Les accidents de trajets étant en hausse de plus de 7 %, l'Assurance maladie veut étendre le port du casque aux vélos et trottinettes au plus de 12 ans.
L’Assurance maladie dresse ses recommandations pour réaliser 3,9 milliards d’euros d’économies par an dès 2027 pour faire face au déficit croissant. Pour cela, elle préconise notamment un arrêt de la vente de tabac pour tous les enfants nés après 2009 ou encore de revoir le périmètre de prescription des médicaments les plus remboursés.
L’Assurance maladie présentait ce jeudi son rapport « charges et produits » qui servira aux pouvoirs publics pour établir des propositions en vue du budget de la Sécurité sociale dévoilé à l’automne. L’enjeu est de taille : le déficit de l’Assurance maladie est prévu à 13,8 milliards d’euros en 2026, et amené selon les dernières prévisions à s’aggraver pour atteindre 15 milliards d’euros en 2027, et 17 milliards d’euros en 2029.
Au total, le déficit de l’ensemble des branches de la Sécurité sociale pourrait atteindre 23,2 milliards d’euros en 2026, soit une dégradation de 3,8 milliards sur les 19,4 milliards prévus par la loi de financement de la Sécurité sociale.
Tout comme pour 2026, l’institution demande des actions pour réaliser un total de 3,9 milliards d’euros d’économies par an, « nécessaires pour assurer la soutenabilité des dépenses » à l’horizon 2030, a-t-elle affirmé.
Interdire la vente de cigarettes aux moins de 17 ans
Le premier élément sur lequel l’Assurance maladie insiste chaque année concerne la prévention. « La prévention est la bataille de la décennie, elle préserve la soutenabilité financière », a introduit Samira Lehaine, présidente de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam). Parmi les pistes avancées, l’Assurance maladie a cité l’interdiction de la vente de cigarettes aux personnes nées après 2009, tout comme vient de le voter le Royaume-Uni.
De fait, la France fait partie des pays de l’OCDE comptant le plus grand nombre de fumeurs quotidiens parmi la population âgée de 15 ans et plus et se situe au 3e rang de l’Union européenne. Une proposition de loi a déjà été déposée en ce sens par l’Assemblée nationale, mais elle ne concerne que les enfants nés après 2014. Cette interdiction doit s’accompagner impérativement d’un plus grand nombre de contrôles.
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