Wanadoo et Alcatel-Lucent, les yeux et les oreilles de la NSA en France

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Le scandale Prism fait escale en France. L'agence nationale de sécurité américaine (NSA) aurait espionné des réseaux informatiques et téléphoniques français, selon des documents fournis par Edward Snowden au Monde.
Réseaux et infrastructures français sous l'oeil de Washington?
Outre la surveillance des données des réseaux américains etc. qui avait été dévoilée fin juin par le Guardian à partir des documents fournis par Edward Snowden, il apparaît que les réseaux de certains alliés des américains ont eux aussi été espionnés.
Edward Snowden l'avait affirmé: la NSA n'espionne pas que des réseaux américains comme Facebook, Google ou Yahoo. Elle surveillerait aussi des infrastructures appartenant à ses alliés. En France, Wanadoo - ex-filiale de France Télécom intégrée à Orange en 2006 - ainsi que les infrastructures d'Alcatel-Lucent auraient eux aussi fait l'objet de la curiosité des services secrets américains.
Les documents d'Edward Snowden précisent qu'un système baptisé "Upstream" permettait d'intercepter des communications passant dans des câbles sous-marins, grâce à un système de mots-clés et d'adresses à surveiller.
Le quotidien rappelle qu'en janvier, la ministre chargée notamment de l'économie numérique avait évoqué un éventuel investissement du FSI dans Alcatel-Lucent Submarine Networks (ASN), filiale de l'entreprise qui gère les câble optique sous-marins dont l'activité était jugée "stratégique" concernant la "cybersrveillance" et la "sécurité du territoire".
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Les "propos de Mme Pellerin, reconnaissant publiquement que les câbles sous-marins et les stations d'atterrissage de ces câbles au contact des continents étaient des nids d'espionnage, relevaient d'une grave maladresse", a commenté un membre du ministère de la Défense, cité par le monde. A l'époque, Orange avait aussi, de son côté, fait état de son intérêt pour ce concurrent de sa filiale FT marine. Une telle acquisition "peut avoir un sens industriel" justifiait alors l'entreprise.
Par ailleurs, des millions de conversations téléphoniques et SMS émis sur le territoire français auraient également été interceptés. Les numéros placé sous surveillance n'appartiendraient pas seulement à des personnes soupçonnées de terrorisme. "Des personnalités du monde des affaires, de la politique ou [de] l'administration française", ont également été mis sur écoute, affirme le Monde.
Des pratiques similaires visant d'autres pays comme le Brésil mais aussi l'Union européenne ont provoqués des tensions diplomatiques avec Washington. Enfin, rappelons que, dans le sillage des révélations d'Edward Snowden, des documents pointant les pratiques des services secrets français avaient également été mis à jour.
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