"I'm sorry" : Obama s'excuse à la télé pour les problèmes causés par Obamacare

 |   |  664  mots
Nous avons travaillé dur pour faire en sorte d'appliquer correctement (la réforme). Mais évidemment, nous n'avons pas assez bien travaillé, et je le regrette, a affirmé ce jeudi soir Barack Obama sur NBC News.
"Nous avons travaillé dur pour faire en sorte d'appliquer correctement (la réforme). Mais évidemment, nous n'avons pas assez bien travaillé, et je le regrette", a affirmé ce jeudi soir Barack Obama sur NBC News. (Crédits : Reuters)
Le président démocrate a présenté ses excuses aux citoyens américains contraints de changer d'assurance-maladie, à cause de l'Obamacare. Barack Obama avait pourtant promis pendant des années qu'ils auraient toute latitude pour conserver leur couverture s'ils le souhaitaient. Un nouveau revers dans la mise en place de sa réforme de santé qui fragilise le camp démocrate.

"Je suis désolé qu'ils se retrouvent dans cette situation à cause de promesses que je leur ai faites." Ce jeudi, Barack Obama a présenté ses plus plates excuses aux citoyens américains qui perdent leur assurance maladie à cause de sa réforme de santé, dans un entretien télévisé à NBC News (voir la vidéo en bas de l'article). Il a aussi ajouté que son administration ferait "tout (son) possible" pour aider les personnes concernées.

"Si vous aimez votre couverture actuelle, vous pouvez la garder"

L'Obamacare a été approuvée par la Chambre des représentants en mars 2010, et un volet central de cette réforme a commencé à être appliqué début octobre. Et celle-ci engendre un effet secondaire indésirable : des compagnies d'assurance ont pu résilier unilatéralement des forfaits devenus illégaux, forçant ainsi certains Américains à changer de couverture. Ce qui se traduit parfois par des augmentations des primes.

Or, depuis plusieurs années, Barack Obama répète à l'envi cette promesse (voir vidéo en bas de l'article) : "Si vous aimez votre couverture actuelle, vous pouvez la garder".

"Nous n'avons pas assez bien travaillé, et je le regrette"

Sur NBC News, le président américain a assuré que son équipe et lui avaient tenté, de "bonne foi", de s'occuper "d'un système de santé qui ne fonctionnait pas bien depuis très longtemps". Et il a ajouté que :

Nous avons travaillé dur pour faire en sorte d'appliquer correctement (la réforme). Mais évidemment, nous n'avons pas assez bien travaillé, et je le regrette

Une contreverse qui fait suite au bug informatique du site et qui inquiète les élus démocrates

Barack Obama évoquait également en creux les bugs qui ont émaillé le lancement du site début octobre. Mis en place pour gérer les adhésions aux mutuelles universelles, ce dernier était miné par des problèmes de connexion et des ralentissements. Ce qui avait contraint l'administration à organiser en catastrophe une opération de mise à niveau. Le président américain avait d'ailleurs déjà présenté ses excuses à propos de ces dysfonctionnements.

Et ces revers ont provoqué la nervosité d'élus démocrates du Congrès, alors que dans un an, se dérouleront les élections législatives de la mi-mandat. Ce mercredi, Barack Obama a d'ailleurs reçu à la Maison Blanche certains sénateurs de son camp afin d'évoquer ces dossiers.

Les républicains espèrent tirer profit de cette cacophonie

De leur côté, les républicains se délectent de cette contreverse. Le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner, a affirmé que :

des excuses étaient certainement justifiées, mais ce que les Américains veulent est que le président tienne sa promesse (...) C'est la raison pour laquelle la Chambre votera la semaine prochaine pour permettre à toute personne titulaire d'une assurance-maladie de la garder. Si le président est sincèrement désolé d'avoir trompé les Américains, le moins qu'il puisse faire sera de soutenir cette mesure.

Barack Obama défend mordicus sa réforme

A noter que sur NBC News, le président a tout de même défendu sa réforme. Après avoir présenté ses excuses, il a en effet également  assuré qu'une majorité de personnes "s'en sortiraient mieux" à terme, et bénéficieraient d'une assurance-maladie de meilleure qualité qu'auparavant. Une fois bien entendu que le site internet fonctionnera à plein régime.

A lire aussi :

>> Obamacare: 14 millions d'Américains pauvres laissés sur le carreau ?

