis sa petite famille en la plaçant aux postes clés du pouvoir et des entreprises. Aux pauvres qu'il prétendait aider, il leur a laissé des pénuries alimentaires (en expropriant à tout va et laissant des milliers de terrains en friche) et énergétiques (un comble pour un pays qui dort sur ces centaines de milliards de barils de pétrole), une inflation galopante et surtout une criminalité multipliée par 4 pour le nombre de meurtres. Je vous mets au défi d'aller visiter le quartier "petare" de Caracas sans vous faire descendre.
Réponse de le 02/05/2013 à 11:38 :
Faux, lors de la pénurie alimentaire, Chavez s'est arrangé avec ses voisins et a échangé du pétrole contre de la nourriture qu'il a revendu sans bénéfices dans ce qu'on appelle les "magasins d'Etat". Cessez de cracher sur cet Homme qui n'était certes pas parfait mais qui était sincère dans sa volonté d'aider les plus demunins. Ce n'est pas parce que vous préférez croire que la Nature humaine est forcément cupide que vous devez etre si fermes d'esprit.

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