Shutdown : deux plans, un calendrier mais toujours des divergences sur l'Obamacare

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Obamacare divise encore et toujours le Capitole.
Obamacare divise encore et toujours le Capitole. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Les républicains majoritaires à la Chambre et les démocrates majoritaires au Sénat proposent chacun leur plan pour sortir du shutdown et éviter le défaut. S'ils sont d'accord sur le report des échéances, ils divergent toujours sur la réforme du système de santé.

Au Capitole, la bataille du shutdown fait rage à trois jours de la date fatidique du 17 octobre. Les républicains, majoritaires à la Chambre des représentants devraient proposer leur propre plan ce mardi pour lever le "shutdown", repousser le plafond de la dette, et éviter que les Etats-Unis ne se trouvent en faillite. Ce projet, rejeté par la Maison Blanche, répond à celui des sénateurs (majoritairement démocrates) présenté la veille. 

>> L'espoir d'un accord renaît mais dépend toujours du Tea Party

Un consensus au moins sur la calendrier

Les deux partis se retrouvent sur un point: le calendrier. Comme les démocrates du Sénat, les républicains de la Chambre suggèrent d'autoriser à nouveau les dépenses du gouvernement jusqu'au 15 janvier (ce qui reviendrait à lever le "shutdown"). Ils proposent par ailleurs de relever temporairement le plafond de la dette au-delà des 16.699 milliards de dollars actuellement fixés, et ce, jusqu'au 7 février. 

Le choix de ces échéances par les républicains est un pas en direction des démocrates, a indiqué Darrell Issa, représentant républicain de Californie, cité par plusieurs médias américains dont le Washington Post

Républicains: un report de certaines taxes 

En revanche, la réforme du système de santé reste encore un point d'achoppement. C'est à cause de cette divergence que la suspension des services administratives a dû être décidée depuis le 1er octobre. 

Les républicains espèrent pouvoir repousser de deux ans la création d'une taxe sur le matériel médical qui doit participer à son financement. Ils espèrent en outre supprimer la contribution salariale supplémentaire dont devaient s'acquitter les membres du Congrès et de la Maison Blanche pour leur propre assurance santé qui figuraient dans la loi Obamacare.

Barack Obama a plusieurs fois rejeté toutes proposition visant à remettre en cause le financement de sa réforme. 

Les républicains espèrent en outre interdire au Trésor de mettre en place des "mesures extraordinaires" permettant de repousser la date limite de dépassement du plafond de la dette. Cette interdiction ne serait mise en place qu'après le 7 février si les démocrates l'approuvent. Or, Barack Obama a rejeté cette proposition ce mardi. "Le président a dit et répété que les membres du Congrès n'avaient pas à exiger de rançon pour assumer leurs responsabilités fondamentales de voter un budget et de payer les factures du pays", a rétorqué une porte-parole de la présidence, Amy Brundage. 

Les démocrates défendent toujours l'Obamacare

De leur côté, les sénateurs démocrates proposent de mettre en place un comité pour régler la question du budget d'ici le 15 janvier. L'enjeu est une fois de plus énorme: sans accord des coupes automatiques menaceraient certains postes cruciaux, comme le budget du Pentagone.

Surtout, les propositions de la majorité au Sénat sont bien plus modestes que celle de la Chambre sur cette fameuse loi Obamacare. Ils suggèrent simplement de vérifier le revenu des personnes bénéficiaires des aides. Une initiative jugée trop timorée par certains républicains, dont Paul Ryan, l'ancien candidat à la vice-présidence, pourtant plus modéré que les membres du Tea Party.

Le compte à rebours continue

Le problème de fond n'est donc toujours pas réglé puisqu'une loi doit être votée par les deux chambres. D'autant plus qu'un seul sénateur a la possibilité de repousser le vote sur le programme après le 18 octobre. Alors, tous les leviers juridiques pour repousser le dépassement officiel du plafond de la dette auront été épuisés (mais avant que le Trésor soir à cours de liquidité, ce qui devrait arriver fin novembre).

 

