Obama lève le shutdown, le spectre du défaut s'éloigne... pour le moment

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Le président des Etats-Unis a levé le shutdown qui suspendait l'activité d'une partie de l'administration américaine depuis le 1er octobre.
Le président des Etats-Unis a levé le "shutdown" qui suspendait l'activité d'une partie de l'administration américaine depuis le 1er octobre. (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Républicains et démocrates ont voté un accord à l'arraché sur le budget américain. Le shutdown est levé mais le spectre du défaut est seulement repoussé de quelques mois.

Le défaut est évité... pour le moment. Au Congrès américain, républicains et démocrates se sont finalement accordés dans la nuit de mercredi à jeudi sur un plan visant à mettre fin au "shutdown". Par 81 voix contre 18 au Sénat et 285 contre 144 à la Chambre des représentants, les parlementaires américains ont voté la loi proposée dans la matinée par le sénateur démocrate Harry Reid et le républicain Mitch McConnell.

Délais repoussé à 2014

Ce compromis prévoit l'autorisation pour le Trésor d'emprunter jusqu'au 7 février, et le financement de l'Etat fédéral jusqu'au 15 janvier. Autrement dit: les craintes d'un défaut pourraient réapparaître au début de l'année prochaine.

Par ailleurs, une commission bicamérale doit être convoquée et élaborer d'ici le 13 décembre les contours d'un budget pour le reste de l'année 2014. 

Peu après, Barack Obama a signé la levée du "shutdown" mis en place le 1er octobre faute de budget. A cause de cette paralysie, le manque à gagner en termes de richesse produite atteindrait 24 milliards de dollars soit 0,6 point de PIB selon l'agence Standard and Poor's. 

Arrêter de "gouverner par la crise"

Peu après ce vote, Barack Obama a déclaré, lors d'une intervention télévisée que:

"La prochaine fois, avec un peu de chance, [un accord] ne sera pas trouvé à la dernière minute. Nous devons perdre cette habitude de gouverner par la crise". *

La "défaite" des républicains

De son côté, le leader de l'opposition à la Chambre, John Boehner a reconnu sa "défaite". "Nous nous sommes bien battus, nous n'avons simplement pas gagné". Les Républicains se sont donc inclinés, malgré leur opposition à la réforme du système de santé, enjeu principal du blocage, et sur lequel ils n'ont donc pas obtenu ce qu'ils exigeaient.

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Commentaires
a écrit le 18/10/2013 à 8:50 :
on est sauvé ? , le monde respire jusqu'à la prochaine fois , cette crise montre au monde notre dépendance économique vis a vis des USA et aussi de nos dettes qui s'y rattachent indirectement , nous jouons dans une drôle de pièce de theatre , on a encore frôlé la catastrophe , le tea party rigole car meme perdant il fait voir que ces puissants républicains sont incapables de tenir tete , de quoi radicaliser encore cet électorat , finalement les dégats de cette crise ne sont pas encore comptabilisés ..
Réponse de le 18/10/2013 à 9:46 :
+1 bonne analyse
a écrit le 17/10/2013 à 23:16 :
For a good realistic policy I fired 200000 civilians doing nothing for 2 hundred billions?
a écrit le 17/10/2013 à 23:10 :
Alors combien de postes d administration en moins et d emplois en plus?
a écrit le 17/10/2013 à 16:04 :
..Cette opposition des républicains pour contrecarrer l'Obama care relève plus de l'entêtement idéologique que de la pratique démocratique. De là , à penser en effet que celle ci se nourrit d'un terrain plus inavouable(comme le racisme....), il n'y a qu'un pas.....
Réponse de le 17/10/2013 à 17:06 :
+ UN !
a écrit le 17/10/2013 à 15:51 :
Le président Obama a su mobiliser pour déclencher une "catastrophe médiatique" aux conclusions toutes imaginaires en laissant à penser que d'autres seraient responsables de la faillite de sa politique. Une démarche fortement idéologisée devant lui permettre de poursuivre son action de suicide collectif . Les partis américains ont raisonnablement laissé passer cet effet médiatique pour mieux se reprendre en étoffant non pas leurs positions mais leur communication. Malgré cette déferlante démocrate qui a permis de rendre le reste du pays comme responsable à 70% de la crise, les américains ont également rendu Obama responsable de cette même crise à près de 70% et si un socle de 10% de dégoûtés ont décidé de ne pas se prononcer, plus de 20% déclarent ne pas en avoir les moyens de le faire faute d'information, ce qui est sage, tandis que la moité environ des déclarations prenant parti insiste pour dire qu'elle renvoie surtout chacun dos à dos. L'analyse est donc un peu plus fine que ce que l'on a bien voulu en conclure trop rapidement. Quoiqu'il en soit il est donné à Obama la possibilité de poursuivre sa gestion en terminant l'année de façon restreinte pour la resserrer considérablement sur 2014 à supposer qu'il ait compris la leçon. De toute manière le tourbillon financier qu'il tente de mettre en place devra être profondément réformé. Les élections de mi-terme donneront d'ailleurs une indication presque définitive tant elles sont importantes. Elles argumenteront certainement que cesser la dérive financière n'aurait aucun impact notable négatif sur les reste du monde comme on a voulu le faire croire et que bien entendu cela n'empêchera pas les américains de se soigner dans de bonnes conditions comme les idéologues mal renseignés (mais c'est un pléonasme, ils ne souhaitent pas l'être) tentent de le faire croire. Un coup de semonce.
a écrit le 17/10/2013 à 13:58 :
Le mur est franchi, avec quelques dégats apparement. j'ai du mal a comprendre en quoi le shutdown a été néfaste à l'économie américaine. des usines fabriquant des produits stratégiques ont elle fermé ? des cultivateurs ont-ils arretés de cultiver ? Si c'est le cas, il faut identifier ce qui les a génés et sortir cela du circuit de l'état fédéral. mais si c'est parce que des musés ont été fermés, je suis désolé, mais personne ne mange, ne se soigne ni ne se chauffe avec ce que produisent les musés. ni les cinémas, les salles de concert ou les stades de foot. Il est temps de revenir aux vraies valeurs, tangibles, physiques, productives.
Si le temps gagné est mis a profit pour améliorer cette organisation calamiteuse, bravo Obama. S'il ne sert qu'a continuer à alimenter les comptes en banque de ses amis de Wall-Street; alors, désolé, je désapprouve. Time will show comme on dit...meme si je n'ai quasiment aucun espoir. Tout se terminera dans l'hyper-inflation, les guerres, l'appauvrissement des classe les plus basses, et la violence à l'encontre des privilégiés qui pomperont toujours plus les production de leurs esclaves.
a écrit le 17/10/2013 à 13:30 :
Malgres la planche à billets qui surchauffe les déficits et la croissance n évoluent pas le pire est a craindre 1929. Sera de la rigolade a côté de cette bulle monstrueuse. Les naïfs diront mais non sans avoir y une idées sur le remboursement des ces montagnes de dettes stocke de l OR
Réponse de le 17/10/2013 à 14:05 :
Les achats/ventes d'or sont de plus en plus taxés. Et RIEN n'interdit un état, comme l'avait fait Roosevelt, d'interdire la possession d'or... Et heureusement qu'il l'a fait, cela a permis de sauver les US après 1929.
a écrit le 17/10/2013 à 12:28 :
tout ça c'est du show à l'armoricaine, sa va finir par exploser comme dans tout mauvais film hollywoodien
a écrit le 17/10/2013 à 11:54 :
le Cnngrès a trouvé un accord provisoire mais les problèmes de fonds demeure. En attendant la CHine accumule de l'or pour faire du yuan la future monnaie de réserve. En cas de bascule ça va tanguer ....
Réponse de le 17/10/2013 à 12:24 :
En cas de défaut du dollar on préférera s'échanger des euros ou de la livre sterling plutôt que du yuan volontairement déprécié depuis des années. Tout est question de confiance et je pense que l'Europe dans son ensemble est bien mieux placé que la Chine de ce côté.
Réponse de le 17/10/2013 à 12:54 :
@Michel , Si la Chine achète de l'or, c'est pour in fine indexer le yuan sur l'or ; ce qu'était le cas du dollar avant avec les accords de Bretton Woods et abandonné en 1971 par Nixon (depuis les USA vivent sur le dos du monde en imprimant du dollar) depuis des siècles l'or est la monnaie de référence; Après les accords de Bretton Woods la monnaie de référence était le dollar parce qu'indexé sur l'or, depuis 1971 on nous fait croire que c'est le dollar qui est la monnaie de référence, De Gaulle l'avait bien compris c'est pourquoi il avait demandé de remplacer les dollars détenue par la France par de l'or. Les USA font tout pour garder ce fait, en trafiquant les cours de l'or et en attaquant tout pays qui voudrait vendre son pétrole sans utiliser le pétro-dollar. Comme l'a dit un secrétaire du trésor US : "le dollar est notre monnaie et c'est votre problème ! "
Réponse de le 17/10/2013 à 13:15 :
@candide

Indexer le yuan sur l'or, c'est beau sur le papier pour les naïfs. La crédibilité de la monnaie chinoise reste démontrer.
Réponse de le 17/10/2013 à 15:59 :
La Chine est le premier producteur d'or du monde. Elle valorise sa production. Indexer le yuan sur l'or est une boutade trouvée par certains journalistes pour avoir quelque chose à dire. Plus avant, personne ne souhaite faire du yuan une monnaie mondiale, ni même de l'euro puisqu'il s'agit d'une source d'ennuis plus que d'un avantage. Des pays échangent à la marge en yuan par pure intention spéculative pour voir la devise monter.
a écrit le 17/10/2013 à 11:31 :
IL n'a pas cédé, a été ferme plus que d'habitude (on lui a assez souvent reproché le contraire), C'est très bien! ces Républicains sont loin d'être des gentils ! et de toute façon sont aussi racistes quelque part...BRAVO OBAMA !! pour le reste, ils verront dans une situation plus "sereine"....
Réponse de le 17/10/2013 à 11:46 :
La pauvreté est une race... on en apprend de plus en plus chaque jour sur La Tribune!
Réponse de le 17/10/2013 à 12:06 :
Vous avez raison Staline !!
Réponse de le 17/10/2013 à 13:23 :
'' ...s'il y défend toujours les mêmes idées, répétées jusqu'à plus soif, elles sont peu articulées. Il ne théorise pas, ne donne aucune clef de compréhension de l'économie, en-dehors de l'idée que l'Etat est un problème. Pamphlétaire sans ?uvre d'ampleur majeure, il aurait logiquement dû être plus ou moins oublié. Mais c'était compter sans les conservateurs américains. Les écrits de (...) ont été redécouverts au XX° siècle par les libertariens américains (le fameux courant des «Talibans» libéraux), qui y trouvent matière à dénoncer les idéologies «collectivistes» que sont, à leurs yeux, le communisme, le nazisme, le keynesianisme. Certains écrits de (...) sont diffusés par l'homme d'affaires et activiste conservateur (...) , au début des années 40, comme instrument de propagande. La conception de la spoliation légale et des interventions néfastes de l'état dans le libre-échange se retrouvent chez bon nombre d'idéologues libéraux, comme Friedrich Hayek (un des chefs de file du néolibéralisme)...'' (http://liberalismepourlesnuls.over-blog.com/article-frederic-bastiat-l-icone-foudroyee-100998375.html) . (http://liberalismepourlesnuls.over-blog.com/article-milton-friedman-meme-mort-il-sevit-encore-108685377.html) '' Le libéralisme pour les nuls et les gens honnêtes...parce que la liberté est trop précieuse pour être laissée aux '' libéraux '' ! (Des libéraux mutés, pour certains d'entre-eux, en véritables néolibéraux)
Réponse de le 17/10/2013 à 14:16 :
les républicains sont racistes, vis à vis d'Obama! vous comprenez ce que vous voulez! c'est pas bien, ça !!
Réponse de le 17/10/2013 à 17:07 :
++++++++ avec vous
a écrit le 17/10/2013 à 9:23 :
Le plus dur est fait, à savoir dissocier 2 problèmes qui n'ont rien à voir entre eux mais que les républicains voulaient amalgamer pour nuire à Obama. Une fois le Obamacare entériné et mis en place, tout le monde pourra sereinement discuter du problème de la dette et de la dépense publique pour trouver une solution globale, durable et efficace au problème.
Réponse de le 17/10/2013 à 10:56 :
Je vous trouve bien optimiste comptez sur le tea party pour rebondir sur autre chose en fevrier si ils n ont plus l argument des mutuelles de santé ils trouveront un autre sujet de discorde Vous partez du principe qu ils sont responsables et ont du bon sens ils n ont ni l un l autre et vous pouvez être absolument certain qu en février le cirque repartira de plus belle Si je devais parier sur un sujet ca serait le budget fédéral puisqu il devra être remis à plat dans la même période
Réponse de le 17/10/2013 à 11:21 :
Mais bien sur..et la marmotte emballe le chocolat. Au contraire rien n'est réglé. Le problème n'est que reporté et si les choses seront peut etre moins compliqué par le Obama care, pour le moment, ce n'est que parce qu'il y aurait des ajustement à la baisse du dit programme. Mais dans l'absolu la croissance américaine n'est toujours pas la, ni européenne bien sur, la bulle financière de la fausse monnaie papier continue de grossir et le recentrage d'une partie de la puissante économique vers l'Asie, nous promettent bien des surprises. Le socialiste Obama continue son oppression sur son peuple et sur le monde notamment à cause de la domination du dollar, mais c'est de bonne guerre si je puis dire. Il est vrai qu'en matière d?oppression les socialo conservateur français montrent l'exemple. Mercatroid on n'attendez pas de votre part de toute façon une quelconque valeur libérale et humaniste, seule votre doctrine collectiviste compte, avec son lot d'ignominie envers les individus.
Réponse de le 17/10/2013 à 11:43 :
Il est clair qu'une CMU à l'américaine ne coûtera rien au contribuable et à la dette des Etats-Unis... vous avez votre carte à l'internationale socialiste?
Réponse de le 17/10/2013 à 12:55 :
@Michel : Non, c'est simplement que vous ne savez pas compter. La "CMU américaine", même dans le pire des cas, ne coûtera jamais bien chère par rapport au budget américain ou au budget consacré à la guerre en Irak (entre 600 milliards et 1200 milliards selon qu'on est républicain ou démocrate). La dette américaine n'est pas creusée par ce que vous croyez...
Réponse de le 17/10/2013 à 13:40 :
@Mecatroid

Augmenter les dépenses selon vous c'est réduire la dette? C'est toujours pas cher lorsque c'est son voisin qui paie...
Réponse de le 17/10/2013 à 13:57 :
Vous avez raison, il faut dépenser l'argent qui n'existe pas.
Réponse de le 17/10/2013 à 14:41 :
+ UN !
Réponse de le 17/10/2013 à 15:06 :
L'universalité des soins est un progrès sociétal. Un système de santé efficace qui permet à l'ensemble de la population d'être soignée correctement augmente l'attractivité du pays, la compétitivité des entreprises et crée un sentiment de confiance dans l'avenir qui stimule la consommation et l'investissement. Budgétairement il doit rester équilibré et globalement son financement ne doit pas prélever plus de richesses que les gains totaux de son application. Les modalités sont délicates à préciser car elles doivent garantir simultanément l'universalité (sans déresponsabiliser les bénéficiaires), l'équilibre budgétaire (sur le long terme) et le financement (sans pénaliser la performance économique globale).
Réponse de le 17/10/2013 à 15:22 :
Les travers ont déjà débuté sous l'ère Reagan (après que ce dernier ait tourné sa veste pour devenir un parfait républicain) et ses '' Reaganomics '' ! A la fin des années 1980, les Reaganomics augmentèrent la dette américaine à plus de 40% du PIB, un fait que Reagan lui-même déplorait. '' Il disait que l'une de ses plus grandes déceptions fut qu'il avait été incapable de maîtriser le budget ". Par ailleurs, les '' Reaganomics '' furent largement soutenues par Milton Friedman lui-même. D'autre part, certains s'accordent également à dire que Reagan aurait été inspiré de Frédéric Bastiat. Quelles ont été les conséquences - pour notre monde d'aujourd'hui - de la politique des '' Reaganomics '' ? (http://krugman.blogs.nytimes.com/2011/07/30/more-about-the-reagan-non-miracle/) - (http://krugman.blogs.nytimes.com/2011/07/18/reaganite-delusions/) - (http://krugman.blogs.nytimes.com/2011/06/22/reagan-and-revenues/) Puis les travers ont été poursuivis sous l'ère des Bush père et fils. Et vaut mieux encore ne pas parler de l'ancien président de la Fed (Alan Greenspan) et ses liens avec la mouvance libertarienne (Tea party), ni de ses liens avec l'idéologie du ''libéralisme'' selon Friedman (et plus précisément de son Ecole de Chicago)

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