Libre-échange : Chine, Japon et Corée du Sud ont passé un premier cap

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Les trois pays asiatiques ont bouclé les pourparlers en vue d'entamer une nouvelle phase des négociations concernant un accord trilatéral. Celui-ci faciliterait les échanges commerciaux entre ces trois économies asiatiques pesant près de 20% du PIB mondial.

Fin du chapitre premier. Les trois jours de pourparlers - destinés à fixer le champ, le calendrier et l'organisation de futures négociations pour arriver à un accord commercial entre Chine, Japon et Corée du Sud - se sont achevés jeudi à Séoul. Selon le vice-ministre sud-coréen du Commerce, Kyong-Lim Choi, ces consultations inaugurales ont permis "d'instaurer la confiance entre les négociateurs des trois pays, ce qui pourrait jouer un rôle de premier ordre dans la suite des négociations."

Les trois pays ont depuis quelques semaines de nouveaux dirigeants désireux de surmonter les contentieux territoriaux qui les opposent afin de libérer les échanges dans une conjoncture mondiale difficile. Pour rappel, un différend territorial oppose le Japon et la Chine sur un archipel en mer de Chine orientale, tandis que Tokyo et Séoul se disputent des îlots isolés entre leurs deux pays.

Répondre à l'influence croissante de Washington

Si ce projet de création d'une zone de libre-échange trilatérale est aujourd'hui à l'ordre du jour, alors qu'il est évoqué depuis près de 15 ans, c'est que la Chine milite désormais activement pour sa mise en ?uvre afin de répondre à l'influence croissante de Washington dans la région. En effet, les Etats-Unis sont la force motrice dans les négociations sur le Partenariat transpacifique (TPP) visant à créer la plus grande zone de libre-échange du monde, allant du Mexique au sultanat de Brunei. La Chine, elle, bien que deuxième puissance économique mondiale, n'est pas partie prenante dans ces négociations alors que le Japon, troisième économie de la planète, a annoncé en mars son intention de s'y associer.

535 milliards d'euros en 2011

Face à ce nouveau partenariat commercial, la Chine, la Corée du Sud et le Japon renforceront leur poids grâce à leur projet de libre-échange, qui créerait une zone colossale, avec des échanges commerciaux qui s'élevaient en 2011 à 690 milliards de dollars (soit 535 milliards d'euros). Toutefois, comme au sujet de l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis, les discussions promettent d'être ardues sur certains sujets. Les agriculteurs japonais pourraient par exemple s'y opposer, craignant l'importation de riz chinois moins cher.

Les négociations - qui continueront en Chine, puis au Japon - promettent donc d'être longues. "Généralement, il faut entre une et trois années au moins pour conclure un accord de libre-échange" mais "ces discussions pourraient prendre plus de temps à cause de l'importance et de la taille des pays concernés", a reconnu Kyong-Lim Choi.

Lire aussi: vers une vaste zone de libre-échange entre la Corée du Sud, le Japon et la Chine?
 

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Commentaires
a écrit le 03/04/2013 à 18:31 :
20 % du pib mondial, combien de la masse salariale et surtout combien de travailleurs, innovation progressive et controle monétaire à plus grande echelle, c' est peut- etre un exemple pour l' UE car de cet accord va changer toutes les données boursières mondiales par le biais de la concurence internationale et même avoir un effet à moyen terme sur la finance de l' ouest, autant en emporte le vent
a écrit le 30/03/2013 à 13:32 :
Et certains français ne veulent plus de l?EUROPE ?

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