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a écrit le 17/10/2013 à 11:39 :
ILS ONT QUE ECOUTE LE F M I ? IL A UNE SOLUTION RADICALE ? PRENDRE 10% DES DE LARGENT PLACE DANS LES COFFRES ET LES BANQUES ?OU CEST LA SOLUTION QUE JE PREFAIRE UNNULE LA DETTE ? CAR PERSONNES A INTERE A METTRE L ECONOMIE MONDIALE PARTERRE ? ? ?
a écrit le 16/10/2013 à 11:37 :
Il y a tout de meme 2 visions de la société qui s'affrontent. l'un dit "chacun pour soi" et l'autre "un peu de partage". Les 2 sont légitimes, toutes les opinions sont tolérables. Mais ce débat est pollué par un gestion calamiteuse pendant des décennies, qui a mené à une dette colossale. Dette ayant servi a faire fonctionner l'économie des USA, dont les republicains surtout ont bien profité. Ils sont maintenant d'accord pour relever le plafond de la dette, ce qui les arrange (leur entreprises vont s'enrichir), mais sans retour vers le peuple (pas de soins de santé) et a condition que cela soit renégocié dans 6 mois (histoire de faire a brève échéance une loi pour faire payer les dettes qui les ont enrichis par le peuple). En face, Obama, tout au service des oligarches de Wall Street qu'il est, un peu a l'image de notre Strauss-Khan, qui ne veut pas pousser le bouchon de l'esclavagisme si loin. Va t'on lui mettre a lui aussi une nenette entre les pattes, histoire de le faire virer par un peuple endoctriné ? à suivre...
Réponse de le 16/10/2013 à 12:52 :
[ Il y a tout de meme 2 visions de la société qui s'affrontent. l'un dit "chacun pour soi" et l'autre "un peu de partage". ] Votre discours est caricatural, les républicains sont pour la responsabilité individuelle face à ses frais de santé tandis que les démocrates et M. Obama essaient d'imposer une CMU (non une Sécurité Sociale) à l'américaine. Les médias français (de gauche) diabolisent les républicains de la même manière qu'ils diabolisent le FN en jouant la carte de la solidarité tandis que tous les français attestent jour après jour du triste bilan dénoncé depuis plus de 30 ans par "le borgne". Trop de social tue le social!
a écrit le 16/10/2013 à 9:35 :
On peut penser ce qu'on veut d'Obama, mais il a réussi à amener les républicains là où il voulait, et il ne leur cède rien. Et pour cause : i) tout ce qui peut arriver de désagréable sera de leur faute, maintenant, ii) ils voulaient moins d'Etat, ils ont moins d'Etat. Na!
a écrit le 16/10/2013 à 0:27 :
Le roi Obama se prend pour Louis XIV: ?L´Etat c´est moi?.
Comme ce cher Louis XIV, il est entourer par une gente courtisane plethorique qui ne cesse de chanter louages sur Lui.
Il faut qu´il redescende de son trone, car il est dans une republique, ou il y a le pouvoir legislatif exerce par la Chambre et par le Senat.
Obama, n´est que le maitre (et encore avec un tas de gardes fou) du pouvoir executif.
Je me demande comment a-t-il fait pour integrer Harvard pour ignorer a tel point la Constitution US?.. ou bien l´exercice du pouvoir lui a monte a la tete?
Il n´a plus de discernement ce mec.
Réponse de le 16/10/2013 à 7:44 :
Obama est une marionnette de Wall Street et de l'oligarchie. Votre petit laïus est amusant...
a écrit le 15/10/2013 à 23:21 :
les jours s'égrainent et le compte a rebours mondial est lancé , l'Amérique en pleine cohabitation montre la faille de ce système , pas de sursaut national face au péril bien au contraire , pourtant les américains si fiers de leur drapeau et de leur indépendance risque le 18 octobre de payer cher , très cher le laxisme de leurs politiciens démagogues et clientelistes , voilà ce qui attend l'Europe tôt ou tard , les démocraties se suicident d'elles memes ? , en 1940 nous avions déjà des exemples de stupidités , on recommence ? , sérieusement , quand T-Bond c'est comme les Junk bonds des années 80 , des obligations pourries que les banques se refilaient et la cerise fut la crise des supprimes donc on a intégré beaucoup de ces obligations pourries dans les contrats fractionnés .. gare aux taux d'intérêts dans les prochains mois .. l'Europe qui a son parapluie euro , les européens verront alors que ce parapluie est percé de partout et qu'eux sont les suivants derrière les USA en pleine crise institutionnelle
a écrit le 15/10/2013 à 22:40 :
qui peut encore considérer que les T-bonds sont un placement sur? On dirait une bande d'enfants gatés irresponsables, chaque jour qui passe c'est la confiance qu'on accorde aux USA qui s'érode.
a écrit le 15/10/2013 à 20:19 :
"juste" pour info : http://fr.news.yahoo.com/in%C3%A9galit%C3%A9s-0-01-riches-pu-rafler-pendant-crise-080002202--finance.html
a écrit le 15/10/2013 à 20:05 :
Plan monté de toutes pièces et Chinois qui donnent le change en râlant contre un dollar qui les arrange. It's a wonderful world...
a écrit le 15/10/2013 à 19:29 :
Mr Obama a toutes les raisons de ne rien lâcher !! Shame on you républicains!
a écrit le 15/10/2013 à 19:08 :
Bref, on a toujours pas avancé. L'important, ce n'est pas le shutdown, ou le défaut de paiement. L'important, c'est d'entériner cette réforme de la santé une bonne fois pour toute, sinon, cela voudra dire que la première puissance du monde est devenue ingouvernable. Le président Barrack Obama doit trouver un moyen de faire plier les républicains les plus extrémistes, et leur faire mettre genou à terre.
Réponse de le 15/10/2013 à 19:59 :
On voit bien chez vous où le socialisme mène : a la dictature totalitaire. Signé : un imbécile et crétin de droite meritant une balle dans la nuque et fier de l'être.
Réponse de le 15/10/2013 à 21:09 :
Dites moi quand un homme politique sortira une réformée sans avoir à augmenter les impôts ou emprunter pour la financer ? Nous vivons tous au dessus de nos moyen puisque les états sont couverts de dettes et ne savent plus les rembourser . il faudra bien un jour que les politiques payent d'une manière ou d'une autre leur incorrigible habitude de dépenser l'argent des autres
Réponse de le 15/10/2013 à 21:39 :
"un homme politique"... et vous croyez que ce sont eux qui décident..?? Pour rappel, le pouvoir est actuellement celui de l'argent, sur notre petite planète...

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