L'Ukraine menacée d'éclatement face à la montée des séparatistes pro-russes

 |   |  1174  mots
Un séparatiste prorusse armé garde l'entrée du poste de Police à Sloviansk. Reuters
Un séparatiste prorusse armé garde l'entrée du poste de Police à Sloviansk. Reuters (Crédits : Reuters)
Depuis ce week-end, les assauts pro-russes se multiplient en Ukraine. La présidence ukrainienne jongle entre fermeté et ouverture pour faire face à la situation. Le point sur les derniers événements de la journée.

L'heure de l'ultimatum est passée, mais l'armée Ukrainienne reste invisible. Kiev a pourtant lancé ce lundi son opération "antiterroriste" dans les villes de l'est, comme Sloviansk ou Holikva, où les séparatistes pro-russes ont pris possession des bâtiments officiels depuis ce week-end. Les autorités ukrainiennes avaient donné jusqu'à 9 heures ce matin aux insurgés soutenus par la Russie pour déposer les armes. Il n'en a rien été. A la mi-journée, ces derniers tenaient toujours tête au gouvernement pro-européen.

  • La spirale de la violence se poursuit

Lundi matin avant 11h, Une centaine de séparatistes pro-russes ont même attaqué le siège de la police de Horlivka, ville de 300.000 habitants de l'est de l'Ukraine, ont rapporté des témoins. D'autres prises de bâtiments officiels ont eu lieu au cours du week-end dans des villes comme Marioupol, au bord de la mer d'Azov, ou Kramatorsk. 

La veille, l'ancienne égérie de la révolution orange Ioulia Timochenko a fait remarquer qu'il "ne s'agit pas de séparatistes mais bien d'agents des forces de sécurité russes". Une thèse appuyée également par l'un des portes-paroles du gouvernement allemand évoquant "les uniformes et les armes portés par certains de ces groupes" :

"Il y a de nombreux signes que dans l'est de l'Ukraine des groupes armés actifs reçoivent le soutien de la Russie".

  • Des morts de chaque côté

Les heurts ont fait plusieurs morts dans chaque camp, sans pouvoir être comptabilisés de manière précise. Un tweet des activistes de Kiev pro-européen, rapportait par exemple lundi après-midi que le chef de police de Donetsk était dans un état critique suite à des affrontements déclenchés après qu'il ait hissé le drapeau russe sur un bâtiment officiel ukrainien. 

Ce même groupe EuroMaidan a indiqué sur Twitter à 15 heures que l'aéroport de la ville de Sloviansk venait de passer "sous contrôle de terroristes".

  • La possibilité d'un référendum sur le statut de l'Ukraine

En parallèle des menaces de "lancer l'armée" contre les militants séparatistes, le président ukrainien par intérim, Olexander Tourtchinov a effectué un geste de conciliation. Il a évoqué devant le Parlement la possibilité d'un référendum national sur l'organisation institutionnelle et le statut de l'Ukraine. Il serait organisé en même temps que l'élection présidentielle prévue le 25 mai. 

La tenue d'un tel scrutin est l'une des principales revendications des séparatistes, qui réclament d'être consultés sur le rattachement à la Russie ou une "fédéralisation" de l'Ukraine. Des options exclues à Kiev, où les nouvelles autorités craignent un éclatement du pays.

Le gouvernement a néanmoins promis de proposer des réformes constitutionnelles allant dans le sens d'une "décentralisation" au profit des régions. Il s'agirait notamment d'autoriser l'élection des exécutifs locaux, pour l'heure désignés par le pouvoir central.

  • Le risque d'une intervention militaire russe

Face aux menaces du président par intérim, le chef des séparatistes dans la ville de Sloviansk a lancé un appel à l'aide à Vladimir Poutine au nom d'une "république populaire de Donetsk" déclarée quelques jour plus tôt par des séparatistes.

Ce à quoi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a répondu:

"Le président Poutine observe les développements dans l'est de l'Ukraine avec grande inquiétude."

  • Maidan s'inquiète

Sur la toile, les défenseurs du mouvement "Maidan" - du nom de la place de Kiev où ont eu lieu la majeure partie des manifestation anti-Ianoukovitch - s'inquiètent de voir la Russie utiliser les réseaux sociaux pour déstabiliser davantage l'Ukraine : 

  • La communauté internationale immobile mais pas muette

Face à cette escalade, la communauté internationale tente de réagir de manière concertée. Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE pourraient se réunir la semaine prochaine pour durcir les sanctions contre la Russie si la situation s'aggravait après la réunion prévue jeudi à Genève, a annoncé lundi le ministre français des Affaires étrangères.

"Si c'est nécessaire, il peut y avoir la semaine prochaine une réunion des chefs d'Etat et de gouvernement au niveau de l'Europe, qui pourra prendre de nouvelles sanctions", a déclaré Laurent Fabius, en marge d'une réunion avec ses homologues européens à Luxembourg.

Des restrictions commerciales et financières à l'encontre de la Russie seraient discutées, en plus du gel d'avoirs et de la suspension de visas. 

La nuit dernière en revanche, la réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies a débouché sur... un dialogue de sourds. Après des heures de discussions à huis clos, cette "consultation informelle" demandée par la Russie est restée impuissante a désamorcer le conflit.

Dimanche, le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, prévenait : 

"Toute nouvelle ingérence militaire sous quelque prétexte que ce soit, aura pour conséquence d'isoler davantage la Russie sur la scène internationale" 

Le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel a quant à lui mis en garde, lundi en fin de matinée, contre une escalade de la crise en Ukraine, déclarant que "la Russie est visiblement prête à permettre à ses chars de franchir les frontière européennes".

Par ailleurs, le 17 avril doit se tenir une "réunion au sommet" qui rassemblera à Genève la chef de la diplomatie de l'Union Européenne, Catherine Ashton, le secrétaire d'Etat américain John Kerry et les ministres des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov et ukrainien, Andrii Dechtchitsia. 

  • Des répercussions perçues sur les marchés

Le marché russe est l'un des premiers à faire les frais de la montée des tensions. Selon le BRICS Post  les titres russes ont perdu plusieurs points de valeurs en l'espace de 24 heures. Le rouble ainsi que la Bourse principale de Moscou ont chuté respectivement de 1 et 1,5%. 

Les indices boursiers européens ne sont pas épargnés par cette crise diplomatique. La plupart d'entre eux ont basculé dans le rouge ce lundi matin, les investisseurs devenant de plus en plus réticents à acheter des actifs risqués. Le DAX allemand est tombé de 0,89%, le CAC 40 de 0,91% et le FTSE 100 de Londres a perdu 0,70%. 

L'Ukraine reste bien entendu la plus touchée sur le plan politique comme économique. En deux semaines, la Russie a augmenté de 80% le prix du gaz vendu à l'Ukraine, a rappelé le département d'Etat américain, l'équivalent du ministère des Affaires étrangères.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 15/04/2014 à 15:50 :
Voilà bien une bonne leçon pour les occidentaux qui voulaient mettre la Russie sous pression. L'Ukraïne va être démolie en règle.
a écrit le 15/04/2014 à 9:47 :
Poutine ne pourra pas faire autrement que d'inviter ceux qui veulent devenir Russes de traverser la frontière avec femmes et enfants et de quitter définitivement l'Ukraine . Pas d'autres moyens d'en sortir .
Réponse de le 15/04/2014 à 9:53 :
Ben, pour le moment, c'est plutôt le contraire qui est en train de se passer. A mon avis, Poutine n'est prêt de lâcher le morceau.
Réponse de le 15/04/2014 à 9:53 :
alors là c'est du délire complet , les slaves ne quittent pas une terre consacrée ( religieusement par l'orthodoxie ) ils préféreront deux choix possibles , l'un est de devenir russes a part entière ou de mourir en slaves , mais pas d'exodes ou je ne sais quoi encore , a la différence des européens , les russes ne connaissent pas la marche arrière
Réponse de le 15/04/2014 à 11:33 :
Il y a 10 à 15 millions de russes en Ukraine, qui y vivent depuis 3 siècle. Pourquoi voulez-vous qu'ils quitteent leurs terres et leur maisons?
Réponse de le 15/04/2014 à 17:23 :
Pour la paix... soyons de vrai fachos ! Et en France, vous proposez pareil pour résoudre le chômage??
a écrit le 15/04/2014 à 9:47 :
cela ressemble de plus en plus au kosovo dans le fond , tout est fait pour que la russie intervienne dans le chaos , comme l'occident était intervenu au kosovo ( rumeurs , rumeurs) ce qui fit l'intervention , la modification des frontières semble inévitable , déjà la crimée est considérée par l'occident comme perdue , la russie mène le jeu et pour l'instant cela paie bien
a écrit le 15/04/2014 à 9:35 :
Hier soir, un des candidats à la Présidence de l'Ukraine, Oleh Tsarev, a été tabassé par des "extrémistes" et actuellement se retrouve à l'hôpital dans un état critique. Voilà la "démocratie à l'américaine" que la CIA veut imposer dans ce pays de l'Est européen, et y faire un nouvel Irak, un autre Afghanistan ou une Libye. Aucun commentaire sur cette atrocité sur nos "grands journaux" et pourtant quand il s'agit de faire la donneuse de leçons, les médias se ruent sur le premier pays-cible. Côté UE ou OSCE, pas une seule image, pas un seul mot. La honte, quoi !
Réponse de le 15/04/2014 à 11:37 :
Vous pensez bien que les journaux ici ne vont comme même pas publier l'information, que le candidat d'opposition à Kiev est gravement battu après son intervention à la télé? C'est forcement le méchant s'il est pro-russe, et tout le monde sait que c'est la démocratie, qui règne à Kiev, puisque l'Occident soutient les autorités de Kiev.
a écrit le 15/04/2014 à 8:44 :
Poutine est pour la dé-soviétisation de l'Ukraine ....c'est normal , le mur de Berlin fut abattu pour tout le monde ...! est pas seulement pour la RDA absorbée par la RFA sans référendum...ne parlons pas de l'invention par l'UE du Kosovo spolié sur intégrité territoriale de la Serbie...Cerise sur le gâteau ukrainien ,le gouvernement par intérim à Kiev ,a prit le pouvoir par la violence...sans aucune autre légitimité....!
a écrit le 15/04/2014 à 8:44 :
On m'a appris qu'à jouer avec le feu, on finit toujours par se brûler. Poutine est en train de faire ce que les Américains ont fait à Kiev et on ne sait pas comment va finir cette histoire, ou justement on ne sait que trop comment elle va finir. Je ne suis ni pour les uns ni pour les autres, et je n'admets pas que nos dirigeants français se rangent d'un côté. L'Ukraine n'est pas notre problème.
a écrit le 15/04/2014 à 5:56 :
En définitif le camarade Poutine a bien compris que la gesticulation américano-européenne est fait pour le bon peuple moraliste de cette entité occidentale car sur le reste les occidentaux ne font rien . poutine mène la dans en Syrie et avec la montée des islamistes les occidentaux sont moins virulents contre le camarde Assad en Afghanistan les occidentaux vont partir gentiment en laissant une place aux talibans ne parlons pas de l'Irak et de la Libye qui s'enfoncent un peu plus chaque jour dans la mort d'innocents. Les occidentaux ne partiront plus avec un fusil car ils n'ont pas la capacité à sortir un pays de son marasme financier et politique, alors restent la parlotte ce qui doit faire sourire Poutine à défaut de lui faire peur. Qui peut contrainte Poutine les marchés financiers qui eux ont le pouvoir les politiques n'ont que les salons et la rhétorique, ils montrent une nouvelle fois leur inutilité.
Réponse de le 15/04/2014 à 9:51 :
les régimes autoritaires connaissent bien la musique et c'est pas nouveau , ils usent et abusent des faiblesses des autres on a déjà vu ce genre de choses dans les années 30 sur le sol européen , la suite fut dramatique , les politiciens ont abandonné des secteurs entiers de souveraintée et en plus coté guerre , beaucoup de politiciens actuels sont nés dans des pantoufles et le verbe creux , le monde demeure dangereux et avec des fous cela l'est encore plus
a écrit le 15/04/2014 à 4:21 :
Nous voyons pour l'instant le Poutine gentil, le Poutine méchant ne s'est pas encore montré, mais il n'y a pas si longtemps il faisait frémir même un mafioso. Mais si on n'obtient pas ce que l'on veut par la diplomatie ou le chantage, alors il reste la force, la force brute. L'Ukraine est protégée par les Etats-unis et le Royaume-uni selon un accord de 1994( un peu comme la Pologne avant 1939), la Russie doit donc essayer de la faire éclater de l'intérieur et trouver le casus belli adéquat pour justifier d'une invasion, les autorités ukrainiennes marchent sur des oeufs car elles en sont conscientes et ont ainsi du mal à débusquer les groupes paramilitaires pro-russes car il faudrait user de la force et donc faire beaucoup de victimes.
Se rappelle t-on que Poutine pestait officiellement contre l'ex-président ukrainien car ce dernier était trop "mou" avec les manifestants de Maidan ?
a écrit le 15/04/2014 à 1:32 :
La popularité intérieure de Poutine après quinze ans d'exercice des responsabilités doit beaucoup au relatif redressement économique du pays durant les années 2000 ; les années 1990 avaient été marquées par la dépression, l'hyperinflation et le défaut de paiement des obligations d'Etat en 1998. Mais ce redressement doit beaucoup à la «chance » : le prix mondial du baril de pétrole approchait les 10 dollars quand Poutine s'est installé à la tête du pays. Il ne peut aujourd'hui se permettre une trop forte dégradation économique. Sa crédibilité et son autorité vis-à-vis de l'opinion publique et des oligarques en dépendent. L'annexion de la Crimée par la Russie a suscité des craintes géopolitiques, mais aussi des interrogations sur le véritable potentiel économique de ce pays, second exportateur mondial de pétrole et premier de gaz. Il pèse 3 % du produit intérieur brut (PIB) de la planète (en dollars courants) et 5,2 % des dépenses militaires globales. Les relations commerciales entre la Russie et l'UE ne sont pas symétriques. Elles sont importantes pour Moscou, beaucoup moins pour son partenaire européen. Les exportations vers l'UE représentent 15 % du PIB russe ; celles des 28 vers la Russie représentent moins de 1 % du PIB européen. Les investissements directs étrangers (IDE) de l'UE vers la Russie représentent 1 % du PIB russe chaque année, alors que ceux de la Russie vers l'UE ne comptent que pour 0,1 % du PIB européen. Un arrêt de ces flux rendrait plus difficile le financement de la balance russe des paiements courants.La menace la plus crédible serait l'arrêt des importations de gaz russe par l'UE. L'hydrocarbure ne pèse que 25 % des exportations énergétiques de la Russie, mais un embargo causerait une perte de l'ordre de 2 % du PIB au pays.
Car, contrairement au pétrole, le gaz russe ne peut pas être redéployé rapidement vers l'Asie, et il peut par ailleurs être remplacé par d'autres sources d'énergie moyennant un coût relativement limité pour l'Europe (de l'ordre de 0,2 % du PIB si le prix du pétrole ne progresse pas). L'économie russe est déjà mal orientée, avec une croissance moyenne annuelle de 1,6 % depuis 2012, contre 4,7 % en 2010-2011 et plus de 7,5 % entre 2003 et 2007. On est loin de l'objectif de 5 % annoncé par le président russe lors des élections de 2012. La Russie a une forte dépendance à l'égard du pétrole et du gaz naturel (67 % des exportations, 50 % des recettes publiques)
a écrit le 15/04/2014 à 1:22 :
Moui. C'est gentil, mais tout le monde a compris que les US avaient visé un pont trop loin, comme d'hab'. Maintenant, il est évident que l'europe doit suivre son maître, mais la propagande fonctionne de plus en plus mal, ces temps-ci.
Réponse de le 15/04/2014 à 1:35 :
Parallèlement à son combat diplomatique mené contre l'Occident et le nouveau gouvernement ukrainien, le pouvoir russe se lance dans une chasse aux opposants de l'intérieur. Depuis la révolution ukrainienne, dont le pouvoir redoute la contagion à Moscou, le ton se durcit. Il est «nécessaire d'analyser ces événements, dans le but de protéger nos concitoyens contre les actions de divers extrémistes et d'éléments terroristes», a déclaré Vladimir Poutine. Ainsi une nouvelle loi prévoit notamment d'infliger une «sanction pénale» à l'encontre des «récidivistes» séditieux, allant jusqu'à cinq ans de prison. L'utilisation «d'objets susceptibles de créer de la fumée», en particulier «aux abords de la résidence du président», sera prohibée, prévoit le texte !!!!! Dans le discours public, le qualificatif «Maïdan» - synonyme de «coup d'État» mené par des «néonazis» - est accolé à la fameuse manifestation anti-Poutine du 6 mai 2012, qui donna le signal à une première vague de lois répressives. 7 de ses participants purgent actuellement des peines allant jusqu'à quatre ans de prison en Sibérie. Ce nouveau texte ne vise pas ceux qui créent des désordres, il s'agit d'une loi répressive dirigée contre tous les activistes, les politiques et les écologistes.
Réponse de le 15/04/2014 à 10:04 :
En France, le délit d’insurrection est passible de 7 ans de prison et de 375 000€ d’amende.
Les gens de la manif pour tous pourraient t’en parlé, vu que le « pouvoir » (Valls) en place veux généraliser pour tous ceux qui sont arrêté ce délit.

