Asie de l'Est : la Banque mondiale prévoit une croissance de 7% en 2014

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Sans la Chine, la région affichera une croissance de 5% en 2014. (Photo : Reuters)
Sans la Chine, la région affichera une croissance de 5% en 2014. (Photo : Reuters) (Crédits : reuters.com)
Malgré une hausse du PIB inférieure aux moyennes affichées depuis le début de la crise, la région résiste au retour des capitaux vers les Etats-Unis, dû à la fin du soutien de la FED. En raison de la stabilisation de l'économie mondiale, elle devient même la plus dynamique de la planète.

L'Asie de l'Est sera encore un moteur de croissance en 2014. La croissance moyenne devrait atteindre en effet atteindre 7,1% en 2014, a indiqué lundi la Banque mondiale. Grâce à la stabilisation de l'économie globale, la zone deviendrait ainsi la plus dynamique de la planète.

"La région Asie de l'Est/Pacifique a servi de principal moteur de la croissance mondiale depuis la crise financière " de 2008-09, a souligné un des responsables pour cette zone à la Banque mondiale, Axel van Trotsenburg.

Les prévisions sont revues à la baisse

Cette hausse du PIB est néanmoins inférieure à celle moyenne affichée par la région entre 2009 et 2013, de 8%. Elle est aussi en-deçà des prévisions de la Banque mondiale, qui avait tablé sur 7,2% pour 2014.

La croissance de la Chine passera notamment de 7,7% en 2013 à 7,6%. Sans ce poids-lourd de la zone, la région affichera une croissance de 5% en 2014, contre 5,2% en 2013.

La Banque mondiale reste optimiste

La Banque mondiale, qui parle d'un début d'année "agité" et a prévu une croissance de 7,1% en 2015 et 2016, juge néanmoins que les économies de la région continueront de se développer à un rythme continu dans les deux années à venir.

"Si la croissance de la production industrielle a marqué le pas et les exportations se sont contractées au cours des deux premiers mois de 2014, la tendance s'améliore et nous nous attendons à une hausse de la croissance trimestrielle au milieu de l'année à la faveur d'un raffermissement de la demande de la part des pays à hauts revenus", explique l'institution.

L'amélioration du commerce international compensera le départ de capitaux

La fin progressive du soutien de la Réserve fédérale américaine à l'économie se traduit par un retour des capitaux vers l'Amérique, aux dépens des pays émergents vers lesquels ils s'étaient déplacés pendant ces dernières années pour bénéficier de taux d'intérêt plus élevés qu'aux Etats-Unis. Le départ de ces flux de capitaux avait fait osciller en 2013 et début 2014 plusieurs devises asiatiques, notamment celles d'Inde et d'Indonésie.

Des taux de changes flottants permettent à l'Asie de l'Est de "gérer des chocs externes, y compris la possibilité de renversement des flux de capitaux", considère néanmoins la Banque. "De plus, la plupart des pays ont des réserves adéquates pour se protéger de chocs ponctuels, commerciaux ou externes".

"Les vents favorables d'une amélioration du commerce international compenseront les vents défavorables d'un resserrement de la politique monétaire américaine", estime l'organisation internationale.

Des risques subsistent

La région reste toutefois soumise à plusieurs facteurs d'instabilité.

"Une reprise plus faible que prévu dans les économies les plus riches, une hausse des taux d'intérêt, une volatilité accrue des prix des matières premières après les tensions géopolitiques en Europe de l'Est montrent que l'Asie de l'Est reste vulnérable", selon Bert Hofman, chef économiste pour la région au sein de la Banque mondiale.

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Commentaires
a écrit le 07/04/2014 à 13:07 :
comment on peut parler de fin de soutien de la FED alors qu'elle injecte encore 75 milliards de dollars de liquidité par mois dans le système financier et que le taux directeur est à 0%.... Le retour des capitaux américains après avoir profité des taux de croissance des pays émergents et surtout lié au ralentissement économique des BRICS, au risque d'inflation dans ces pays et à des risques de bulles...

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