Shutdown : négociations serrées pour sortir de l'impasse budgétaire

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(Crédits : REUTERS)
Après la reprise de contact entre démocrates et républicains pour sortir de l'impasse budgétaire, les parlementaires américains ont prévu de travailler tout le week-end avec l’idée de parvenir à un accord de compromis pour le début de la semaine prochaine.

Démocrates et républicains ont repris leurs contacts pour éviter un défaut de paiement catastrophique aux Etats-Unis, mais a priori sans percée décisive au onzième jour de la crise budgétaire, bien que plusieurs parcs nationaux devraient rouvrir samedi. Les parlementaires américains ont prévu de travailler tout le week-end avec l'idée de parvenir à un accord de compromis pour le début de la semaine prochaine. Le détail des négociations, qui doivent permettre de rouvrir les services administratifs fédéraux, à l'arrêt depuis le 1er octobre faute d'accord sur le budget 2014 et d'avoir un relèvement du plafond de la dette pour la date butoir du 17 octobre, n'est pas public. Passée la date du 17 octobre, les Etats-Unis ne pourront plus emprunter sur les marchés obligataires si le Congrès n'a pas relevé la limite légale de la dette publique.

Reprise du dialogue

Moins de 24 heures après s'être rencontrés à la Maison Blanche, le président Barack Obama et son principal interlocuteur côté républicain, le président de la Chambre des représentants John Boehner, ont parlé vendredi au téléphone, ont indiqué leurs porte-parole respectifs. "Nous sommes en meilleure position qu'il y a une semaine", mais "il n'y a pas d'accord", a constaté le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, en saluant néanmoins des conversations "constructives".

"Vote sur le budget sans conditions préalables"

Ce dernier a répété que le président promulguerait un relèvement du plafond de la dette pour une durée "aussi longue que possible", mais répété l'exigence d'un vote sur le budget sans conditions préalables. "La position du président est que nous (...) ne devrions pas acquitter de rançon pour que le Congrès fasse son travail, cela reste vrai depuis le début" de cette crise, a-t-il assuré. Il a aussi relevé, sans les détailler, que Barak Obama avait "certaines inquiétudes" sur la proposition présentée la veille par les républicains de la Chambre.

Cette dernière a proposé une augmentation temporaire du plafond de la dette jusqu'au 22 novembre, mais sans inclure de mesure rouvrant entièrement l'Etat fédéral. En échange de ce relèvement, les républicains veulent l'ouverture de négociations sur le budget et une réforme des programmes sociaux, comme le système de retraite, autant de points d'achoppement avec la Maison Blanche.

 "On est en train de résoudre le problème"

Barak Obama a aussi reçu vendredi à la Maison Blanche les sénateurs républicains, censés être moins intransigeants que certains de leurs collègues de la Chambre issus du mouvement populiste ultra-conservateur "tea party". Aucun accord n'a été conclu entre eux mais les sénateurs ont salué la volonté de dialogue du président. "Y a-t-il eu une avancée déterminante? Non", a expliqué John McCain après la réunion. "Mais je peux dire que cette discussion était un exercice très utile. Je regrette qu'elle n'ait pas eu lieu il y a des semaines". "On est en train de résoudre ce problème", a assuré un autre sénateur républicain, Bob Corker, jugeant improbable une sortie de crise ce week-end.

Cette reprise du dialogue a continué à provoquer l'espoir à Wall Street, qui a clôturé en hausse de 0,73% pour le Dow Jones, après une séance euphorique la veille, lorsque les premières informations sur une éventuelle percée avaient filtré. Ce regain d'optimisme a renforcé l'euro face au dollar vendredi en fin d'échanges new-yorkais.

Les pays industrialisés et émergents du G20 demandent d'agir d'urgence

Le Trésor a mis en garde contre un défaut de paiement inédit et catastrophique de la première économie mondiale. "Les Etats-Unis jouent un rôle central dans le système financier international (...). Quand les risques augmentent, la recherche de la sécurité et de la qualité poussent les investisseurs vers les marchés américains", a déclaré le secrétaire au Trésor Jacob Lew, dans une déclaration écrite diffusée vendredi à l'occasion de l'assemblée générale du Fonds monétaire international à Washington. Et d'avertir aussitôt: "Mais les Etats-Unis ne peuvent pas prendre cette réputation obtenue de haute lutte pour acquis".

Egalement depuis Washington vendredi, les pays industrialisés et émergents du G20 ont appelé les Etats-Unis à "agir d'urgence", selon le G20-Finances dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion.

