Ukraine: Berlin propose une nouvelle réunion à Genève

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Pendant que les violences se poursuivent en Ukraine, les médiateurs internationaux tentent de calmer la situation. Voici un résumé des derniers événements relatifs à cette crise qui secoue la région et le monde depuis plusieurs mois.
Après l'assaut lancé vendredi par Kiev sur la ville de Slaviansk (à l'Est) et les émeutes à Odessa (Sud) où 46 personnes sont mortes dans un incendie, de nouveaux échanges de tirs ont été constatés à Donetsk ce lundi. Par ailleurs, le président par intérim Alexandre Tourchynov a déclaré deux jours de deuil national en mémoire des morts d'Odessa et de la région de Donetsk.
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier a proposé dimanche soir une nouvelle réunion à Genève. Le 17 avril, Russie, Ukraine, UE et Etats-Unis s'étaient mis d'accord pour appeler à la fin immédiate des violences. Mais l'accord conclu a fait long feu très rapidement.
Par ailleurs, lors d'un entretien téléphonique dimanche en fin d'après-midi, la chancelière Angela Merkel et le président russe Vladimir Poutine sont tombés d'accord pour juger qu'une médiation internationale est nécessaire pour réduire les tensions dans le pays, a indiqué le Kremlin.
Sur un tout autre plan, concernant le versant économique et financier de la crise, des banques américaines ont apporté des détails sur l'effet des sanctions américaines contre des intérêts russes. Citigroupe a indiqué dimanche que son exposition au pays avait chuté de 9% à 9,4 milliards de dollars au cours des trois premiers mois de l'année. JPMorgan a de son côté réduit sa propre exposition de 13% (à 4,7 milliards) et Bank Of America Merril Lynch de 22% (5,2 milliards).
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A l'occasion de la visite d'Angela Merkel a Washington, les Etats-Unis et l'Allemagne ont annoncé qu'il durciraient les sanctions sur l'industrie russe si Moscou empêche la tenue des élections le 25 mai. Le Kremlin a répété plusieurs fois que, compte tenu de la situation, il fallait annuler ce scrutin.
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Mais ces sanctions risquent d'avoir peu d'effet, surtout si l'on en croit cette enquête de l'agence Bloomberg (texte en anglais) publiée ce lundi qui expliquent comment nombre d'entreprises russes sanctionnées contournent les barrières en plaçant leurs avoirs à Chypre, au Luxembourg, en Suisse, aux Pays-Bas ou encore en Irlande.
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