Alors, Poutine, il peut aller se rhabiller avec ces demi-mesures même pas à la hauteur de la France !
Au moins, lui cible des néonazis, pas des défendeurs de la famille !
a écrit le 14/04/2014 à 22:43 :
Les autres états périphériques de la Russie devraient peut etre prévoir d'exiger un visa pour chaque russe sur son territoire, avec interdiction de double nationalités !!
Réponse de le 15/04/2014 à 1:24 :
Ha bon..?? Parce que vous n'avez pas la double nationalité et le statut protecteur de personne morale..?? Vous me semblez un peu anormal, quelque part...
a écrit le 14/04/2014 à 22:42 :
Quelle erreur tragique ce fut de crier au loup pour la Crimée, car c'est maintenant qu'il faudrait hausser la voix,, mais on s'est déjà discrédité (qui se souviens des menaces de Fabius?), nos dirigeants sont nuls !
Réponse de le 15/04/2014 à 1:47 :
Poutine se fiche de la voix sauf 2 : économique mais qui est longue ou militaire mais qui peut dégénérer.
Réponse de le 15/04/2014 à 17:37 :
La Russie déborde d'hydrocarbures, donc si une mauvaise conjoncture international baissera les revenus de la Russie, elle n'a aucune crainte à avoir pour les débouchés. Quant à la guerre, le naïf pense qu'on peut embêter une puissance nucléaire sans se faire mal. Donc reste le travail d’influence, et là Fabius a dégainé trop tôt pour rester crédible aujourd'hui...
a écrit le 14/04/2014 à 22:39 :
La Russie doit rendre la Criméee à l'Ukraine , s'excuser ! et réparer le mal fait .
Réponse de le 14/04/2014 à 22:44 :
Aujourd'hui, on ne peut que espérer que la Crimée soit dans les négociations pour être rendu à une Ukraine fédérale, constitutionnellement hors de l'OTAN
Réponse de le 15/04/2014 à 1:37 :
Pourquoi Poutine construit-il des bases importantes près des pays baltiques ?...
Réponse de le 15/04/2014 à 11:41 :
Poutine construit ses bases importantes dans son pays, qu'est-ce que vous avez à y dire? Qu'il aille les installer sur un autre continent p.e. en Mexique? I
Réponse de le 15/04/2014 à 17:32 :
Les ingérables ne pensent qu'ingérence, c'est comme une maladie...
a écrit le 14/04/2014 à 21:46 :
La faute ? à l'OTAN, aux États-Unis et ses pays satellites. D'ailleurs assez bizarre que en n'ayant pas de bases de l'OTAN sur son territoire néanmoins la France en fasse partie. On se rend bien compte à présent du sens historique qui avait le Général de Gaulle. Il avait tout à fait raison, la France est devenue aujourd'hui une marionette du Pentagone.
Réponse de le 15/04/2014 à 1:44 :
L’extrême droite FN qui s'opposait à De Gaulle montre ouvertement sa sympathie pour le régime russe, qui le lui rend bien. En France, la convergence des vues du Front national et des officiels russes est de notoriété publique. La radio publique, «La voix de la Russie», invite volontiers dans ses studios les représentants du nationalisme français. Marine Le Pen, elle-même, a soutenu publiquement l’annexion russe de la péninsule, reprenant sans sourciller la rhétorique poutinienne.
Réponse de le 15/04/2014 à 9:57 :
@Le FN dans le mur : Oui, mais entre les mots et les actes, il y a un grand fossé. N'était-ce pas son père qui signait en 2009 des accords avec les néo-nazis de Svoboda dont on sait qu'ils ont aujourd'hui des membres au gouvernement de Kiev ? Il n'y a pas plus incohérent que le FN.
a écrit le 14/04/2014 à 21:02 :
Personnellement, je ne crois pas qu'il s'agit de séparatistes, amis de gens à la solde de la Russie. Ils sont trop bien organisés pour être de simples quidams :-) Comme les Occidentaux sont trop mous et que Poutine le sait, l'Ukraine va être facilement démantelée :-)
Réponse de le 15/04/2014 à 10:07 :
On voit bien que tu n’as pas suivie les évènements de Maidan.
Ce n’était pas des quidam non plus. Tous les manifs étaient organisaient par des nationalistes ukrainien. (Ceux que l’on nommait avant les néonazis)
a écrit le 14/04/2014 à 19:54 :
L'Europe n'ayant jamais été dans l'Europe et n'y étant toujours pas, il convient d'appeler alors les séparatistes pro européens face aux séparatistes pro russes chers journalistes occidentaux.
a écrit le 14/04/2014 à 19:40 :
Un peu d'objectivité chers journalistes occidentaux. L'Ukraine n'ayant jamais été et n'étant pas en Europe, pourquoi alors on ne parle pas de séparatistes pro-européens de l'autre coté pour ces Euromaiden qui n'ont jamais été en Europe ?
Réponse de le 15/04/2014 à 1:39 :
Totalement faux au plan historique.
a écrit le 14/04/2014 à 19:23 :
toute révolte armée doit être maitrisée aussitôt , il va de la sécurité des plus faibles .
a écrit le 14/04/2014 à 18:49 :
A quand un référendum sur le rattachement à la Russie afin de déterminer les frontières d'une partition de l'Ukraine?
Réponse de le 14/04/2014 à 21:05 :
@Michel: ce n'est pa sun référndum qui va changer le fait que Poutine veut toute l'Ukraine. Laisser les peuples disposer d'eux-mêmes, oui, mais il s'agit d'une annexion par la force. ert serais-tu d'accord qu'un pseudo réfrendum soit organisé dans certaines grandes villes comme Marseille pour demander leur rattachement au Maghreb ? moi, non :-)
Réponse de le 15/04/2014 à 5:41 :
@Patrickb

Marseille c'est déjà plus la France alors... sans compter que la SNCM ne manquera à personne. ;-)
a écrit le 14/04/2014 à 18:28 :
Poutine a peur... Mon œil.
C est qui qu a commencé?
a écrit le 14/04/2014 à 18:02 :
La vraie partition de l'Ukraine (la Crimée n'était pas ukrainienne) va réellement commencer et elle va se poursuivre jusqu'à ce que Poutine ait récupéré les territoires russophones, puni et humilié les euro-ukrainiens, coupables d'être plus attirés par l'Europe libre et démocratique que par la Russie autoritaire.
L'Europe, les USA et l'OTAN feront mine de se fâcher mais laisseront Poutine punir les ukrainiens car quelques russophones "autodéterminés" ne valent pas une guerre et qu'aucun autre enjeu "local" ne peut servir de monnaie d'échange entre l'Europe la Russie. Comme la Hongrie sa voisine, amputée de plus de la moitié de son territoire en un siècle par les puissances victorieuses à qui personne n'osait s'opposer, personne ne s'opposera à la Russie et l'Ukraine va dans l'amertume devoir reconstruire son futur, vers l'ouest.
Amputée et libre, plutôt que soumise et faussement entière. Le prix de la liberté.
Réponse de le 14/04/2014 à 22:23 :
"...plus attirés par l'Europe libre et démocratique que par la Russie autoritaire."