 Depuis le 1er octobre, des centaines de milliers de fonctionnaires ont été mis en congés forcés sans solde, provoquant un grippage de l'Etat fédéral qui se fait de plus en plus durement ressentir. Toutefois, plusieurs parcs nationaux, comme le Grand Canyon, ou des grands monuments, comme la Statue de la Liberté, vont rouvrir leurs portes samedi grâce à des accords trouvés avec plusieurs Etats pour financer temporairement ces lieux touristiques. En revanche, le parc national mondialement connu de Yosemite et la célèbre prison d'Alcatraz, tous deux situés en Californie, resteront fermés.

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Commentaires
a écrit le 13/10/2013 à 10:17 :
Les républicains voulaient moins d'Etat, ils ont moins d'Etat. Où est le problème ?
Le monde ne va pas crouler parce qu'une ou plusieurs administrations ne marche pas pendant quelques temps.
Obama a amené les républicains là où il voulait. ll ne va rien lâcher : quoiqu'il arrive, ce sera de leur faute. Nice, isn't it ?
a écrit le 12/10/2013 à 22:12 :
Marrant que quelques personnes croient encore à des négociations "serrées"... Les républicains ont simplement perdu en acceptant un relèvement du plafond face aux conséquences, c'est tout. Le reste sera pipeau et façade.
Réponse de le 12/10/2013 à 23:10 :
Ce qui n'est pas marrant mais fou, c'est l'accord sur un plafond, ben voui, que voulez-vous, la crise était derrière nous mais là il y a une nouvelle crise qui arrive et que l?on ne pouvait pas anticiper car il y a un an, on ne savait pas qu?il faudrait se remettre d?accord dans un an, vu qu?on avait décidé de se mettre d?accord que pour un an? Ne cherchez pas c?est un truc de gens sérieux, nous ne pouvons pas comprendre. Mais une question persiste, pourquoi les États-Unis simulent un défaut et jouent la carte du pire... ???
a écrit le 12/10/2013 à 15:31 :
Le shutdown bon sujet, combien de parasites on vire, comme en Angleterre. On pourrait dire : tea for u and tea for me but he dont cnow. On parle effets de mode ou bien de manche? Dimanche on peut travailler ? En Angleterre, on a déjà fait des employs. C est comme sous Henri III en histoire, on fait pas du Magelan mais du Maginot. Pour la récupération des couleurs, ça déteint alors on utilise quelle poudre ? On joue aux tulipes à la mode saint preux ! Pour le rapport innovation, on fait dans l emploi jeune pour le polytechnicien ? Cela ne change rien au chômage chez le curé rouge? dans le sud européen, la faust à qui si on tombe par terre ? Inri ou inri pas ? Dimanche on pêche au gros ou au gras ? Faut-il libérer le travail ou bien barabas, le files de sinistre en tôle ? On fait dans la grande vadrouille et la folie des grandeurs ! On parle littérature : le tas mange les shtrouphs, gargamel à l ?uvre comme faust ! La population a raison, la justice est fausse !
Réponse de le 12/10/2013 à 16:04 :

C est des fourmis rouges ou bien noire ? Depuis quand les fourmis et les poules ont-elles des dents ? Le coq court et le cac couic ! Mince le poutou a pris un coup et a chose n a rien fé ! 7$ pour 1$ ou est le shériff ? On shutdown, c de l anglais, académique ? Dans le tas y a trop de fourmis ?
Réponse de le 12/10/2013 à 16:34 :
J imagine que c est pas La Faillite mais La Fontaine... faut-il serrer les robinets parce qu il y a un Grominey et un titi parisien à cause de la poule? C est plutôt du lapin comme dans Lafer (me), l affaire ne peut pas passer, avec les herbes là, celui qui écrit sur le papier comme on double les codes mais on réduit les voitures, on simplifie ou on triangule? Bienvenue en Rance et vive Nabonéron! C est la mérovingie, c est effarant ou bien étouffant? C est pas Poutine nini zozo Rasepoutine, mais à Santa fé il y a de l or, on vend Versailles?
Réponse de le 12/10/2013 à 17:26 :
A moins que ça soit La Baguette, de quoi vous parlez? Y a bobo à la tête...
a écrit le 12/10/2013 à 13:46 :
Bon; dans tous les cas, ce sont les "intouchables" alias la Fed et Wall St - Blankfein and co- qui vont siffler la fin de la récré..
Comment? demandez à Berlusconi...

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