Les négociations sur l'accord de libre-échange Europe-Japon progressent

 |   |  499  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : <small>DR</small>)
Le premier round des pourparlers entre l'Union européenne et le Japon s'est achevé sous de bons auspices vendredi à Bruxelles. Et ce, moins d'un mois après le lancement officiel des négociations le 25 mars.

Acte I. La première session de négociations pour un accord de libre-échange entre le Japon et l'Union européenne s'est achevée à Bruxelles ce vendredi - après une semaine de discussions - aussi bien qu'elle avait commencé. "C'est un bon début", s'est félicité Mauro Petriccione de la direction générale de la Commission européenne chargée du Commerce. "C'est un gros dossier avec quelques questions sensibles, mais je suis sûr que nous pourrons avancer dans les prochains mois", a-t-il poursuivi, selon un communiqué.

Vers un accord progressif

Les négociations ont été officiellement lancées le 25 mars par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy et le Premier ministre japonais Shinzo Abe. Comme avec les Etats-Unis, l'objectif est de parvenir à un accord progressif de libéralisation des biens, des services et des investissements. Outre la suppression des droits de douane, ce projet doit permettre de lever toutes les barrières non tarifaires et toucher aux questions liées à la réglementation, à la concurrence, au développement durable ainsi qu'aux marchés publics. 

Selon les chiffres publiés par la Commission européenne, un tel accord permettrait de redynamiser l'économie européenne qui gagnerait entre 0,6 et 0,8% de son PIB et devrait permettre la création de quelque 400.000 emplois. Sachant qu'à eux deux, l'Union européenne et le Japon pèsent plus d'un tiers de la richesse mondiale. Rappelons à cet égard que le Japon est le 7e partenaire commercial de l'Union européenne au niveau mondial et le 2e en Asie après la Chine. Pour sa part, l'Union européenne est le 3e partenaire commercial du Japon derrière la Chine et les Etats-Unis.

Le Japon est un investisseur net dans l'UE

En outre, les exportations de l'UE vers le Japon pourraient également croître de 32,7% et de 23,5% dans le sens inverse. En 2012, selon les chiffres publiés par Eurostat, les exportations de biens de l'UE vers le Japon se sont élevées à 55,5 milliards d'euros, contre 49 en 2011. Les importations, elles, ont diminué, passant de 69,2 milliards d'euros en 2011 à 63,8 milliards d'euros en 2012. Quant aux imports et exports de services, ils ne cessent de croître depuis 2009. Enfin, les flux d'investissements directs à l'étranger (IDE) montrent que le Japon est un investisseur net dans l'Union européenne. L'UE des 27 a investi  2,4 milliards d'euros au Japon en 2011, tandis que les investissements du Japon dans l'UE se sont élevés à 12,1 milliards en 2011.

Mais les négociations risquent de durer plusieurs années. Si les responsables européen et japonais n'ont pas voulu se prononcer sur la durée totale des négociations ils ont tout de même évoqué un rythme de quatre ou cinq sessions par an. Les prochains pourparlers se tiendront à Tokyo du 24 au 28 juin.

Lire aussi: libre-échange UE-USA: la France campe sur son "exception"


>> François Hollande peut souffler, le Japon est là pour l'aider

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 24/04/2013 à 10:36 :
Il reste des "questions sensibles". Lesquelles ?
Le Japon a un niveau de vie comparable à celui des pays riches de l'Europe. C'est une démocratie. Il reste la 3ème puissance économique. Je ne vois pas en quoi un partenariat UE - Japon serait une mauvaise chose.
a écrit le 20/04/2013 à 11:04 :
On va pouvoir trouver bientôt des soupes aux baleins dans nos supermarchées ... Chouette !
Réponse de le 20/04/2013 à 16:46 :
Non plutôt des sushis radioactifs!
a écrit le 19/04/2013 à 22:54 :
Oh oui, pas de doute: c'est bien au moment où la BoJ annonce doubler sa masse monétaire en quelques années qu'il est impératif de signer un accord de libre échange... Sinon, comment l'UE pourrait-elle détruire plus vite encore ses dernières PME locales? Le doute n'est plus permis: nous sommes dirigés par des fous ou des vendus.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :