"La France peut assumer sa pleine responsabilité à l'échelle mondiale" (Hollande)

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En intervenant en Centrafrique, François Hollande voulait démontrer la capacité de son pays à assumer ses responsabilités dans le monde. (Reuters/Fred Dufour)
En intervenant en Centrafrique, François Hollande voulait démontrer la capacité de son pays à "assumer ses responsabilités" dans le monde. (Reuters/Fred Dufour) (Crédits : reuters.com)
Dans une interview qu'il a accordé au magazine américain Time, François Hollande justifie les interventions militaires françaises dans le monde par la volonté de "démontrer que la France peut assumer ses responsabilités".

Il fait la "Une" du Time. François Hollande, qui se rend mardi prochain aux Etats-Unis, avait accordé un entretien au magazine quelques heures avant d'officialiser sa séparation d'avec Valérie Trierweiler.

Raisons des interventions

Le président français, moqué par la presse internationale pour sa liaison avec l'actrice française Julie Gayet, a notamment exposé à la presse américaine les raisons de ses interventions au Mali, face à une percée djihadiste en janvier 2013, puis en Centrafrique en décembre.

>> Lire : l'interview de François Hollande dans le Time (en anglais)

La couverture du Time sur François Hollande
La "Une" du magazine Time. (Photo Marco Grob/Time/DR)

 

Pour le président, il s'agissait - aussi - de démontrer la capacité opérationnelle de la France :

Même lors d'une période très difficile, je voulais démontrer que la France peut assumer pleinement sa responsabilité à l'échelle mondiale, quel que soit le domaine, humain, financier ou politique.

Redisant qu'il aurait été prêt à mobiliser l'armée française en Syrie, François Hollande a regretté dans les colonnes du magazine que la communauté internationale n'ait pas été "plus déterminée" face à Bachar Al-Assad :

En août 2012, la communauté internationale aurait dû être beaucoup plus déterminée vis-à-vis du régime de Bachar Al-Assad. Il était affaibli politiquement, militairement et personnellement. Il avait été abandonné par une partie de son état-major. Les massacres n'avaient pas encore atteint le niveau d'horreur auquel nous assistons aujourd'hui.

"Yes we can faster"

Reprenant à son compte le slogan de Barack Obama, "Yes we can" pour lui préférer "Yes we can faster" (oui, nous pouvons, plus vite) François Hollande a enfin dressé un parallèle entre la situation actuelle et l'état des Etats-Unis lors de sa première visite, en 1974 :

J'avais 20 ans. Les Etats-Unis étaient en crise. Le dollar était au plus bas. Le scandale du Watergate s'était déjà produit. Et je me rappelle encore de cette vision que j'avais eu de New York, une ville énorme, fascinante, sale et violente. Je suis retourné régulièrement aux Etats-Unis et ce que m'avait impressionné le pus était la capacité de cette vaste nation à surmonter les épreuves et revenir au sommet.

Le président a refusé de commenter sa vie privée... qui fait tout de même l'objet de l'attaque du papier du magazine, qui explique : "On sait de François Hollande qu'il passe des nuits ailleurs, mais sa résidence officielle est l'Elysée".

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Commentaires
a écrit le 07/02/2014 à 16:02 :
De la manière ou il a discrédité la FRANCE elle n'a plus aucun poids avec ce menteur, tricheur
a écrit le 07/02/2014 à 9:17 :
langue de bois comme d'habitude!
a écrit le 06/02/2014 à 11:16 :
On ne peut être "responsable" que si, et seulement si, nous ne sommes pas "sous tutelle"! Mais, chaque jour qui passe, un pan de notre souveraineté disparait!
a écrit le 06/02/2014 à 10:00 :
Il se met le doigt dans l œil ; on ne peut assumer un effort de guerre, que si on est mettre de sa monnaie.
Réponse de le 07/02/2014 à 21:23 :
Et surtout il est nécessaire d'avoir une armée pour faire la guerre; et en ce moment il nous reste quoi comme armée?

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