Roberto Azevedo succède à Pascal Lamy à la tête de l'OMC

C'est donc le Brésilien Roberto Azevedo qui a été retenu ce mardi pour diriger l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Le diplomate occupera officiellement le siège de Pascal Lamy le 1er septembre prochain. Il aura notamment pour mission de faire sauter le blocage du cycle de Doha.
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Les Etats-membres ont tranché. C'est le Roberto Azevedo qui a été retenu mardi pour diriger l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Le Brésilien, qui était en lice avec le Mexicain Herminio Blanco pour succéder au Français Pascal Lamy, a été désigné au terme d'un processus de sélection totalement atypique, en trois tours, dans le monde des organisations internationales. Le diplomate était convaincu d'être le plus à même de donner un second souffle à l'organisation chargée des règles du commerce international et de leur application. Il faut dire qu'il a participé à presque toutes les conférences ministérielles depuis le lancement en 2001 des négociations de Doha, pour la libéralisation du commerce mondial. Ce qui tombe plutôt bien, sachant que l'un des défis majeurs du nouveau chef de l'OMC sera de relancer ces négociations au point mort depuis des années.

Endiguer la multiplication des accords bilatéraux

L'une des conséquences en est d'ailleurs la multiplication des accords bilatéraux. En effet, il se crée en moyenne deux accords bilatéraux d'investissement chaque semaine selon un rapport publié en 2006, qui précise que 30 % du commerce mondial sont régis par quelque 250 accords bilatéraux et régionaux de commerce. Et ce, alors que les accords de libre-échange vont à l'encontre du principe multilatéral de l'OMC, dont le fonctionnement a été calqué sur le modèle du GATT(General Agreement on Tariffs and Trade) de 1947. L'organisation instituée par les accords de Marrakech en 1994 (mais entrée en fonction le 1er janvier 1995) prône en principe la libéralisation des échanges. Or, l'organisation - qui appréhende les exportations comme moteur de croissance et de plein emploi - endosse principalement le rôle d'arbitre pour le règlement des litiges commerciaux entre les états, comme le conflit USA-UE concernant les subventions à Boeing et Airbus par exemple...

Roberto Azevedo arrivera-t-il à redonner un second souffle au cycle de Doha? Quoiqu'il en soit, ce sera la première fois qu'un responsable d'un pays émergent dirige l'institution internationale pendant un mandat complet de 4 ans. Le nouveau directeur général prendra les rênes de l'institution le 1er septembre. Avec comme première échéance le sommet de Bal qui se déroulera du 3 au 6 décembre prochains. 

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Commentaires 4
à écrit le 08/05/2013 à 14:43
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Voila ce que j attendai c'est qu un pays emergent soit mis a cette place et je suis ravi de voir que l on m a écouté car j avai prié pour que ce soit un homme d amerique latine et bien je suis très content et je trouve que comme les gens la bas sont...

à écrit le 08/05/2013 à 9:23
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Enfin un compétent et ouvert a la tête de l'OMC. Lamy, l'homme des lobbys et de l'impuissance politique. Le Barroso de l'OMC s'en va. Tant mieux.

le 08/05/2013 à 11:23
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Oui, mais l'ennui est qu'il va être recasé en France, par ses "obligés" droitistes et gauchistes confondus. Il risque alors de nous faire sombrer davantage dans son mondialisme avorté à l'époque du rétablissement du bi-latéralisme.

à écrit le 07/05/2013 à 22:46
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Franchouillards! N'aurait-il pas été préférable de mettre la photo du nouveau directeur. Lamy, on le connait.

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