En six ans, le PIB de la Grèce s'est contracté de 24%

Avec une nouvelle contraction de 3,9% en 2013, un peu plus que l'estimation de 3,7% avancée en février, le PIB de la Grèce s'est au total rétréci, entre 2008 et 2013, de près d'un quart.

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Selon des données publiées mardi, le produit intérieur brut (PIB) de la Grèce a encore chuté de 3,9% en 2013. (DR)
Selon des données publiées mardi, le produit intérieur brut (PIB) de la Grèce a encore chuté de 3,9% en 2013. (DR) (Crédits : reuters.com)

24% sur six ans. La contraction du PIB de la Grèce entre 2008 et 2013 est impressionnante. Ces six années ont été marquées, selon l'institut de la statistique Elstat, de la récession la plus profonde de l'histoire du pays.

Selon des données publiées mardi, le produit intérieur brut (PIB) de la Grèce a encore chuté de 3,9% en 2013, un peu plus que l'estimation de 3,7% avancée en février. Aggravée par les politiques d'austérité imposées dans le cadre d'un plan d'aide international, la récession a été alimentée, durant la crise financière de 2008, par une chute de 26% de la consommation des ménages, frappés de plein fouet par un chômage record et une baisse des salaires.

Deux tiers d'investissements en moins

La Grèce a également vu les investissements se réduire de près de deux tiers sur la même période, marquée par le ralentissement brutal de la construction. Les ménages et les entreprises réduisant leurs dépenses et leurs investissements, les importations de produits de consommation et d'équipements ont sombré l'an dernier: leur niveau est pratiquement inférieur de moitié à celui de 2008.

Le tourisme, l'un des principaux aspirateurs de devises, a flambé l'an dernier sans toutefois faire grand-chose pour redresser l'économie. Les exportations de biens et de services ont augmenté de 1,8% en 2013, mais restent toujours 15% en dessous de leur niveau d'avant la crise.

Le bout du tunnel ?

La récession, toutefois, semble avoir touché le fond et la confiance en l'économie grecque revient doucement. Les organisations internationales et le gouvernement s'attendent ainsi à voir les investissements et les exportations redécoler en 2014 et prédisent une croissance annuelle de 0,6%.

Le taux de chômage en Grèce a atteint 28% en novembre, continuant à progresser sur un an et touchant six jeunes sur dix, a annoncé jeudi l'Autorité des statistiques grecques (Elstat). Athènes s'attend toutefois, là aussi, à une baisse du chômage en Grèce en 2014 grâce à une amélioration de la conjoncture.

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Commentaires 29
à écrit le 13/03/2014 à 11:24
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La situation 2014 sera pire que celle de 2013. Ce n'est pas un pays exportateur, à part la feta , y a rien ! Ils vont exporter quoi ? Leurs Îles avec les moutons ? Et parler d'une croissance de 0.6 %.....de qui se fout-on ?

à écrit le 13/03/2014 à 9:17
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Version moderne de la Cigale et la Fourmi : L’argent facile, c'est fini ! Maintenant, il faut payer, et c'est nettement plus dur...

le 13/03/2014 à 10:02
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Il n'y a plus aucune fourmi dans le monde occidental !

à écrit le 13/03/2014 à 8:30
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Les suceurs de sang G sachs et consors aides par nos politiques ont fait leur travail....maintenant à qui le tour ....et si la Grece garde l euro point de salut...l Islande s en sort mieux...

à écrit le 13/03/2014 à 7:02
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Maintenant il ne faut plus parler de la Grèce (malheureusement) mais de la France, a vouloir continuer dans un Euro a 1,40 c'est tout simplement du suicide. Vive la panurgie de nos dirigeants qu'elle galère !!!!!!

à écrit le 12/03/2014 à 19:23
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Forcément, quand on sabre dans les dépenses inutiles entretenues par des emprunts suicidaires pour trafiquer le PIB à la hausse, celui-ci est plus fidèle à la santé réelle du pays.

le 13/03/2014 à 6:16
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Un peu comme quand on va sabrer votre retraite à crédit et vos dépenses de santé non cotisées et financées par de la dette ...

le 13/03/2014 à 7:23
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Les dépenses inutiles ? Celles de l'état providence à crédit des papy boomers ? Les petits rentiers bien nés qui se sont bétonnés un joli statut en or sur le dos des générations suivantes ? Ce sont ceux qui ont le plus à perdre des baisses de dépense...

