Secret bancaire : la Suisse ouverte à la discussion

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Un porte-parole du ministère des Finances helvète a déclaré mardi que la Suisse serait prête à entamer la discussion concernant l'échange automatique d'informations bancaires.

La Suisse serait-elle en train de céder ? Il y a une semaine encore, elle se montrait fermement opposée à l'échange automatique d'informations bancaires. Ce mardi, le pays semble prêt à discuter, à la condition que cette norme « devienne un standard international », a indiqué un porte-parole du ministère des Finances suisse. La mise en place d'un échange automatique des informations bancaires signerait à terme la fin du secret bancaire pour les comptes étrangers.

Dans un pays où un tel secret est présent depuis des décennies et considéré par beaucoup comme un acquis immuable, ces déclarations sont pour le moins inattendues. La Suisse compte parmi les 14 pays n'ayant pas adhéré aux principes pour un échange d'informations bancaires établi au Forum mondiale de l'OCDE. Le Parti Démocrate Chrétien suisse (PCD), qui a obtenu 12,3% des suffrages aux dernières élections, était jusqu'à présent fermement opposé à toute discussion en la matière, prônant uniquement l'impôt libératoire.

On assiste là à un véritable changement de position de la part des banquiers. Patrick Odier, président de l'Association suisse des banquiers, évoquait dans une interview publiée dimanche la possibilité d'un assouplissement significatif du secret bancaire de leurs banques. "Aujourd'hui, il n'y a pas de norme mondiale", a-t-il souligné, ajoutant que "si cela changeait, [ils pourraient] également [s'] adapter".

Cette proposition s'inscrit dans la volonté internationale de lutte contre la fraude fiscale : ce vendredi 19 avril, le G20 se réunissait à Washington, afin de discuter des mesures pour limiter le secret bancaire.
 

>> Lire aussi : Est-ce la fin du secret bancaire en Suisse ?

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Commentaires
a écrit le 25/04/2013 à 13:12 :
Et pendant les discussions les vaches suisses continueront à regarder passer les trains des exilés fiscaux qui s'arrêteront dans le canton de Zoug ou à Genève !
a écrit le 24/04/2013 à 16:22 :
C' est bizare que depuis cette annonce , la bourse prend quelques % , a croire que l' argent de nos copatriotes servent enfin a notre circuit économique
a écrit le 24/04/2013 à 16:17 :
"devienne un standard international" ...et soit appliqué par tous le monde, effectivement. Sinon: rien! C'est un principe essentiel de la diplomatie helvétique depuis des lustres: égalité de traitement. De toute manière les grandes banques suisses (UBS, CS, J.Baer) se sont toutes lancées à fond dans une course aux "émergents". Les résultats sont impressionnants. L'argent dissimulé des fraudeurs européens pèse de moins en moins. Comme l'Europe.
a écrit le 24/04/2013 à 9:57 :
Qui a imposé le secret bancaire aux Suisses ?
Réponse : Louis XIV

C'est marrant que les français s'en plaignent !
a écrit le 23/04/2013 à 20:43 :
Oui ,c'est fini la fraude sans souci c'est fini,fini , Fatca avance et ne reculera pas. Les noms de 350 gros patrimoines français fraudeurs circulent dans les rédactions et les noms vont sortir un par un après des vérifications pour éviter les erreurs . C'est si facile aujourd'hui pour un informaticien de maintenance de copier tous les fichiers d'une banque sur un petit disque dur de 2To qui tient dans la poche. Et des informaticiens honnêtes,il y en a plein, n'hésitez pas à copier les listings messieurs dames ,c'est vous qui ferez tomber la gigantesque corruption installée depuis 30 ans par les néolibéraux : donnez-nous les noms et détails des titulaires des comptes des fraudeurs des "paradis" : de 22 000 milliards à 60 000 milliards attendent notre jugement ,et vous verrez que les peuples seront sans pitié pour les fraudeurs :60% de taxe un vendredi soir à Chypre ce n'est rien ,on exigera du 90% pour ces fraudeurs, et comme a Chypre ,personne ne pleurera sur les pertes de ces fraudeurs, personne. L'Allemagne achète des listings ,pourquoi pas la France? Il n'y plus que les pauvres et les moyens qui payent des impôts ,le CAC 40 est taxé à ....8% et moi à 15% ,nous payons à leur place et on n'en peut plus,vous comprenez on n'en peut plus de ces fraudeurs qui vivent hors taxe .Informaticiens ,à vos disques durs , le grand nettoyage de printemps a commencé ! Cahuzac aura été le signal de ce nettoyage ,le vase de nuit néolibéral a débordé ......
Réponse de le 23/04/2013 à 20:58 :
T'es au RMI ?
Réponse de le 23/04/2013 à 21:50 :
@bondiou

Le RMI n'existe plus mais visiblement les dinosaures ne sont pas tous morts...
Réponse de le 24/04/2013 à 6:46 :
Si il est au Rmi, il va y rester.
a écrit le 23/04/2013 à 20:06 :
Ben oui, quand les poissons UK auront des dents. Bien joué les Suisses.
Réponse de le 08/02/2016 à 7:51 :
Les coûts d'infrastructures ne disparaissent pas totalement. Les mineurs de Bitcoins doivent payer leurs ordinateurs avec de vrais billets. De plus, ils se rémunèrent en gardant pour eux une partie de la monnaie virtuelle créée (ils s'approprient de la valeur en la prenant à tous les détenteurs de Bitcoins par le biais de l'inflation).

Le jour où le minage ne sera plus rémunéré, il n'y aura plus de mineurs et le système s'arrêtera, à moins qu'un état le reprenne à sa charge comme bien publique. La monnaie, c'est de la confiance. Avez-vous confiance ?... "Money is gold, and nothing else".
a écrit le 23/04/2013 à 18:11 :
Ce qui veut dire que la Suisse supprimera son secret bancaire quand l'ensemble des pays du monde le feront également. Sachant que les principaux paradis fiscaux appartiennent aux pays anglo-saxons( USA + Royaume-Uni gèrent le 60% de l'argent offshore du monde), Hollande 1er et son gouvernement peuvent attendre très longtemps la fin du secret bancaire suisse car les pays anglo-saxons ne feront jamais la transparence (pour info, ces pays ont la notion de "trust", c'est-a-dire des sociétés dont personne ne peut connaitre les vrais propriétaires, Qualuzac aurait créer un trust à Londres et il n'aurait pas eu de problème)

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