>> "L'Obamacare" devra faire face à des défis considérables

Le montage des promesses répétées de Barack Obama concernant le fait que les Américains pourraient conserver leur couverture d'assurance-maladie s'ils en sont satisfaits :

Le passage où Barack Obama présente ses excuses lors de son interview retransmise par NBC News :

Visit NBCNews.com for breaking news, world news, and news about the economy

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/11/2013 à 20:17 :
Ce que personne ne veut mentionner, car Obama est intouchable, c'est que lors d'une conférence tenue lundi à l'Hotel St Regis à Washington il a dit: “What we said was you could keep it if it hasn’t changed since the law was passed,” TdA: "Ce que nous avons dit était que vous pourrez garder votre plan s'il n'a pas changé depuis le passage de la loi"...
Il a donc essayé une première fois de s'affranchir de la réalité (pour ne choquer personne), mais le trop grand nombre de vidéos témoignant du contraire l'en ont empêché.
Ce qu'il faut comprendre par ailleurs, c'est qu'il n'a évidemment jamais été question pour l'administration que ces plans (individuels pour la plupart) continuent de fonctionner, car Obamacare ne peut fonctionner que si tout le monde y est soumis, et en particulier les jeunes, afin que la base de cotisation soit assez large. Une évidence pour nous et quiconque sait calculer, mais un point qui a sciemment été occulté par tous, sauf le Tea Party, les Libertariens et quelques républicains. Et ceux-là, on s'est chargé de les diaboliser en les traitant de terroristes, anarchistes et extrémistes (voir les propos du patron du Sénat US, le démocrate Harry Reid, qui en dit long sur la probité et le populisme de ces politiques).
a écrit le 09/11/2013 à 17:32 :
S'il devait s'excuser de toutes ses betises,il ne pourrait jamais dormir.
a écrit le 09/11/2013 à 15:10 :
les commentaires?
a écrit le 09/11/2013 à 13:03 :
quand on sait ce que sont devenues nos cotisations retraite et sécurité sociale, ni plus ni moins que des impôts depuis 40 ans! aujourd'hui retraite insignifiante versus les cotisations et dito pour la sécu = moins de remboursement ! je comprends que les républicains ne veuillent pas tomber dans ce piège !
a écrit le 09/11/2013 à 13:02 :
quand on sait ce que sont devenues nos cotisations retraite et sécurité sociale, ni plus ni moins que des impôts depuis 40 ans! aujourd'hui retraite insignifiante versus les cotisations et dito pour la sécu = moins de remboursement ! je comprends que les républicains ne veuillent pas tomber dans ce piège !
a écrit le 09/11/2013 à 1:54 :
C'est le truc à la mode: on te met dans une situation impossible et on s'excuse...comme si cela allait régler ou redresser la situation dans laquelle tu te trouves en raison de leurs conneries !!!
a écrit le 08/11/2013 à 21:48 :
les Américains commencent à comprendre, que le système social à l'Européenne les amènera au déclin Européen . L'Etat fédéral Américain est déjà leader mondial en gabegie financière, il ne manque plus qu'il gère la santé comme en Europe et la fin de l'Amerique est proche.
Réponse de le 10/11/2013 à 12:04 :
Le système social français (connait pas les autres) pourrait être encore meilleur s'il était mieux géré et moins corrompu par les lobby, bien aidé en cela par nos politiques également corrompus. Je suis même persuadé que nous ne serions pas en crise si l'ensemble du système (notre soit disant république démocratique) n'était pas entre les mains de gens malhonnêtes, avides d'argent pour le pouvoir ou avides de pouvoir pour l'argent. Les exemples sont tellement nombreux que finalement on les perd de vue.
a écrit le 08/11/2013 à 21:48 :
les Américains commencent à comprendre, que le système social à l'Européenne les amènera au déclin Européen . L'Etat fédéral Américain est déjà leader mondial en gabegie financière, il ne manque plus qu'il gère la santé comme en Europe et la fin de l'Amerique est proche.
a écrit le 08/11/2013 à 17:28 :
Pour un américain, l'état fédéral est détesté mais le président est considéré comme un demi-dieu, parfait car il a toute la panoplie de conseillers du pays, il est sensé tout savoir et pouvoir tout faire ce qui fait de lui l'individu le plus apte du pays.
Donc un président qui s'excuse au lieu de virer des conseillers en signifiant qu'il a été trompé, cela me semble grave, c'est sa fonction qui en prend un coup; cela me rappelle pour chez nous Mitterand disant qu'on a tout essayé contre le chômage, ou Jospin disant que l'état ne peut pas tout.
Ce que je veux pour notre pays, c'est un "impossible n'est pas français", il faut arrêter avec la réforme par la lenteur, bruxelles, l'euro, la dette, qui ne sont des justificatifs qu'à l'inaction, à gagner du temps, le monde peut changer totalement en 4 ou 5 ans, les guerres mondiales l'ont montré, un mandat suffirait à changer totalement le pays si la volonté était derrière.
a écrit le 08/11/2013 à 14:16 :
La dictature démocrate s'excuse... quel cirque!
a écrit le 08/11/2013 à 13:30 :
Les républicains ne s'y trompent pas , cet obamacare ne serait qu'un impôt ! regardez en France ce que sont devenues nos cotisations retraite et sécurité sociale, des paniers dans lesquels l'Etat a puisé jusqu'à tout gaspiller !
Réponse de le 08/11/2013 à 13:45 :
Il y a un axe de bonne politique entre Obama et notre vénéré flanby !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :