Turquie : Fabrice Delaneau, l'entrepreneur nomade qui aime créer du réseau

 |   |  592  mots
A seulement 3 heures de vol de Paris, et avec 8% de croissance... J'ai tout de suite vu le potentiel d'Istanbul, confie Fabrice delaneau.
"A seulement 3 heures de vol de Paris, et avec 8% de croissance... J'ai tout de suite vu le potentiel d'Istanbul", confie Fabrice delaneau. (Crédits : DR)
En cette fin d'année, La Tribune publie chaque jour le portrait d'un ou d'une Français(e) qui connaît le succès à l'étranger. Aujourd’hui, Fabrice Delaneau, entrepreneur nomade qui n'a pas la folie des grandeurs. De Paris à Hong Kong en passant par Istanbul, il aime trouver et "créer des synergies entre les gens".

Ce n'est pas tant que l'herbe soit plus verte ailleurs. Mais Fabrice Delaneau a "'toujours eu envie d'être dans un endroit où il se passe quelque chose de différent". Ainsi, fraîchement diplômé de l'ESG (Ecole supérieure de Gestion) en 1998, il met le cap sur l'Orient. Fabrice Delaneau fait sa "coopé" en Chine pour le compte de Sagem. Il part pour 16 mois et y restera... presque douze ans.

Très motivé, Fabrice Delaneau apprend la langue du pays. Il se fait d'abord embaucher chez Century 21, afin de s'occuper de la relocation des expatriés. Puis il est amené à travailler avec un architecte français en tant que consultant. Ce qui esquisse en lui les prémices d'une "envie de mêler commercial et design".

Fabrice Delaneau est un pont entre Hong Kong...

Ainsi, en 2006, il se met à son compte et crée la société FD Management pour aider les architectes à réaliser des projets en Chine. Mais sa propre étude développe également des projets immobiliers. Le succès est au rendez-vous. Sa société réalise un chiffre d'affaires de 300.000 euros.

Puis après les JO de Pékin de 2008, des évènements familiaux le font revenir au pays. Fabrice décide alors de se poser un peu. Grâce à son client, le designer français Ora-ïto, il décroche un contrat en France. "Après 12 ans en Chine, c'est difficile", reconnaît l'entrepreneur.

Mais voilà. En 2010, un vent de Turquie pousse Fabrice à casser son rythme parisien. Il s'agit d'une importante commande de tapis qui conduit le Français dans les bras de sa future compagne. Avide d'ailleurs, il la suit alors à Istanbul. Puis Fabrice Delaneau décide d'y monter une société pour aider les designers français à se développer en Turquie et plus globalement à l'international.

...Istanbul et Paris

Ce qu'il fait depuis trois ans. Et ça marche. A 39 ans, Fabrice Delaneau a déjà amené neuf sociétés françaises à venir s'établir en Turquie. Sur 12 mois, son chiffre d'affaires est de 200.000 euros. "A seulement 3 heures de vol de Paris, et avec 8% de croissance... J'ai tout de suite vu le potentiel à Istanbul", confie-t-il. Alors que "Sandro, Mage, Zadig et Voltaire... Les gens commencent à peine à voir le potentiel du pays".

Mais il a également des projets en Azerbaïdjan. Ainsi Autoban, l'un de ses clients, y est le designer intérieur de l'aéroport de Bakou, la capitale. Ce qu'il aime, c'est trouver des synergies entre les gens.  

En attendant, Fabrice apprends le Turc et développe d'autres projets d'hôtels dans d'autres villes: "il y a beaucoup de choses à faire ici". Sachant que ce nomade n'a pas la folie des grandeurs. Ce qu'il préfère, c'est faire de l'assemblage, mettre les gens en relation. Du réseau en somme.

Lire également dans notre série :

 

Londres: Nathalie Dauriac-Stoebe, banquière d'élite et vigneronne de luxe

Alexandre Stefanesco, la Russie pour passion, le recrutement pour mission

Dubaï: Caroline Tasse, une business woman qui voit l'innovation en 3D

New Delhi: Clara Kanner, l'entrepreneuse hôtelière

USA : David Fattal, le modeste inventeur d'un écran 3D pour smartphone (et sans lunettes)

Singapour : Masha Ley cultive son amour du vin et des Batignolles

Bangkok : Frédérick Besson, l'homme aux parfums

New Delhi : Alexandre Souter, entre recommerce et "Bootstrapp"

Afrique du Sud : Arnaud Blanchet mise sur un marché d'avenir... les towsnhips

Brésil : Alexandrine Brami, la normalienne qui cultive les start-up

Tel Aviv : Joel Bloch, créateur de startups dans la Silicon wadi

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :