Grèce : pas de discussion sur une nouvelle aide avant les élections européennes

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Pour Jeroen Dijsselbloem, outre la question d'un nouveau programme d'aide, la question prioritaire est désormais de savoir comment réduire l'endettement du pays, et surtout, de savoir qui va le faire. (Photo : Reuters)
Pour Jeroen Dijsselbloem, outre la question d'un nouveau programme d'aide, la question prioritaire est désormais de savoir comment réduire l'endettement du pays, et surtout, de savoir "qui va le faire". (Photo : Reuters) (Crédits : reuters.com)
Les négociations sur un éventuel nouveau programme d'aide pour la Grèce n'interviendront pas avant la fin de l'été, a priori en août, a indiqué lundi le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, ce qui devrait refroidir les attentes des autorités grecques.

Angela Merkel avait déjà fait part de son refus d'évoquer un nouveau programme d'aide à la Grèce avant les élections européennes. Lundi, le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem a reporté le sujet au mois d'août prochain, lorsque la Grèce sera à nouveau dans le besoin. 

La priorité : réduire la dette

En attendant, "si le programme est respecté, il y aura des tranches d'aide versées d'ici mai. Il n'y aura pas d'urgence à parler d'un nouveau programme", a-t-il expliqué à son arrivée à Bruxelles pour la réunion de l'Eurogroupe.

Pour Jeroen Dijsselbloem, outre la question d'un nouveau programme d'aide, la question prioritaire est désormais de savoir comment réduire l'endettement du pays, et surtout, de savoir "qui va le faire". "C'est précisément ce dont nous allons parler cet été", a prévenu le président de l'Eurogroupe.

Athènes avait pourtant bon espoir

Cette déclaration devrait refroidir les autorités grecques qui disent avoir réalisé un excédent primaire, hors le service de la dette, de 1,5 milliards d'euros en 2013. C'est à dire au delà des attentes de la troïka des prêteurs. Elles espéraient avec cette annonce accélérer le processus de discussions. 

Mais Athènes reste suspendue aux tergiversations de Berlin. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, voulait envoyer à la Grèce "un signal de solidarité" avant le scrutin européen prévu fin mai, avant que la chancelière Angela Merkel ne mette un frein à ce projet dimanche, selon l'hebdomadaire der Spiegel.

La dirigeante conservatrice a en effet averti le gouvernement grec qu'il ne devait pas compter sur Berlin sur la question avant les élections européennes, alors qu'Athènes misait sur un allègement rapide de sa dette, en vertu d'engagements pris par ses partenaires européens fin 2012.

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Commentaires
a écrit le 18/02/2014 à 11:57 :
On attend le résultat des élections afin d'y appliquer une politique plus ou moins répressive d'un coté, et de l'autre on ne veut pas "influencer" les européistes a changer de camp.
a écrit le 18/02/2014 à 9:16 :
Quand on lit ce genre de propos on y croit pas,les élections européennes n'ont pas a interférer dans les économies des états membres.Qui commande (en Europe) au juste Merkel,Barroso,Dijsselbloem, Schäuble,on y perd notre latin dans cette cacophonie.N'oublions pas que cette aide est vitale pour la Grèce pour sa survie en zone euro ,excusez du peu.
a écrit le 17/02/2014 à 22:22 :
Mariole d'écouter le chef de l'euro-groupe qui avait annoncé, il n'y a pas longtemps, qu'il faudrait que la solution trouvée pour Chypre soit le modèle d'autres pays. Là, il reporte l'envie de graisser les rouages avec Athènes, aux motifs si différents de Merkel et de Schaüble; sacré souci de synthèse électoraliste.
a écrit le 17/02/2014 à 16:50 :
"Wolfgang Schäuble, voulait envoyer à la Grèce "un signal de solidarité" avant le scrutin européen prévu fin mai, avant que la chancelière Angela Merkel ne mette un frein à ce projet dimanche, selon l'hebdomadaire der Spiegel."

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