Ukraine : de nouvelles sanctions contre Moscou dès lundi

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Le G7 se remobilise. Les dirigeants des sept pays les plus industrialisés ont décidé samedi d'imposer rapidement de nouvelles sanctions à la Russie, en raison de son rôle dans la crise en Ukraine, ont-ils annoncé dans un communiqué.
Il ne s'agit toutefois que d'un accord sur le principe. Un haut responsable américain a en effet expliqué que chaque pays décidera séparément des sanctions ciblées qu'il entend mettre en oeuvre. Bien que coordonnées, ces sanctions ne seront pas nécessairement identiques d'un pays à l'autre.
Les Etats-Unis et l'UE ont déjà pris des sanctions distinctes contre des responsables russes en raison de la crise ukrainienne. Certains pays européens sont toutefois réticents à l'idée de prendre des mesures supplémentaires.
Les sanctions américaines pourraient être prises dès lundi, a précisé le même haut responsable. Le conseiller de Barack Obama adjoint à la sécurité nationale, Ben Rhodes, a confirmé que ces mesures pourraient intervenir "au début de la semaine prochaine".
Ben Rhodes a ajouté que ces sanctions pourraient concerner des individus ou des entreprises particulièrement influents dans certains pans de l'économie russe, notamment l'énergie et la banque.
Lors d'un entretien téléphonique vendredi avec François Hollande, Angela Merkel, David Cameron et Matteo Renzi, Barack Obama avait insisté sur la nécessité d'agir rapidement, a expliqué le conseiller du président américain.
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Du côté européen, Angela Merkel a annoncé vendredi qu'une rencontre des ministres des Affaires étrangères de l'UE se tiendrait "aussi rapidement que possible", afin d'étudier de nouvelles sanctions.
Le communiqué du G7 ne fournit pas de liste des mesures qui sont envisagées, mais il prévient:
Les dirigeants du G7 affirment cependant que "la porte demeure ouverte pour une résolution diplomatique à cette crise", et appellent, sur la base de l'accord de Genève conclu le 17 avril, la Russie à s'engager dans cette voie.
La crainte de sanctions (jusqu'à présent limitées aux hauts responsables) contre l'économie russe, déjà affaiblie, a en effet entraîné de massives fuites de capitaux, poussant l'agence Standard & Poor's à abaisser vendredi la note de la Russie à "BBB-". Confrontée à une chute du rouble et à une accélération de l'inflation, la banque centrale russe a augmenté à 7,5% son taux directeur.
Le secrétaire américain au Trésor Jacob Lew a tempéré vendredi :
Le G7 reproche à la Russie d'être revenue sur sa promesse d'utiliser son influence auprès des séparatistes pro-russes dans l'est de l'Ukraine pour les désarmer et les convaincre d'évacuer les bâtiments qu'ils occupent.
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Une intervention des forces régulières de l'armée russe dans l'est de l'Ukraine apparaît en effet comme une hypothèse de plus en plus tangible. Selon le Pentagone, d'ailleurs, des avions russes ont violé l'espace aérien ukrainien "à plusieurs reprises" au cours des dernières 24 heures. Kiev et Berlin accusent aussi les séparatistes d'avoir retenu une douzaine d'observateurs de Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OCSE) en mission en Ukraine.
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