Vous croyez, Tonton, que l'Europe dont vous parlez est-elle "libre et démocratiqu mêmee" et la Russie "autoritaire" ? vous lisez trop les journaux pensée unique, expérimentez d'autres lectures, d'autres analyses, allez boire en autres sources pour aérer un peu vos concepts qui datent encore de la guerre froide.
Réponse de le 15/04/2014 à 1:51 :
La Russie 176e pays sur 215 au plan de la corruption super Stalinopoutinocratie
Réponse de le 15/04/2014 à 13:29 :
Il serait intéressant de voir les véritables scores non-tronqués des puissances "démocratiques", en premier lieu cette UE dont vous vous targuez qu'elle est plus démocratique et moins corrompue que la Russie (cf. Commission européenne, TAFTA, Traités de libre échange, Traité de Lisbonne, "on revote parce que vous n'avez pas bien voté" envoyé aux grecs, "on décide que vous allez payer à la place des banques" cf. Chypre et directive européenne sur la question, cf. le rôle plus que secondaire du Parlement Européen à Bruxelles, cf. l'Euro et la BCE, cf. la gestion de la crise = "je détruis les peuples et les Etats pour sauver les banques et les assurances", et enfin nos relations avec nos "amis américains"... et je suis sur que j'en oublie ;))..

Réfléchissez à celui qui est le plus corrompu avec ces petits exemples.

En fait, ce qu'on reproche à Poutine, c'est simplement de ne pas se coucher devant l'ONU, l'OTAN et leurs satellites.
a écrit le 14/04/2014 à 17:21 :
C'est tragique, l'Europe n'a-t-elle pas sa part de responsabilité dans la démolition d'un pays à nos portes vrillé dans le désastre de l'affrontement des groupes au détriment du bien commun.
a écrit le 14/04/2014 à 17:06 :
INCROYABLE ! Dans quelques mois, nous allions sortir de la crise économique.
Une nouvelle crise économique pointe le bout de son nez....
Cette fois nous nous en sortirons pas.
Nos dirigeants sont devenus FOUS !!!
Réponse de le 15/04/2014 à 1:28 :
Heeu.. non. Nos dirigeants (enfin, ceux qui les dirigent..) veulent nous rendre fou, nuance. Prenez de la distance et de la hauteur par rapport à la propagande ambiante...
Réponse de le 15/04/2014 à 1:56 :
Oui méfiez vous de la propagande poutinienne.
Réponse de le 15/04/2014 à 13:34 :
Avec la totalité de la clique médiatique qui dit bien ce qu'elle veut comme elle veut et de préférence du coté europhile et américanophile. Quand on évoque éventuellement un point de vue plus proche d'une situation donnée, c'est tout de suite pour parler de dictature, de méchant russe (parce que bon, c'est quand même ça l'avantage, la russie a relevé la tête après avoir subi toutes les humiliations possibles de la part des atlantistes durant les années 90- et début 2000, du coup l'adversaire naturel [et pour le coup qui n'est pas dangereux si on ne vient pas l'emmerder] est de retour).

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :