OMC : Et les deux finalistes pour succéder à Pascal Lamy sont...

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Le Brésilien Roberto Azevedo et le Mexicain Herminio Blanco seraient, selon une source citée par l'AFP, les derniers candidats en lice. Les pays membres de l'institution internationale devraient choisir leur futur directeur général avant le 31 mai.

Cette fois c'est la dernière ligne droite. Le successeur de Pascal Lamy, actuel directeur général de l'OMC, sera Brésilien ou Mexicain. C'est en tout cas ce qu'a assuré jeudi une source tenant à garder l'anonymat citée par l'AFP. C'était attendu, ce sera donc la première fois qu'un responsable d'un pays émergent dirige l'institution internationale pendant un mandat complet de 4 ans.

Ouverture contre protectionnisme?

Selon cette source, ce sont donc Roberto Azevedo, ambassadeur du Brésil auprès de l'OMC, et Herminio Blanco, ancien ministre mexicain du commerce qui se seraient qualifiés pour le dernier tour. Sachant que le premier semble bénéficier d'un large soutien dans les milieux diplomatiques, tandis que le second est considéré comme ayant eu le soutien des pays occidentaux.

Le match peut s'appréhender comme un bras de fer entre deux pays, deux tendances, l'une protectionniste contre l'autre plus libérale. Et pour cause, le Brésil semble privilégier la demande interne sur le commerce extérieur. Sa politique a d'ailleurs été critiquée par ses détracteurs pour ses penchants protectionnistes. Mais le gouvernement brésilien a assumé depuis 2003, sous la présidence de Luiz Inacio Lula da Silva, un rôle clé au sein de l'OMC par sa défense des pays en développement face aux Etats-Unis et à l'Europe. A côté, le Mexique apparaît comme un modèle d'ouverture économique. Herminio Blanco, fut l'un des architectes de l'Accord de libre-échange nord-américain (Alena) signé en 1994 par son pays avec les Etats-Unis et le Canada. Avec le Chili, le Mexique est le pays qui a signé le plus de traités commerciaux internationaux, notamment avec l'Union européenne et le Japon. 

Objectif: relancer le multilatéralisme

Reste à départager les deux finalistes latino-américains (sur les neuf candidats de départ) qui ont été sélectionnés au deuxième tour d'un processus de sélection totalement atypique dans le monde des organisations internationales. Une sélection en trois tours, qui s'est faite sous l'égide d'une "troïka" composée du pakistanais Shahid Bashir, le Président du Conseil général de l'OMC, secondé par le canadien Jonathan Fried, Président de l'Organe de règlement des différends et du suédois Joakim Reiter, Président de l'Organe d'examen des politiques commerciales. Notons au passage que jamais l'institution n'avait vu autant de prétendants pour diriger l'institution. 

Selon les règles de l'OMC, le candidat final doit être désigné par consensus. Tous les états membres doivent être d'accord. Son successeur doit en principe être désigné avant le 31 mai prochain, Pascal Lamy devant quitter ses fonctions fin août. Ensuite, le nouveau directeur général devra prendre les rênes de l'institution le 1er septembre. Il aura entre autres la lourde tâche de relancer les négociations sur la libéralisation du commerce international, au point mort depuis le non-achèvement du cycle de Doha. Avec une échéance déjà fixée: le sommet de Bali du 3 au 6 décembre prochain.

Lire aussi: le successeur de Pascal Lamy saura-t-il donner un second souffle à l'OMC?

 

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Commentaires
a écrit le 26/04/2013 à 13:27 :
pour résoudre nos problèmes commerciaux,je ferais le nom de notre zorro national;
M.le Ministre A.Montebourg.Pas mal!!!
a écrit le 26/04/2013 à 12:31 :
Compte tenu de la décennie a ne jamais venir explique son boulot, les débats de l'organisation mondiale du commerce , bras armé de la mondialisation, il est a esperer fortement que la decence touchera lamy pour ne pas venir montrer sa tronche apres la fin de son mandat. 10 ans dans une organisation de cette taille et ne quasiment jamais avaoir expliquer ce qu'il faisait ou exceptionnelement a Davos avec une langue de bois digne d'un bon technocrate. Que ce deloriste nous fasse la grace apres la fin de son mandat , de prendre sa retraite et de surtout ne pas venir nous epxlqiuer les comments et pourquoi .... on a deja suffisamment eu l'experience d'un Delors qui s'est dégonflé en son temps.
a écrit le 26/04/2013 à 10:23 :
Et si Lamy prenait la place de Ayrault ? Il devrait avoir une petite idée concernant la mondialisation.
a écrit le 26/04/2013 à 10:15 :
L'omc ne sert plus à rien. Les pays préfèrent garder la main sur leur politique commerciale et signer en direct des accords bilatéraux de libre-échange. Cela leur donne la garantie de refermer à souhait leurs frontières si nécessaire....
Réponse de le 26/04/2013 à 12:34 :
oui c'est ca l'OMC ne sert a rien ... mais oui et d'ailleurs la russie et la chine obtienne des concessiions regulierement par l'omc qui conduit a une meilleure santé européenne .. bien sur l'omc ne sert a rien ..... c'est ca !!!
ca c'est votre perception parce qu'on vous parle pendant des heures de la greve a aulnay sans jamais vous parler de l'omc . comme on vous parle du chomage sans jamais revenir sur bolkenstein et ses effets ...
Réponse de le 26/04/2013 à 18:32 :
Terrible, la directive Bolkenstein.... la France, qui est le troisième exportateur mondial de services (le troisième! l'Allemagne, la Chine, le Japon sont importateurs nets) a bien raison de lutter contre l'ouverture du marché des services, au nom... au nom de quoi? d'Aulnay sous bois, de fabricants de petites culottes ou d'une raffinerie de diesel dont persone ne veut plus? Ouvrez les yeux! S'il nous reste un avenir, c'est sur les services, et l'OMC défonce les portes des pays protectionnistes en la matière. Nous devrions être son premier soutien.

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