Ukraine : 17 milliards de dollars d'aide du FMI et les forces armées en alerte

latribune.fr

latribune.fr
D'un côté, Kiev se voit accorder 17 milliards de dollars d'aide par le Fonds monétaire international (FMI), de l'autre les forces armées sont mises en état d'alerte afin d'endiguer les manifestations pro-ruesses dans lest du pays. Ce sont les deux informations en provenance d'Ukraine la nuit dernière.
"Une action urgente était nécessaire", a assuré la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, à l'issue d'une réunion du conseil d'administration du FMI, qui représente ses 188 Etats-membres. Le feu vert de l'institution permet le déblocage "immédiat" d'un premier prêt de 3,2 milliards de dollars à Kiev et va donner un peu d'air à un pays au bord de l'asphyxie financière.
Dans le même temps, les forces armées ukrainiennes se sont mises en "état d'alerte total" pour le combat face à la menace d'une intervention russe, a annoncé le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov.
La Russie a aussitôt réagi en sommant Kiev d'arrêter "immédiatement la rhétorique belliqueuse qui vise à intimider sa propre population".
Dans un geste qui devrait irriter encore davantage Moscou, le ministère ukrainien des Affaires étrangères a annoncé que l'attaché militaire russe à Kiev avait été "arrêté" mercredi et "déclaré persona non grata" suite à des "agissements incompatibles avec son statut". Il devrait être rapidement expulsé.
Au cours d'un entretien téléphonique, le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre britannique David Cameron ont convenu que la crise ukrainienne ne pourrait être résolue "qu'avec des moyens pacifiques", a indiqué le Kremlin. A Kiev, Oleksander Tourtchinov a quant à lui déclaré que l'"objectif numéro un (était) d'empêcher le terrorisme de s'étendre" des régions de Donetsk et de Lougansk, en proie à une insurrection pro-russe armée, à d'autres régions.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Les rebelles pro-russes, hostiles au pouvoir qui s'est mis en place à Kiev après le renversement du président Viktor Ianoukovitch, ont continué ces derniers jours d'étendre leur emprise sur une série de villes de l'Est ukrainien. Ils contrôlent des sites stratégiques (mairie, siège de la police et des services de sécurité) dans plus d'une douzaine de villes.
C'est le cas de Gorlivka depuis mercredi matin. Selon des médias ukrainiens, quelques dizaines de militants pro-russes ont également occupé mercredi la mairie d'Altchevsk (110.000 habitants), proche de Lougansk.
Les rebelles s'étaient emparé mardi de la plupart des bâtiments officiels de Lougansk, chef-lieu régional d'environ un demi-million d'habitants.
"L'Ukraine est attaquée. La Russie a lancé une guerre non déclarée contre notre pays dans l'Est", a affirmé mercredi Ioulia Timochenko, ex-Premier ministre et candidate à l'élection présidentielle anticipée prévue le 25 mai.
"Je n'ai aucun doute sur le fait que le but de M. Poutine est d'avoir le contrôle total de l'Ukraine", a pour sa part déclaré mercredi le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.
Le sort des observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) retenus depuis vendredi par des rebelles pro-russes à Slaviansk, bastion rebelle de l'Est, demeure incertain.
À lire également
"Ils sont en bonne santé", a déclaré à Donetsk un porte-parole de l'OSCE, Michael Bociurkiw, qui n'a pas donné d'indications sur l'état des négociations. L'un des huit observateurs initialement retenus, un Suédois, a été autorisé à partir dimanche pour raison de santé. Le président Poutine a déclaré mardi soir "espérer" la libération prochaine de la mission de l'OSCE, sept étrangers et quatre Ukrainiens.
latribune.fr
🔴 Sommet européen au Monténégro, réacteurs nucléaires japonais, Bourses… L'essentiel de l'actualité ce vendredi 5 juin
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance