La riposte de la NSA : les Européens nous aident à collecter les données

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Le général Keith Alexander (NSA) et John Clapper (directeur du renseignement national) lors d'une audition interrompue par un manifestant au Capitole le 29 octobre.
Le général Keith Alexander (NSA) et John Clapper (directeur du renseignement national) lors d'une audition interrompue par un manifestant au Capitole le 29 octobre. (Crédits : Reuters)
Le directeur de l'agence de renseignement américaine affirme que si des données ont pu être pratiquées en Europe, c'est grâce à l'aide de ses alliés.

Il dit préférer "subir les foudres" du public et des médias plutôt que "d'abandonner un programme qui empêche le pays d'être attaqué". Le général Keith Alexander, 61 ans, directeur de la NSA bientôt à la retraite défend l'action de l'agence qu'il dirige depuis 2005. Devant le Congrès américain mardi 29 octobre, il a une fois de plus formellement nié les affirmations de plusieurs médias européens, dont Le Monde, sur les écoutes téléphoniques que la NSA aurait pratiquées en Europe. Il a ainsi affirmé:

"Les assertions des reporters du Monde en France, d'El Mundo en Espagne,de L'Espresso en Italie selon lesquels la NSA a collecté des dizaines de millions de conversations téléphoniques  sont complètement fausses".

Les services secrets européens auraient coopéré

D'après lui, les documents utilisés comme preuve n'ont pas été compris. Les données collectées l'auraient été "légalement" et une partie a même été "fournie à la NSA par ses partenaires étrangers". 

Plus généralement, répondant aux critiques sur les pouvoir étendus attribués à son organisation, il a fait référence au 11-septembre, événement qui justifie à ses yeux les activités qui sont reprochées à la NSA. 

 (Enregistrement de l'audition du général Keith Alexander au Capitole le 29 octobre - vidéo en anglais)

Obama promet de mettre de l'ordre dans ses services de renseignement

Washington a également fait de la lutte contre le terrorisme son premier argument de défense. Ce qui n'empêche pas membres de l'exécutif et législateurs de réfléchir à une réforme du système de renseignement américain. La Maison-Blanche a réuni un comité chargé de cette question. 

Un porte-parole de Barack Obama a déjà indiqué que certaines procédures de surveillance avaient été modifiées. Elle devraient l'être davantage si la réforme souhaitée à la fois par le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner, et par le chef de file des parlementaires démocrates Harry Reid, est adoptée. 

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Commentaires
a écrit le 31/10/2013 à 12:29 :
La NSA ne fait qu'enfoncer des portes ouvertes en insinuant que les gouvernements européens sous-traitent la surveillance de leurs citoyens par les USA.

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