L'Ukraine demande le secours de l'Occident

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Selon François Hollande, si (l'élection présidentielle en Ukraine) ne se tenait pas, ce serait le chaos et le risque de guerre civile. (Photo: Reuters)
Selon François Hollande, "si (l'élection présidentielle en Ukraine) ne se tenait pas, ce serait le chaos et le risque de guerre civile". (Photo: Reuters) (Crédits : reuters.com)
Le gouvernement ukrainien s'est engagé mardi à la tenue de l'élection présidentielle du 25 mai, mais a requis à cette fin l'envoi d'observateurs internationaux. Il a aussi demandé aux Occidentaux de faire leur possible contre les menaces et provocations de la Russie.

L'Ukraine réclame l'aide de la communauté internationale. A l'issue d'une réunion du Conseil de l'Europe à Vienne mardi, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Dechtchitsa, s'est bien engagé "à tenir l'élection présidentielle à la date prévue", le 25 mai, malgré la spirale de violences séparatistes qui a saisi le pays.

A cette fin, il a toutefois requis l'envoi "d'observateurs internationaux en Ukraine pour surveiller les élections". Il a également demandé à ses partenaires de faire "tout ce qui est possible pour éliminer les menaces et provocations extérieures soutenues par la Russie en Ukraine, pour que ces élections puissent se dérouler de façon libre et démocratique".

Le président de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Didier Burkhalter, a aussi appelé à "un cessez-le-feu pour les élections". Il doit rencontrer mercredi à Moscou le président russe Vladimir Poutine.

Les leaders occidentaux de plus en plus inquiets

Les Occidentaux se montrent de plus en plus alarmés par la tournure prise ces derniers jours par les événements en Ukraine, où des dizaines de personnes ont péri dans des violences depuis vendredi.

Le président français, François Hollande, a lui aussi exprimé ses inquiétudes mardi:

"Si (l'élection présidentielle) ne se tenait pas, ce serait le chaos et un risque de guerre civile", a-t-il estimé.

Le ministre allemand des affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a à son tour mis en garde:

"Les images qui nous parviennent sont effrayantes et nous ne sommes plus très éloignés d'une confrontation militaire en Ukraine".

"Personne ne devrait se méprendre et croire qu'il n'y a un risque et une menace que pour l'Ukraine. A travers ce conflit, c'est toute l'architecture de la sécurité de l'Europe qui pourrait être détruite", a-t-il ajouté.

John Kerry dénonce un "simulacre" de référendum dans l'Est de l'Ukraine

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a de son côté dénoncé l'organisation annoncée par des séparatistes pro-russes dans l'Est de l'Ukraine d'un référendum le 11 mai:

"Nous n'allons pas rester les bras ballants pendant que des éléments russes attisent les flammes de l'instabilité", a-t-il déclaré, dénonçant un "simulacre" de référendum à Donetsk et Lougansk.

"Nous rejetons tout simplement cette tentative illégale de diviser davantage l'Ukraine. La poursuite de cette initiative va encore davantage contrarier les efforts de désescalade", a-t-il ajouté.

La Russie réticente à l'idée d'une Genève II

La Russie réfute toutefois toute implication directe, répétant que l'Ukraine est en proie à des "forces ultranationalistes, extrémistes et néonazies". Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, présent à Vienne, s'est d'ailleurs montré réticent à une proposition allemande de conférence de "Genève II" en vue d'une désescalade: "Se réunir à nouveau dans ce format (...) n'apporterait pas grand-chose", a-t-il jugé.

Quant au scrutin du 25 mai, qui doit permettre l'élection du successeur du président Viktor Ianoukovitch, un proche de Moscou renversé en février, la Russie, refusant de reconnaître les autorités provisoires mises en place depuis à Kiev, dit considérer "absurde" de tenir des élections dans le contexte actuel de violences.

Menace contre la vie de Ioulia Timochenko?

Le bassin minier du Donbass, frontalier de la Russie, est actuellement la zone la plus touchée par les troubles séparatistes, mais Odessa (sud) a également été affectée ces derniers jours.

Les services de sécurité (SBU) ont conseillé mardi aux Ukrainiens d'être sur leurs gardes et ont prévenu Ioulia Timochenko, ex-chef du gouvernement et candidate à la présidentielle, d'"une sérieuse menace contre sa vie", a indiqué son avocat, Serguiï Vlasenko.

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Commentaires
a écrit le 09/05/2014 à 14:08 :
1. Les Soviets ont détruit le nazisme en Europe, ils sont les premiers à prendre Berlin , personne peut nier ce fait; 2. En 1945, l'URSS et les US ont occupé l'Allemagne dans le sens d'empêcher un retour du national-socialisme en Europe. 3. Lors du tribunal de Nuremberg, en 45, les US ont sauvé plusieurs criminels de guerre de leur punition, des officiers de la Gestapo, des scientifiques, ainsi que des nationalistes ukrainien, etc., tous ont été accueillis en Amérique et employés dans plusieurs activités. Pourquoi cela ? 4. En 1994, la Russie a retiré ses forces de l'Allemagne, toutefois l'Otan maintient. Pourquoi l'Allemagne reste jusqu'aujourd'hui un pays occupé ? 5. En 2014, 69 ans après la victoire de l'URSS et des US et ses alliés sur le national-socialisme, pourquoi Obama et Merkel soutiennent toujours le coup d'état fasciste en Ukraine ?

Ce sont des faits et contre des faits il n'y a pas de blablabla. Réfléchissez-y, plutôt.
Réponse de le 09/05/2014 à 14:58 :
En s'attachant aveuglement aux États-Unis, les pays de l'Europe veulent se sauver du Titanic de la crise en s'accrochant à un canot de sauvetage qui fait de l'eau.
a écrit le 08/05/2014 à 22:17 :
Les pyromanes demandent de l'aide !? Les américains qui veulent affaiblir la Russie rêve d'une guerre longue, c'est vraiment mal parti pour qu'ils aident l'Ukraine à une solution rapide... L'avenir nous dira qui fut les naïf dans l'histoire...!
a écrit le 08/05/2014 à 6:24 :
C'est quand même fou ce que ces forums peuvent contenir comme pseudos-spécialistes qui y vont de leurs thèses ...pathétique ..
a écrit le 07/05/2014 à 16:23 :
Petit à petit et malgré eux, certains articles commencent à nous donner une image plus vraie de ce qui se fait sur le terrain. En lisant surtout les commentaires (et faisant abstraction des anti-communistes et des pro-OTAN de service) je vois une large majorité qui rejette le jeu des américains et s'indigne de la soumission sans bornes des européens. D'ailleurs, je me demande si quelques-uns des dirigeants européens s'intéressent à ce que les gens pensent. Pas la peine de me répondre, Patrick, cela n'ajoutera rien à la discussion, je me désabonne de ce forum à tout jamais. Bye.
a écrit le 07/05/2014 à 16:21 :
Poutine n'a pas encore pris de décision. «Il réfléchit car les enjeux sont énormes», observe Pavel Felgenhauer, expert des questions de défense pour le journal Novaya Gazeta. Selon lui, le Kremlin planche sur un vaste plan d'annexion de la «Novorossiya» (Nouvelle Russie), terme forgé à l'époque tsariste, qui désigne la ceinture sud de l'Ukraine, du Donbass à la Transnistrie, région séparatiste de Moldavie, où la Russie entretient une garnison. «C'est au Sud que se trouve tout ce qui intéresse Moscou: Odessa, mais aussi Nikolaev et Zaporojié, où sont construits nombre de nos équipements militaires. Pour cela, il faut des hommes. Or, Vladimir Poutine s'est déjà engagé à démobiliser 130.000 appelés d'ici à la mi-mai. «Les 40 ou 50.000 hommes massés aux frontières sont tout ce dont la Russie dispose à court terme. Rationnellement, nous n'avons pas les moyens de nous lancer dans une telle opération», observe l'expert militaire indépendant Alexander Golts. «La fenêtre de tir est étroite, nuance Pavel Felgenhaeur. Soit Poutine y va maintenant, soit il faudra attendre la fin de l'été, le temps de former de nouveaux soldats.» Autre élément, tout sauf anecdotique, les conditions météorologiques défavorables. «Notre aviation n'aime pas le mauvais temps», lance Felgenhauer. Autre piste: une confédération très lâche, qui permettrait à la Russie d'assujettir la «Novorossiya» sans ouvrir le feu aux portes de l'Europe. C'est pour Moscou le sens de l'accord de Genève, brandi par Sergueï Lavrov, comme la seule issue au conflit. «Nous sommes allés si loin qu'il est presque impossible de trouver un compromis, s'inquiète Alexander Golts. Il faut s'attendre à une déstabilisation durable des régions de l'Est et du Sud, ce qui va permettre à la Russie de décréter la présidentielle du 25 mai illégitime. Pour cela, point besoin de chars. Quelques «petits hommes verts» bien entraînés suffisent. Pour Pavel Felgenhauer l'implication des forces spéciales russes dans l'est de l'Ukraine ne fait plus de doute. «Tout s'est clarifié avec l'opération lancée par l'armée régulière sur Sloviansk (le 2 mai). Les hélicoptères de l'armée ont été abattus par des lance-roquettes qui ne peuvent être maniés que par du personnel soigneusement formé. Pour moi, c'est la preuve définitive que le noyau dur des combattants de Sloviansk est composé des “spetznaz” du GRU (le renseignement militaire russe) » La libération subite des otages de l'OSCE s'inscrit dans ce contexte. Vladimir Loukine, le médiateur russe dépêché vendredi à Sloviansk, «n'a rien négocié du tout, ironise Felgenhauer. Il a suffi d'un coup de fil de Moscou.
a écrit le 07/05/2014 à 16:19 :
Moscou veut faire croire à un mimétisme de situation en comparant les barricades de Maïdan avec celles des séparatistes. Sauf que, jusqu'à présent, les prorusses s'emparent des leviers de pouvoir dans l'est et le sud dans l'opacité et par la force. C'est ainsi que la maire de Sloviansk a été kidnappée et n'est jamais réapparue. Le jour même où le président Ianoukovitch a pris la fuite, l'annexion de la Crimée était en route. Et du jour où le gouvernement de Kiev a tenté de reprendre Sloviansk, les prorusses se sont attaqués à Odessa. Dans cette ville il y a eu une mobilisation importante de la population pour y défendre l'idée d'une Ukraine unie. Vladimir Poutine entend pousser son concept de "Novy Russia" qui vise à prolonger la Fédération de Russie jusqu'à la mer Noire en passant par la Crimée. Odessa, au-delà de sa dimension historique de base navale soviétique, c'est d'abord le sud de l'Ukraine, la frontière avec la Roumanie et celle avec la Moldavie, où se trouve l'enclave de la Transnistrie. D'ailleurs il y avait des manifestants de Transnistrie impliqués dans les affrontements d'Odessa. Si l'on regarde sur la carte la chronologie des prises de contrôle des villes en Ukraine, du nord-est vers le sud, on voit bien que cette progression est aussi géographique.
a écrit le 07/05/2014 à 16:11 :
Actuellement, comment débrouiller ce véritable foutoir? à chacun sa m.....e !
Réponse de le 09/05/2014 à 0:01 :
Sincèrement, en m...es l'Ukraine est bien servi, qui n'en veut ??!
a écrit le 07/05/2014 à 15:56 :
Vous voulez parler du gouvernement fantoche qui a pris le pouvoir par la force en s’appuyant sur des groupes de type néo-nazi (Pravy sector et Svobodan). Il ne dispose d’aucune légitimité pour parler au nom de l’Ukraine toute entière, tout au plus il représente la Galicie. L’appel au secours de l’Occident sous prétexte de garantir la bonne tenue des élections présidentielle est une farce. L’entrée d’observateurs dans le pays sera ressentie par la Russie comme une provocation de plus. Mais n’est-ce pas le but recherché…
Réponse de le 07/05/2014 à 16:11 :
Poutine qui a modifié la constitution russe pour se faire élire 4 fois de suite (au moins) est tout aussi "fantoche" et la différence c'est qu'il n'est pas en place pour une transition de 3 mois mais qu'il est là depuis bientôt 2 décennies et est la principale cause des problèmes de l'Ukraine.
Réponse de le 08/05/2014 à 22:19 :
Faut être Ukrainien pour voir en Russie la cause de tout ses malheurs dans le pays ?
Réponse de le 09/05/2014 à 0:41 :
@Gaston

Remplacez "ukrainien" par "polonais" cela fonctionne aussi...
a écrit le 07/05/2014 à 15:42 :
De l'Occident ! les russes ne seraient pas des occidentaux ? Il faut trouver un autre terme.
Réponse de le 07/05/2014 à 16:38 :
Les russes vont finir occis par la politique du dictateur Poutine donc ils n'auront plus besoin de dentiste. On gagne ainsi du temps à ne pas les appeler occidentaux.
a écrit le 07/05/2014 à 15:30 :
La Russie soviétique a commencé la Seconde Guerre mondiale aux côtés de l’Allemagne nazie. Le 23 août 1939, les ministres des Affaires étrangères des deux pays, Ribbentrop et Molotov, ont signé le pacte germano-soviétique, dont la partie secrète prévoyait en détail le plan de partage des territoires conquis à l’issue d’une guerre commune en préparation. Le 1er septembre 1939, la Wehrmacht a attaqué la Pologne de l’ouest. Peu après, le 17 septembre, l’Armée rouge l’a suivi en franchissant les frontières orientales de la Pologne.
En 1939 l’armée soviétique s’est précipitée pour défendre et protéger de fascistes allemands les populations abandonnées par l’Etat polonais devenu « inexistant », en «libérant » ainsi l'Ukraine et la Biélorussie occidentales. L'ironie de l'Histoire fait qu'aujourd'hui la Russie prétend vouloir libérer l'Ukraine orientale, cette fois de l'influence «fasciste » de Kiev, et la protéger d'un gouvernement qui, selon Moscou, est devenu «inopérant ».
Réponse de le 07/05/2014 à 17:17 :
Comment va-t-il faire quand il sera au chômage et sans qualification le 26 mai ? Pas de mutuelle, pas assez de pognon pour se faire soigner...snif !
a écrit le 07/05/2014 à 15:18 :
Le "gouvernement" ukrainien a décidé d'une guerre civile et demande à l'oxydant de l'aider. Bien, non..?? Ce n'est pas une élection qui changera quoique ce soit.
Réponse de le 07/05/2014 à 15:33 :
"L'oxydant" apportera de l'oxygène à l'Ukraine là où Poutine continuerait de la faire rouiller, c'est évident !
Réponse de le 07/05/2014 à 20:47 :
Même que Poutine trouve une liaison covalante, l'Oxydant est réducteur, ça ne va pas changer d'un ion.
a écrit le 07/05/2014 à 14:40 :
L'Ukraine est un problème pour les européens, et je crois qu'elle est un problème pour les Russes.. pas très bon d'être dans une telle situation, car les temps ne sont pas à la générosité..
Réponse de le 09/05/2014 à 0:28 :
L'Ukraine est un problème pour tout les pays, inclus la Chine, qui a un PIB par tête 37 % supérieur - PIB par habitant 6 091,01 USD vs 3 866,99 USD ‎(2012).La Chine va comprendre d'où venaient les manœuvres quand les délocalisations vont se faire préférentiellement dans ce pays aux dépends d'eux même...
a écrit le 07/05/2014 à 14:11 :
Une des plus belles définitions de l'Europe m'est venue par la bouche d'un professeur américain, lors d'un séjour à Princeton l'année passée : "L'Europe, nous disait-il, est comme une famille nombreuse qui se voit obligée à partager une même maison avec tout son entourage. Ceux qui se trouvent dans le premier cercle de voisinage se détestent ; et entre les plus éloignés on se boude. Les accords qui se font entre les membres de cette famille sont tous fondés uniquement sur la raison et les intérêts réciproques, ceux-ci fondés à leur tout sur les biens de capital. Ce sont des relations fondamentalement hypocrites et par via des médias on se critique et s'ironise tout le temps. Faute de refaire la guerre entre eux – puisque onéreuses et qu'au fond n'y changent pas grande chose – les membres de cette famille si particulière cherchent donc à la faire au-delà de leurs frontières communes. Tout en désaccord entre eux."
Réponse de le 07/05/2014 à 15:40 :
C'était un membre du FSB votre professeur ! car les européens se sont autant appréciés et fait la guerre que bien d'autres zones géographiques. On a souvent fait la guerre avec les anglais et on les a tout autant apprécié, pour prendre les 2 peuples les plus chamailleurs dans l'histoire de l'Europe.
a écrit le 07/05/2014 à 13:52 :
Envoyons- leur Botul, il va leur trouver des solutions, genre bombardement de civils, infiltration de fanatiques islamistes pour envenimer la guerre civile etc.
Réponse de le 07/05/2014 à 15:42 :
Il est plus intelligent que la propagande poutinienne qui semble de plus en plus imbibée de vodka au fil de jours.
Réponse de le 07/05/2014 à 16:06 :
la propagande americaine est bien imbibée de whisky, mieux vaut un petit bordeaux à consommer avec modération .
Réponse de le 08/05/2014 à 22:06 :
Je n'ai pas écrit le commentaire de 15:32, mais quand vous voyez les autres contribution à ces heures, vous comprenez qui c'est ! L’Ukrainien anti Poutine de service...
a écrit le 07/05/2014 à 13:31 :
Petit retour en arrière. En juin 2013, les membres du gouvernement de Viktor Yanoukovitch s'étaient prononcés à l'unanimité pour la signature du traité de libre-échange avec l'UE. Cette position était cohérente avec le programme électoral du Parti des Régions, qui avait permis lors de la présidentielle de 2010 la victoire de Viktor Yanoukovitch face aux candidats "Pro-Européens" passablement divisés et décrédibilisés. Il y a moins d'un an, l'opinion ukrainienne était plus favorable à ce traité de libre-échange (40 %) qu'à l'Union Eurasiatique proposée par la Russie (25 %), et l’écart entre les deux projets se creusait. En juillet 2013, la Russie a fait pression sur l’Arménie pour qu’elle renonce à la signature du traité de libre-échange avec l’UE et qu’elle rejoigne l’Union Eurasiatique. La Russie a menacé de retirer sa protection à l’Arménie, qui est en position d’infériorité militaire face à l’Azerbaïdjan. Des manifestations ont eu lieu dans la capitale arménienne contre la volte-face du gouvernement, mais elles n’ont pas duré. En août 2013, les exportations ukrainiennes vers la Russie ont été bloquées sous divers prétextes, ce qui les a fait chuter de 20 %. Cela a accentué la crise de l’économie ukrainienne. En octobre, la volonté de Viktor Yanoukovitch de signer l’accord de libre-échange avec l’UE a paru de moins en moins ferme. Pourtant, ce traité avait déjà été paraphé, ce qui signifie que les négociations s’étaient achevées avec succès. Il ne manquait plus que la signature par le président ukrainien et les ambassadeurs de l’UE pour le Partenariat Oriental lors du sommet de Vilnius, puis la ratification par les parlements nationaux. Des manifestations ont commencé à Kiev avant le sommet de Vilnius, quand il est apparu que Viktor Yanoukovitch ne signerait pas. Les manifestants avaient déjà assisté à l’enrichissement hallucinant des proches du pouvoir pendant que la population s’appauvrissait, alors qu’on leur avait promis la prospérité et la lutte contre la corruption. Les libertés individuelles avaient été rognées depuis 2010. La réforme constitutionnelle de 2004, compromis issu de la Révolution Orange, avait été annulée, ce qui signifie que Viktor Yanoukovitch, une fois en poste, avait de nouveau augmenté les pouvoirs du président au détriment du parlement. Ce changement de constitution s’est fait de façon irrégulière. Au passage, le statut des langues a été modifié, ce qui a fragilisé l’équilibre datant de l’indépendance du pays en 1991. Au début, les manifestations de novembre 2013 sur la place de l’Indépendance à Kiev ressemblaient à celles des étudiants en octobre 1990, qui ont eu lieu exactement au même endroit. La différence, c’est que dans ce qui était encore l’URSS les étudiants n’avaient pas été roués de coups par les forces de l’ordre et ils avaient obtenu la démission du premier ministre Vitali Masol. Au lieu de blâmer l’UE ou de voir des complots de la CIA partout, il serait plus juste de reconnaître que la crise actuelle provient de la faiblesse du précédent gouvernement, qui a cédé aux pressions de la Russie. Les démocraties devraient apporter leur plein soutien au gouvernement de transition actuel, mis en place par un parlement élu, suite à la fuite d’un président criminel. La date de l’élection présidentielle anticipée a été fixée dans un délai de 3 mois, conformément à la constitution. La poursuite du processus électoral jusqu’à son terme contribuera à la résolution de la crise.
Réponse de le 07/05/2014 à 13:54 :
On sait depuis longtemps que ce sont les vainqueurs qui écrivent l'histoire mais comme l'oligarchie et les banksters de wall street n'ont pas encore gagné, je vous conseille d'attendre un peu ...
Réponse de le 07/05/2014 à 15:45 :
Bien vu et bon rappel historique Etonné. Cà change de la propagande poutinienne inexacte et mensongère.
a écrit le 07/05/2014 à 13:08 :
La guerre civile est déjà en place avec les combats aux armes lourdes contre les séparatistes à l’Est, avec le massacre d’Odessa. La question est plutôt si elle va se propager. Concernant les élections présidentielles il y a une bonne question : est-ce que tous les dirigeants actuels de l’Ukraine sont intéressés que les élections aient lieu ? Rien de moins sûr. Il y a au moins deux groupes au pouvoir pour lesquels cela ne représente aucun intérêt. Es-ce que les élections permettront de calmer la situation ? L’Est dans ce sens politique restera sous-représenté, la plupart des politiciens en Ukraine est discréditée, il y a une forte risque que même après les élections l’influence des nationalistes radicaux restera trop importante. Il y a encore une question : est-ce que tous les dirigeants ukrainiens veulent éviter la guerre civile ? Je commence à avoir des doutes. La gestion de l’Ukraine depuis la fin de février est catastrophique et clivante.
Réponse de le 07/05/2014 à 15:49 :
Les extrêmistes sont minoritaires. Par ailleurs les sondages donnent un centriste gagnant. Cà peut calmer le jeu au fil du temps si Poutine arrête d'agiter par derrière. On voit d'ailleurs qu'il ne soutient pas l'élection sous prétexte de chaos et pourtant les règles de l'élection du 25 mai sont conformes à la Constitution en Ukraine, alors qu'il le fait en Syrie où le chaos est pire.
Réponse de le 09/05/2014 à 23:45 :
Les extrémistes minoritaires où ? Parmi les membres du gouvernement actuel à Kiev ou par les troupes de nouvelles unités armées gouvernementales ? Concernant la Syrie, évidemment laisser le pouvoir aux jihadistes, cela aurait été bien mieux. P.S. Globalement je n’apprécie pas Mr. Poutine, mais les dirigeants actuels de l’Ukraine sont bien pires.
a écrit le 07/05/2014 à 12:45 :
Mais quelle partie de l'Ukraine demande le secours à l'Occident ?
Réponse de le 07/05/2014 à 13:55 :
Les nouveaux copains de Botul : pravy sektor et Svoboda ...
Réponse de le 07/05/2014 à 15:50 :
@ Jojo : La partie la plus raisonnable et démocratique.
Réponse de le 07/05/2014 à 16:25 :
Celle qui est défendue par notre Laurent Fabius national ? lol
Réponse de le 07/05/2014 à 17:28 :
Fabius, Botul, Fourest... Que des bons patriotes français ...
a écrit le 07/05/2014 à 12:18 :
Il va falloir attendre encore 3 semaines avant les élections, une éternité en période de combats. Combien de bavures vont attiser les haines, les morts entraînent toujours plus de sentiments de rejet et cela autant à l’Est qu’à l’Ouest de l’Ukraine. Parce que la haine se développe autant chez les «terroristes de l’Est»» que chez les «néo-nazi de l‘Ouest», et les terminologies utilisées ne cessent de fracturer les ukrainiens, autant que les morts,
La fédéralisation proposée par Moscou il y a déjà 50 jours et rejetée immédiatement par Kiev et dans la foulée par les pro-russes aurait été un moindre mal. Il aurait suffit de se mettre d’accord sur l’étendu du pouvoir des régions.
Réponse de le 07/05/2014 à 15:57 :
Il aurait surtout fallu que Poutine n'envahisse pas la Crimée, ne masse pas ses troupes aux frontières, ne fasse pas intervenir des agitateurs à l'Est et au Sud et soutienne des élections générales le 25 mai. Ce n'était toutefois pas ses buts.
Réponse de le 08/05/2014 à 22:23 :
Si mémé est tombé dans l'escalier à Kiev, vous connaissez tous le responsable !
a écrit le 07/05/2014 à 11:43 :
Une bonne guerre excite les americains, c'est de l'argent frais, l'Otan se fiche du sang verse. Regardez les superbes succes des guerres en Irak et Afghanistan. Les seules raisons de ces guerres etaient de gaver pendant des annees d'argent publique frais les entreprises du complexe militaro industriel. Sans guerre, ces entreprises deposent le bilan, or ce sont ces entreprises qui financent les campagnes politiques des elus americains.
Réponse de le 07/05/2014 à 16:01 :
La propagande poutinienne est totalement idiote car il suffit de voir le coût des guerres pour l'Amérique. De plus c'est oublier que la Russie est restée bien plus longtemps en Afghanistan et a occupé une grande partie de l'Europe près d'1 demi siècle.
Réponse de le 09/05/2014 à 0:04 :
Ukraine a surtout besoin de faire faillite ! Pays incapable de se gérer normalement, même les républiques bananières arrivent à de meilleurs résultats, c'est dire !
a écrit le 07/05/2014 à 11:25 :
L UKRAINE AEU BEAUCOUP DE MORT ACAUSSE DE L INTEREZ QUE PORTE A RUSIE SUR LEURS PAYS? IL ONT DROIT A PEUT DE PAIX EST LE VOTE DU 25MAI LE PROUVERAS ? ??
a écrit le 07/05/2014 à 11:10 :
"A travers ce conflit, c'est toute l'architecture de la sécurité de l'Europe qui pourrait être détruite" déclare le ministre allemand des affaires étrangères. Peut-être cette architecture, bâtie par l'Occident au moment où les Etats-Unis et l'Europe, profitant de l'extrême faiblesse de la Russie après 1991, se faisaient une concurrence effrénée pour asseoir leur influence sur l'Europe de l'est et le Caucase est-elle trop déséquilibrée ? Peut-être a-t-on laissé trop la main à des pays comme la Pologne qui utilisent cette architecture de la sécurité, qui les protège, pour régler sans fin leurs comptes ? Peut-être a-t-on trop voulu ignorer qu'à l'est, les frontières ont été tracées par des puissances étrangères, plaçant des populations hors de leur pays ? Peut-être cette architecture même porte-t-elle en elle des conflits futurs, qui commencent à éclater. Bosnie, Croatie, Kosovo, Transdnistrie, Abkhazie, Ossétie, et maintenant Ukraine, 7 guerres au cours de laquelle des peuples se battent parce qu'ils ne sont pas respectés dans les pays où l'histoire les a placés. Il faudrait peut-être revoir cette architecture, car il y encore bien des conflits qui couvent.
a écrit le 07/05/2014 à 10:53 :
En février, 3 mois avant les élections, le nouveau pouvoir de Kiev aurait pu envoyer des signes d'apaisement à une population de l'est, inquiète pour sa langue, sa culture, ses liens affectifs et économiques avec la Russie, et qui a eu l'impression qu'on venait de lui voler son précédent vote. L'UE aurait pu l'y encourager publiquement, prendre des contacts avec la Russie. Tout le contraire a été fait. Le parlement, sous la pression des milices nationalistes, a abrogé la loi donnant un statut spécial au russe. Depuis, Kiev refuse tout dialogue national, jouant l'internationalisation de la crise qui lui permet d'obtenir argent et soutien de l'Occident. L'Occident l'accompagne dans sa démarche belliqueuse. Qui pouvait croire que l'armée allait avoir un effet positif à l'est du pays ? Ces élections ont d'abord et torpillées par Kiev et l'UE, qui ont exacerbé le conflit intérieur. Le reste n'a fait que suivre une évolution logique et prévisible. Les ukrainophones ont tout à y gagner. Moins les russophones voteront, plus ils pourront se prévaloir d'une victoire "démocratique". Cette élection tronquée ne résoudra pas le problème, elle donnera plus d'assurance à un pouvoir dont le principal candidat est déjà peu enclin au dialogue.
a écrit le 07/05/2014 à 10:50 :
Que ceux qui on vendu aux ukrainiens l'attachement a l'Europe assurent le SAV..
Réponse de le 07/05/2014 à 16:14 :
Personne n'a vendu le rattachement à l'Europe qui n'était pas du tout prévu. Voir texte plus haut du pseudo "Etonné" qui résume bien la réalité.
Réponse de le 08/05/2014 à 8:24 :
Le troll UE essaye de faire croire qu'il est nombreux ...
a écrit le 07/05/2014 à 10:47 :
non non sans façons.
a écrit le 07/05/2014 à 10:41 :
Quand cet état voyou va rejoindre l'Europe, les européens vont souffrir
Réponse de le 07/05/2014 à 11:00 :
Croyez-vous vraiment que la Russie va rejoindre un jour l'Europe ?
Réponse de le 07/05/2014 à 14:32 :
ah je croyais que vous parliez des États-Unis....
Réponse de le 07/05/2014 à 16:17 :
L'Europe de l'Est s'est très bien développée avec l'Europe quand les pays rejoignant la Russie de Poutine étaient gérés par des maffieux, on en voit les résultats, comme après l'effondrement de l'Urss.
Réponse de le 07/05/2014 à 17:30 :
On le constate aussi avec le Kosovo, la Grèce avec 48% de la population au seuil de pauvreté, l'Espagne et ses 26 % de chômeurs ...

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