à écrit le 12/03/2014 à 18:55
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"Les organisations internationales et le gouvernement s'attendent ainsi à voir les investissements et les exportations redécoler en 2014 et prédisent une croissance annuelle de 0,6%." Ils peuvent toujours prédire quelque chose qui n'arrivera jamais t...

à écrit le 12/03/2014 à 18:14
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et le FMI ne se pose pas de question sur l'effet de la purge ordonnée par ses soins ?

le 13/03/2014 à 3:02
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La purge est à la hauteur de la gabegie qu'était la Grèce. Néanmoins, la Grèce sort traumatisée et très certainement guérie. la Grèce était maintenue en vie artificiellement et le remède de choc, s'apparente à une réanimation d'urgence. Attention à ...

à écrit le 12/03/2014 à 17:02
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bravo Mme MERKEL ! Vous pourrez vous vanter d'avoir achever les grecs. j'espère que vous ne ferez pas la même chose à la France.

le 13/03/2014 à 10:04
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Les allemands ont aussi leur 2000 milliards de dettes, certes leur budget est à l'équilibre et leurs exportations florissantes, mais on en reparle dans un an avec la chute des émergents ...

à écrit le 12/03/2014 à 16:54
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C'est surprenant je croyais que tout était réglé,je suis vraiment surpris.Qu'en pense Madame Lagarde des solutions en vues ?.

à écrit le 12/03/2014 à 16:46
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La France se tapera du moins 10% quand il faudra réduire les dépenses publiques puis les impôts pour devenir compétitive. L'Espagne va laminer nos entreprises par ses coûts et l'Allemagne par sa technologie. Il restera quoi? Les optimistes sont des m...

à écrit le 12/03/2014 à 15:46
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Comme on dit "ça n'arrive qu'aux autres".

à écrit le 12/03/2014 à 14:48
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il aurait mieux fait de sortir de l'euro; L'apocalypse pour eux c'est d'être rester dedans.

à écrit le 12/03/2014 à 13:21
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Le PNB de la Grèce n'a pas encore retrouvé le niveau qui aurait été le sien s'ils n'étaient pas rentrés dans l'Euro, et c'est bien pour cela qu'ils ne veulent surtout pas en sortir. Pas fous !

le 12/03/2014 à 14:19
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Avez-vous des éléments pour appuyer votre affirmation ? Etes-vous sûr que les grecs ne veulent pas sortir de l'euro ?

le 12/03/2014 à 14:59
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Oui ils attendent d'avoir tout reperdu, y compiles leur santé ...

le 12/03/2014 à 16:02
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http://www.info-grece.com/modules.php?name=Surveys&op=results&pollID=56 http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2012/02/19/une-majorite-de-grecs-reste-favorable-a-l-europe-malgre-l-austerite_1645453_1581613.html

le 12/03/2014 à 17:32
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Merci pour ces liens mais je doute de la véracité de ces sondages bidons. Ce que je sais en revanche, c'est que quand George Papandreou a lancé l'idée d'un référendum sur un maintien ou non de la Grèce dans la zone euro, il s'est fait "viré" comme un...

le 12/03/2014 à 18:24
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@Odilon: tu lis dans ta boule de crystal ? ou tu descends de Nostradamus pour prédire ce que pourrait être le monde si.... :-)

à écrit le 12/03/2014 à 11:58
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Bienvenue en Europe, que vous avez bien fait de prendre les armes pour nous rejoindre. Alors dites moi c'est vrai que vous seriez pas loin de la faillite? A mais c'est pas bien ça, bon, on as un plan pour vous...

le 12/03/2014 à 15:19
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pas besoin de l'Ukraine, qui est désormais un état illégal, avec un gvt de terroristes manipulés par l'europe. Il y a déjà assez à faire avec la faillite concrète de la france. Et ce n'est pas la populace-tion de ce pays, fainéante et incompétente, q...

à écrit le 12/03/2014 à 9:58
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l'austérité qui consiste en des coupes budgétaires idiotes a fait ses effets

le 12/03/2014 à 10:59
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Vous avez raison, avec un déficit de 15% en 2009, un déficit commercial abyssal et un système politique corrompu ils auraient plutôt dû se fendre d'une petite relance par la demande. Ca au moins ç'aurait été efficace !

le 12/03/2014 à 11:19
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Non ce qui aurait été efficace c'était de combiner une restructuration de la dette (ce qui a quand même été fait et qui va devoir être refait), une sortie de l'euro et une politique de rigueur budgétaire. La Grèce et l'Europe toute entière y aurai...

le 12/03/2014 à 13:39
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bravo vous avez compris; De toute façon n'import quoi aurait été mieux

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